qui eut pu le croire ?

Reprise la semaine prochaine des Sublimes en répétition, au Centre National des Arts du Cirque. On a créé les Sublimes en janvier 2003. On a tourné ce spectacle pendant quatre ans. La création des Sublimes a eu lieu après « j’m’excuse » avec Kader Baraka et « Clown littéraire avec élastique » avec Martine Cendre. Cela fait quatorze ans déjà. Plus on vieillit, plus on a eu de vies. Pourtant les questions ontologiques restent toujours les mêmes.
Quant aux questions de société, on s’est rendu compte, en remontant les Sublimes que rien ne s’est arrangé. Les inégalités sociales ont augmenté. Ceux qu’on appelait à l’époque des exploités sont devenus des défavorisés, ce qui permet (au niveau du langage mais pas uniquement…) de disculper les tenants du pouvoir et de l’argent, en renvoyant la responsabilité du désespoir social sur le dos de la fatalité. La situation politique s’est nettement aggravée puisque aujourd’hui, les grandes puissances sont gouvernées par des populo-fascistes. Nous sommes dans des dictatures molles qui rappellent les configurations géo-politiques d’avant guerre.

Super Dessin est passé à l’école Lamandin (il peut gommer les méchants)

Que dire ? Que l’expo est du tonnerre ! Antoine, Marie et Anne (avec la collaboration d’Océane de la mairie de Loos en Gohelle) ont fabriqué avec les enfants de l’école Lamendin une fresque murale avec des photos recomposées des portraits des enfants. Ça vaut le détour, sur les murs extérieurs de l’école comme dans la cour de récréation. Tout le monde était réuni sur les coups de 17h pour participer au vernissage de l’exposition. On espère un peu de soleil ces jours-ci pour que la colle sèche et que le temps n’efface pas trop vite cette oeuvre éphémère. Les enfants qui ont participé à l’élaboration de ce travail ont lu un texte ( un de ces textes collés sur les murs), leur texte, un poème de super-héros.

Bientôt on prolongera cette expérience par la réalisation d’un Portrait du quartier de la cité 5 et au delà sur l’ensemble du quartier ouest de Loos en Gohelle. On en a profité pour prendre quelques contacts, hier, pendant le verre de l’amitié.

16h30 inauguration de l’expo des élèves de l’école Lamendin

On est reparti sur les chapeaux de roue. Jamais on ne s’arrête. On a pris un rythme de dingues. On est tout le temps sur le terrain, dès le matin, tôt. Ici et là. Et là-bas. De Loos en Gohelle à Calais, Paris, Avion, Wattrelos, Mons en Baroeul, Valenciennes, Châlons… On travaille dans une école ici. Là on est dans une usine. Là-bas on fait le Portrait d’un quartier. On est missionné par nous-mêmes pour être en action le plus possible. On ne pourra pas dire qu’on n’a pas compris qu’il fallait s’ouvrir au monde, saisir les mains tendues, tendre la main si on veut qu’un jour la vie change. Et pour rien au monde, on ne ferait les choses autrement. Même si on n’en finit pas de s’épuiser. Tous à l’école Lamendin de Loos en Gohelle à 16h30 pour l’inauguration de l’expo.

quand les hommes vivront d’amour…

Marie est à Evry pour revoir nos interventions à l’ESP (établissement de soins psychiatriques) d’Etampes, faire un bilan de notre première résidence. Demain on inaugure l’expo à l’école Lamendin de Loos en Gohelle. Les élèves ont travaillé avec Antoine (photographe), Marie et Anne et les oeuvres seront accrochées dès demain. On attend beaucoup de monde pour l’inauguration, à 16h30. Dès dimanche prochain, on retourne à Châlons en Champagne pour achever la reprise des Sublimes, qu’on jouera les 10 et 11 janviers 2017 au cirque (en dur) du Centre National des Arts du Cirque. La semaine dernière, après La redoute, nous sommes allés deux jours à Paris, pour une intervention à l’Ecole Supérieure des Arts Dramatiques de Paris. On a travaillé sur l’utopie. Et sur les réfugiés. Suzanne a déniché un très beau texte de Hannah Arent. Sur l’exil géographique et l’exil intérieur, le déracinement.

vers un monde égalitaire

Comme le temps passe vite ! Les deux représentations premières de « Qui redoute la Parole (acte 3) ? » ont déjà eu lieu, à Avion (62), mardi et mercredi dernier. Chaque soir, le spectacle a été suivi d’un long débat, d’un échange indispensable entre les spectateurs et les actrices et acteurs du spectacle. Nécessité de dire ce qu’il en est aujourd’hui de l’avenir des salariéEs et de l’entreprise. C’est typiquement le genre de spectacle qu’on ne peut arrêter au salut. Il faut discuter avec le public. Expliquer, raconter. Encore et Encore. Que les gens dans la salle fassent part de leur propre expérience. Qu’on réfléchisse à ce que l’avenir nous réserve, ouvriers-ères , intermittents-es du spectacle… Est-ce que la culture peut participer du changement du monde ? Si oui, de quelle manière ? Comment se rendre plus disponible, être davantage sur le terrain ? Sortir urgemment de l’entre-soi théâtral pour que les les réflexions et les luttes convergent !

On a vécu des moments d’intense complicité avec les Redoutables. On ne lâchera pas l’affaire. On a appris plein de choses sur le monde du travail. On a bien compris qu’on pouvait être heureux au travail si on est juste, intègre et qu’on prend en compte le bien être des gens aussi bien que l’efficacité de l’entreprise. Sinon à quoi ça sert tout ça ? A quoi ça sert d’enrichir une poignée de gens au détriment du bonheur de tous ? C’est bête, absurde, injuste, inhumain, infiniment violent et cruel. Et ça ne mène à rien de bon. On le sait bien. A de la violence, à l’insupportable.

Les murs ont bonne mine

Mardi verra la finalité de notre projet « Les murs ont bonne mine » avec le photographe Antoine Repeese.

Depuis novembre 2016, Antoine accompagné de Marie et anne travaille sur des portraits imaginaires avec la classe de Madame Marianski de l’école Lamendin.

A travers la photographie et l’écriture, ils ont dressé des portraits imaginaires, des portraits de super-héros, des portraits « mélangés » pour faire réfléchir les enfants à la question de l’identité, de la construction de son identité par le contact avec l’autre.

Voici quelques extraits et photos, un « avant-goût » du vernissage de l’expo qui aura lieu mardi à 16H30 à l’école Lamendin qui va voir ses murs extérieurs recouverts de photos géantes.

« Je n’ai peur de rien // J’ai un bouclier anti-tout et il est transparent // Je suis une fille et je suis forte, j’ai le pouvoir du feu // Je protège le monde entier //Je me lève très très tôt pour sauver les gens // Je peux manger des castors // J’aide les gens grâce à mon super pouvoir: je lance des rayons-laser à l’aide des pommes vertes…je suis super Pomme…

MERCI!

Notre projet autour de la Redoute a vu sa finalité mercredi soir après deux belles représentations à Avion.

Nous sommes très fiers d’avoir mené ce beau projet avec les ouvrièr-e-s de la Redoute depuis, maintenant, trois ans.

L’avenir nous dira si ce spectacle continuera à tourner. Nous le souhaitons si fort. Pour nous mais surtout pour eux qui ont eu le courage de monter sur scène pour prôner la solidarité, l’importance de défendre ses droits, l’importance de la lutte…

MERCI encore à tou-te-s celles et ceux qui ont permis que ce projet aboutisse.

And a happy new year…

Tous nos voeux de bonheur pour cette nouvelle année qui démarre et quoi de plus heureux pour nous que de la commencer avec la première de

QUI REDOUTE LA PAROLE (Acte 3)?

Production: les Tréteaux de France, Centre Dramatique National
Co-production: Culture Commune, Scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais au centre culturel Jean Ferrat / salle Aragon à Avion.

La Compagnie Hendrick Van der Zee veut rendre la parole aux ouvrièr(e)s de la Redoute, victimes d’un plan social. Ce sont eux qui nous racontent leur lutte. Place à leurs paroles !

La redoute a traversé le siècle de l’histoire du Nord. Elle a inventé une façon de vivre ensemble au travail en faisant confiance à un capital essentiel : ses ouvrièr(e)s et employé(e)s. Résultat à la fin du siècle : une marque connue dans le monde entier. On pourrait croire à un conte de fée, mais voilà que le rêve est devenu cauchemar… Un capitaine d’industrie est arrivé et bazarde l’entreprise pour un euro. Résultat : un plan social, des ouvriers sur le carreau, une lutte fratricide entre eux pour sauver leur entreprise. Un spectacle sincère et émouvant, fruit de leur résistance.

ESPACE CULTUREL JEAN FERRAT / SALLE LOUIS ARAGON / AVION

17 et 18 JANVIER / 20H

Renseignements et Réservations – Tél. : 03 21 79 44 89
Tarifs: 10 et 5 euros

photo: Bénédicte Alloing

Arno, to dance like a goose

Woke up in the morning /My dreams were real and wild/I open up my eyes and I found out I was a turtle/And my world turns upside down/Never tell the truth/Cause your word will taste like mud/I feel like a dog with a tad of lust/I’m chasing, chasing a ghost/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues/I confess I’m a mess/Please save me with your body/You’re body the fruit of love/The fruit I adore/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues/Better to dance like a goose/Then to swim in the blues.

Pour un dernier jour de l’an

C’est une bonne idée d’être allé jouer au Bookafé. Comme le dit Maggie, tous les ami-e-s étaient là. Une belle fête, un belle occasion de se revoir. Le Bookafé est un lieu magique. Quelle réussite !

Plein de belles initiatives ont vu le jour ces dernières années, dans le bassin minier qui peu à peu se relève d’un passé qui n’est pas passé. Faudrait que Le Louvre- Lens marche à plein et ça ferait un arc en ciel de plus dans le paysage minier. Il y a aujourd’hui plein d’endroits à visiter dans le secteur. Et des randonnées à parcourir qui empruntent les cavaliers (les anciennes voies de chemin de fer des mines). Partir pour une journée, aller faire un tour à Cambrin dans la réserve d’oiseaux, sur les passerelles aménagées, au dessus des marécages du Cambrinois et parcourir quelques kilomètres autour des terrils du 11/19. Prendre une boisson chaude et un gâteau au Bookafé. Aller au musée du Louvre et finir la soirée par un spectacle à Culture Commune ou au neuf/ neuf bis à Oignies, pour un concert de musique moderne.