Le jour des ‘Reine’ (le 7 septembre).

On n’est pas bien là ? Tout juste arrivés hier, on repart demain…
Mais on revient dès la fin du mois pour réaliser Le Portrait de Chalmazel-Jeansagière. En deux jours, on n’a pas chômé. On a rencontré beaucoup de monde. On est ravi de participer à ce vaste projet de réflexion avec les habitants du village sur la transformation possible du centre-bourg. L’idée au principe du projet est de faire en sorte que le centre-bourg et ses alentours connaissent un regain d’activités qui donnent envie aux jeunes d’ici et d’ailleurs, ainsi qu’aux gens de passage, de passer du temps au village et inciter les commerces à s’établir dans ce magnifique bourg.
Hier soir a eu lieu une réunion, imaginée comme un forum où chacun a pu prendre la parole et dire quelques mots sur la vie à Chalmazel-Jeansagière. Nous étions nombreux et l’ambiance était chaleureuse, comme une Veillée-Portrait qui déjà a trouvé son rythme de croisière. Il faut dire qu’Isabelle est constamment au travail. Guy claudique, il a un orteil dans le pâté.
De la réunion, on peut retenir mille choses, beaucoup de possibilités de rencontres et de construction. « La richesse du village, c’est ce qu’il y a dans la tête des gens » nous a dit un participant à cette discussion collective. C’est ça, c’est tout à fait ça !
On est ravi d’être associé au cœur de ce projet aux architectes, paysagistes, développeurs, photographes, médiateurs et urbanistes des collectifs Virage, ETNO, Fabriques, Pourquoi pas !? et NSandt.
Aujourd’hui est un jour de fête, celle du Patronage (qui renaît de ses cendres). Ce soir, il y a bal à la salle des fêtes. Demain des chars fleuris vont descendre la montagne. Le soir et la fraîcheur du soir tombent sur Chalmazel-Jeansagière. Isabelle continue à prendre des rendez vous pour le Portrait. Cet après-midi on a réalisé que le film-spectacle qu’on va faire avec et pour les habitants, est un poisson volant, une manière de sortir de chez soi, de prendre de la hauteur pour mieux se rendre compte de là où on vit. Et imaginer des conversions.

Chalmazel-Jeansagnière, veillée d’automne.

Nous arrivons dans le bourg de la station de sport d’hiver, en plein été, sous un très beau soleil et tout est vert. Pour la veillée, c’est à l’automne qu’on reviendra. On nous explique justement que Chalmazel-Jeansagnière est très marquée par la saisonnalité. Les temps forts pour le bourg ? Le printemps, l’été forcément, et, bien sûr, le mois de février pour le ski. L’automne, c’est la saison creuse, « mais, cette saison creuse, il faut la vivre aussi ». Et c’est justement dans cette belle saison creuse (on imagine déjà les couleurs de l’automne sur ces montages), que nous y serons pour rencontrer les gens qui vivent là.
Nous arrivons dans le bourg à 9h et nous sommes nombreux parce qu’en réalité on n’est pas là seulement pour préparer la veillée. À Chalmazel-Jeansagnière, la veillée fera partie d’un grand programme et l’affaire est de taille : « l’étude du centre-bourg » qui précédera des grandes transformations pour la commune. Ce 2 juillet, dans la grande salle de réunion, le maire, des élus et des collègues municipaux, accueillent des urbanistes, des architectes-vidéastes, des architectes-constructeurs, des architectes-enquêteurs (Virage), des gens du parc naturel régional Livradois-Forez, des accompagnateurs de pratiques artistiques (Superstrat), des coordinateurs d’actions culturelles (Loire-Forez) et aussi donc, des veilleurs (HVDZ). Chacun raconte comment il travaille. On imagine la suite. On cherche un langage commun. Assez vite, une date s’impose, le week-end du 6-7 septembre, pendant la fête patronale, pour proposer une réunion publique aux habitants et préparer avec eux nos résidences, les rencontres, les interviews.
Puis, c’est la visite guidée du bourg, l’occasion d’entendre des débuts d’histoires : la rivière qu’on va faire ressortir de terre, les restaurateurs qui déménageraient pour venir près de l’eau, les gens qui habitaient le château avant et ceux qui y habitent aujourd’hui, les gîtes, les écoliers des deux classes de l’élémentaire qui vont dans l’ancien collège puisque c’est leur centre de loisirs et leur cantine, le marché du mercredi, des grumiers qui doivent passer dans des petites rues, les maisons à vendre et celles qui sont à nouveau habitées, la maison où la cheminée fume (même si on est en plein été) puisque que c’est l’heure du repas et que le monsieur qui habite là a une cuisinière au bois.
À très bientôt. D’abord vendredi 6 septembre pour la réunion publique, puis pendant la résidence de la compagnie HVDZ (à partir du 26 septembre) et le vendredi 4 octobre pour les présentations du film-spectacle, dans la grande salle, tout en bas du bourg.