Journal de bord - Veillée # Guyancourt

Merci

Posté le 02/04/2009, 8:18 dans Veillée # Guyancourt | 1 Commentaire »

Merci à tous de nous avoir accueillis aussi chaleureusement. Nous n’avons qu’une hâte, revenir à Guyancourt. A la maison de quartier A. Renoir et à la Ferme de Bel Ebat. On en a longuement parlé avec toutes les personnes qui sont venues aux représentations de la veillée samedi 28 mars 2009 à 18H et à 21H. La dernière nuit à Guyancourt a été courte pour une bonne partie de l’équipe. On ne pouvait bien sûr pas s’en aller sans prendre le temps de discuter avec les gens jusqu’au bout de la nuit. Des Veillées. De Guyancourt. De la Ferme de Bel Ebat qui tiendrait son nom d’un seigneur, le seigneur de Belébasse ou des beaux ébats qui ont fait la célébrité de la Ferme. Nous avons passé quinze jours passionants et infiniment riches à Guyancourt. On est toujours à se demander ce à quoi pourrait bien servir ce qu’on fait. Pourquoi on fait ce qu’on fait. C’est quoi le sens de l’art, de la culture. C’est pourquoi on fait ces veillées. Pour essayer, tenter de trouver du sens avec les gens d’un quartier, d’une ville et mettre le théâtre, le cirque, la danse, la vidéo au service d’un échange avec les gens. Pour savoir. Pour comprendre.

adage

Posté le 28/03/2009, 11:13 dans Veillée # Guyancourt | Pas de commentaires »

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la bonne humeur

Posté le 28/03/2009, 11:11 dans Veillée # Guyancourt | Pas de commentaires »

On a envahi la Ferme de bel Ebat avec notre matériel, notre équipe au complet et notre bonne humeur. Le premier filage était long, le second pile poil. On s’y sent bien, à Bel Ebat. Les techniciens-magiciens, comme toujours, nous ont préparé un beau plateau. Quand on est arrivé tout était prêt. Bérénice s’est réappropriée le solo de Dorothée. Hervé et Iffra font un duo tout à la fin, sur le travelling. Il y a François qui s’entraîne à retenir les prénoms de tout le monde. Marie-Laure, de Black Blanc Beur, qui est venue aujourd’hui et revient demain.
On a mangé encore une fois à Courtepaille, c’est la dernière fois. Il y fait tellement chaud, près du feu, qu’on se croirait au far west.

le filage

Posté le 28/03/2009, 10:54 dans Veillée # Guyancourt | Pas de commentaires »

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il y a les livres à écrire

Posté le 26/03/2009, 18:22 dans Veillée # Guyancourt | Pas de commentaires »

Il y a les tracts que l’on distribue en dansant. Iffra fait ça. Il y a Martine qui l’imite et tout le monde aussi. Il y a Camille qui ne pourra pas être la doublure d’Isabelle Huppert.
Il y a le soleil qui a disparu de Guyancourt. Il y a une marée de foule. Une marée de gens. Il y a des gens pressés.
Il y a une grande respiration. Il y a le théâtre du Sable. Il y a Dorothée à Dubaï qui a fait un il y a. Un bel il y a.
Il y a le resto libanais, il y a les écoles Desnos Delaunay London. Il y a la diagonale, l’esplanade du RER. Il y a le vent. Il y a des regards froids. Il y a des gens qui prennent le temps de t’écouter et de te regarder danser.
Il y a des habitués, ceux qui font partie du décor, à la même heure. Il y a Iffra qui connaît le quartier.
Il y a Guy qui s’est mis à genoux. Il y a Martine qui a lu des textes. Il y a le mail des saules. Il y a la pluie.
Il y a Jérémie qui est resté au QG pour les montages. Il y a Sandrine qui doit nous apporter les textes et la lecture des textes qui approche.
Il y a la police municipale qui met des PV. Il y a quelqu’un qui entend c’est les enfants d’immigrés qui ont le plus dégusté, et qui dit : c’est moi et j’en ai bien bavé.
Il y a le dimanche, c’est quelque chose le dimanche à Guyancourt, c’est calme à un point…
Il y a la voiture de la ferme de Bel Ebat avec laquelle on a parcouru la ville. Et notre camion de location. Il y a Laurent, qui vient nous voir souvent, tous les jours. Il y a des chiens qui marchent sur les citations. Il y a du hip hop sans casquette et sans les bonnes baskets. Il y a Martine qui a légèrement égaré les clefs et qui les a retrouvées. Ouf. Il y a voisins-le-bretonneux. Il y a la batterie, comme des rois, comme des bons vins. Il y a Hervé et Camille qui sont allés en Egypte, et Camille qui s’est blessée. Il y a les livres à écrire.