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Un foule d’idées dans le réservoir de la création sur La Redoute

Ça carbure à Wattrelos. Soir après soir, on filme, on fait du théâtre, on prépare le spectacle, Qui redoute la parole ? acte 2. On commence à bien nous reconnaître dans le quartier. Tous les jours sur le coup de six heures, on nous voit débarquer à la maison pour tous de la Martinoire. Et le temps de poser les sacs, on embraye sur quelques heures de création. On a devant nous toute la semaine prochaine pour peaufiner le travail. Réaliser le montage. Et faire rouler le spectacle. Chaque jour les salariéEs et ex salariéEs de la Redoute sont au rendez-vous. Après leur journée de travail, qui pour certainEs, comme pour Fabrice commence à cinq heures du matin. La maison pour tous est un lieu idéal pour répéter. C’est une ancienne école primaire. Notre local donne sur la cour de récréation et un parc avec des arbres anciens. On fait un break pour le week end puisqu’on y est depuis samedi dernier non-stop. Marie est au bureau et prépare la prochaine saison qui, à première vue est bien remplie, tandis que Gilbert prépare le très prochain conseil d’administration. Hier après midi nous avons fait connaissance avec notre prochain artiste associé, qui comme Lucien cette année nous accompagnera toute l’année dans nos diverses activités et poursuivra sa recherche personnelle (musicale et théâtrale) qu’il consacre aux berceuses du monde entier. Qui redoute la parole ? (acte 2), en collaboration avec les Tréteaux, de France aura lieu à la boîte à musique de Wattrelos les 11 à 20h30 et 12 Juin à 17H. Ça va durer une heure. Pas plus, promis !

Mobilisation

Tous les soirs, on est à Wattrelos pour répéter. On est un peu pris par le temps. Deux heures, ça passe très vite. Cet après-midi, Didier et Marie interviennent à nouveau auprès des jeunes de la maison pour tous de la Martinoire. Rejoints en fin de journée par Martine et Guy. Hier répétition à gogo. Et filmage. En ce jour de grève et de mobilisation contre la loi travail, quand il devient de plus en plus dur de trouver de l’essence, on découvre tous les jours un peu plus, au travers de ce que connaissent et racontent les salariés et ex-salariés de la Redoute, avec lesquels on travaille tous les jours, les dégâts humains que provoquent les lois libérales, capitalistes que nos gouvernements adoptent depuis que la finance commande nos vies.

activités et création à la maison pour tous de la martinoire

Aujourd’hui, Martine, Didier et Marie sont allés à Wattrelos, à la M.P.T. , s’occuper des enfants dans l’après midi (atelier théâtre, danse, improvisation et écriture). Et ce soir tournage avec les gens de la Redoute pour le spectacle Qui redoute la parole 2 ? Demain, Guy, Didier et Marie seront là-bas. Gilbert est au bureau et Jérémie répète à Valenciennes avec Julien Gosselin.

Wattrelos, MPT, répétition de Qui redoute la parole 2 ?

Un nouveau soir de travail avec les salariéEs de la Redoute. Belle soirée. Reste encore bien du travail. Demain Marie, Didier et Martine font des interventions dans l’après-midi auprès des enfants de la maison pour tous de la Martinoire. Demain soir, rebelote comme tous les autres soirs des deux semaine à venir : répétition du spectacle. Didier et Martine feront des enregistrements. Des images pour le film spectacle des ouvrierEs de la Redoute. Le spectacle s’appelle Qui redoute la parole 2 ?. Ali est venu ce soir assister à la répétition. Ali est un redoutable, un militant très engagé dans la lutte contre ceux qui ont voulu la casse de la Redoute. Les comédienNEs étaient très impressionnéEs par sa présence. Il a donné quelques conseils d’interprétation, étant donné ce qu’il avait ressenti pendant le spectacle et au souvenir des moments forts de la lutte. Martine Leroux nous a rejoints et a pris sa place dans le spectacle avec beaucoup de facilités. C’est un plaisir de l’avoir avec nous.

LaRedouteÀROUBAIX

Reprise du travail avec les ouvrièrEs de la Redoute à Roubaix en collaboration avec les Tréteaux de France. Deux jours complets suivis de tous les soirs des deux semaines qui viennent. Avant les deux représentations le 11 juin à 20h et le 12 juin à 17h. On a abondamment travaillé hier et aujourd’hui. Le travail avait été savamment préparé par les différents collaborateurs de la troupe et les salariéEs et ex-salariéEs  de la Redoute qui participent à cette aventure. A tous les stades, la collecte de paroles, l’écriture, la logistique. 7 comédienNEs sont sur le plateau pour une heure de spectacle. Théâtre, danse, vidéo. Le spectacle est émouvant, grave mais ne manque pas de joie de vivre. Une belle place est laissée à la musique. De nombreuses chorégraphies rythment le spectacle et des chants et musique dansantes. Poings levés.

A rebours…

Voici le blog que nous avons écrit en avril suite à notre semaine intensive à la Maison d’Arrêt de Fleury Mérogis…

A rebours…Ce qui nous permet de nous dire encore comme cette expérience fut forte et au combien nous étions émus à la fin de cette aventure jeudi dernier au théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne.

Merci à l’Agora, à Cécilia et Marion du SPIP, et surtout à D, S, C, I, S et D. pour ces belles représentations.

14 avril, atelier arts plastiques…

Jérémie et Martine sont accueillis par Françoise qui anime l’atelier, chargée de sacs contenant tous les accessoires nécessaires au dessin et la peinture, nous attendons qu’une salle soit libérée afin d’accueillir une dizaine de participants. Nous en connaissons quelques uns, Dian-David, Couly, Ibrahima et d’autres que nous avons croisé dans les groupes ponctuels comme le cercle de lecture et la bibliothèque.

Le groupe est fluctuant, les présences aléatoires, comme dans toutes les activités, mais cette activité a son importance comme les autres.

On a travaillé sur l’art arborigène, à partir des portraits de Modigliani, par étape, d’abord au crayon puis de la couleur.

Il faut que les propositions les valorisent, leur offrent un centre d’intérêt qu’ils continueront ou non à exploiter. Dans l’instant le groupe, l’échange, le partage, l’écoute, l’observation, c’est ce qui est motivant pour tous.

On a travaillé sur le tatouage, ou en relation avec des expositions comme dernièrement le Douanier Rousseau. Ça prend ou pas, mais on essaie.

Ironman, Batman Superman ou les Simpson font partie de la famille.

Françoise nous montre les dessins des uns et des autres ainsi que les supports livres et documents pour les aider à franchir le pas du dessin et de la peinture.

L’u n d’entre eux dit que c’est difficile de faire appel à son imagination pure, ne pas copier ou recopier, ici tout est lisse, pas de relief, pas d’horizon, pas de couleur, tout est uni, pas de perspective. Je m’allonge dans ma cellule et je peins la fenêtre, c’est la seule perspective.

  1. aime le street art, avant il ne peignait pas, jamais. Nous parlons de Bansky de son dessin de Steeve Job sur les murs du pont qui conduit dans la jungle de Calais. « Tu peux faire passer plein de message par le street art », dit-il.

Entre le trait qui se dessine sur une toile, les couleurs qui remplissent les dessins, l’eau colorée qui coule sur le papier, nous entendons les rires de Couly et Dian-David.

Quelques photos pour les objets, quelque photos de groupe pour eux-mêmes et nous rentrons. A la prochaine, merci !

R2C

Nous rencontrons deux jeunes gens Jumo et Moha qui ont tous deux moins de 25 ans et qui ont donc pu bénéficier d’un programme de réinsertion en relation avec la mission locale . Chacun a donc choisi une orientation professionnelle, Moha voudrait donc passer les diplômes pour conduire des engins de chantier quant à Jumo, il voudrait s’orienter vers la vente, si c’est impossible il a prévu un plan B : devenir coursier . Ce dispositif est très exigeant et les participants doivent avoir un comportement exemplaire sous peine de se voir refuser l’accès à la formation qu’ils ont choisie. Ils expriment tous les 2 la difficulté de rester en contact avec le monde du travail parce que, bien entendu, ils n’ont pas internet en prison. Couly nous explique que c’est difficile de trouver un travail quand on sort de prison, qu’on est souvent en butte à la peur et aux préjugés des employeurs même si on est poli , bien habillé et qu’on s’exprime correctement . lls tombent d’accord pour dire que la seule solution est de jouer cartes sur table et d’annoncer qu’ils sortent de prison au risque de ne pas être pris. « Regagner la confiance est la seule solution » dit Couly .