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Il y a…

Au collège Monsigny il y a le chat d’Alice au CDI
Il y a la salle des pupitres qui n’est pas la salle de musique
Il y a la boîte à objets trouvés avec des clefs, que des clefs
Il y des chaussettes de noël jaunes avec des sapins verts
Il y a beaucoup de questions
Il y a de la buée dans les bus qui arrivent et repartent tous les jours
Il y a le café de Dominique tous les matins
Il y a une voiture mystérieuse sur le parking des autobus
Il y a des arbres qu’on plante au club de jardinage
Il y a la chorale qui se prépare
Il y a M. Descamps qui part et Mme Carré qui rentre dans le cercle
Il y a un chat noir qui passe tous les jours sur la piste de sprint
Il y a la Lys et la Lawe qui débordent
Il y a des villages romains dans tout le secteur
Il y a plein d’Antigone au CDI
Il y a Estragon qui se dispute avec Vladimir en 5ème A
Il y a que le monde est une scène de théâtre
Il y a des citations de grandes auteures sur la pelouse
Il y a des collines tout autour du collège
Il y a des phrases qui ne sont pas terminées
Il y a des coupures d’eau
Il y a Estelle, la professeur de français

La vie à Monsigny

Le collège de Monsigny est un petit établissement, 3 classes par niveaux, environ 300 élèves. Mais comme nous a dit Madame Courtois, qui est secrétaire mais qui fait aussi l’accueil, « ça va très vite, on a pas le temps de s’ennuyer ». Au service direction et administration elles sont 3, en plus de Mme Brichet, la principale.

Les élèves sont en cours entre 8h45 et 17h15, en perm ou au CDI avec Mme Lanscotte quand il n’y a pas cours, et au foyer quand on en fait pas notre QG. On a croisé dans la semaine des élèves qui balayaient les couloirs et le hall. On pensait que c’était une punition, « ah non non, plutôt que d’être en perm on peut faire ça aussi ». Et on a trouvé ça rudement sympa.

Il y aussi les agents de service à la cantine, que l’on voit tous les midis et qu’on croise parfois le matin, quand Dominique nous amène du café : c’est elle qui est là depuis le plus longtemps dans son équipe.

Il y a aussi Monsieur Tellier, c’est lui qui sait où trouver quelque chose quand on en a besoin et peut ouvrir toutes les portes. Il nous a dit que la vie était tranquille ici, c’était calme. Alors oui, quand les élèves sont 300 dans la cour, ça fait du bruit, mais c’est un bruit sympa.

On s’est rendu compte qu’en classe c’était pas toujours calme, et on se doute que les profs trouvent pas le bruit toujours sympa. Dans la classe il y a ceux qu’on entend et qu’on voit de suite, puis ceux qui sont plus discrets, mais la quasi-majorité a bien envie de participer à notre film. On a retenu plein de prénoms, peut-être pas tous, mais c’est toujours chouette de pouvoir dire « Bonjour Maëlle ou bonjour Maël » si l’on croise l’un ou l’une des trois Maëlle / Maël de la 3ème B. Il y aussi Zoé, Gabriel, Lilian, Gwenaël, Lou, Lilou, Tristan, Yanis, Lucas, Mathéo et Mathéo, Maureen, Anabelle et Anaëlle, Clovis, Léane, Kylliane, Eva, Elsa, Raphaël, Kiméo, Clara, Julien, Eglantine, Marie, Marie, Marie-Sarah, Faustine, Maëlys et Maëlys, Noam, Noam et Noah, Simon, Bryan, Ryan, Eva, Léa… et presque 270 autres, alors ça serait un peu long de tous les citer ici !

N’oubliez personne !toutes les invitations ont elles été distribuées pour la célébration ?

Pour la diffusion du film spectacle de l’Instantané du collège Monsigny de Fauquembergues, il faut installer la scène de samias prêtés par les services techniques de la commune de Fauquembergues. Le régisseur général doit installer les projecteurs et le vidéo projecteur grand standard vert de la compagnie qui fait des images de grande qualité dans tous les domaines des lumières magiques. La décision est prise de diffuser le film sur le mur blanc du fond du foyer. Il faut placer les chaises bleues pliantes, une soixantaine pour chaque représentation. Sans conteste, rajouter une représentation dans l’après-midi pour que tout le collège puisse voir le travail. Placer des grosses enceintes pour envoyer du bon son dans les sensibles oreilles de nos hôtes bienveillants. Installer les micros sur pied sur la scène pour les lecteurs (artistes de la compagnie et artistes du collège) qui lisent quelques pages du blog rédigées jour après jour avec la passion de l’écriture et de la découverte par les saltimbanques du groupe HVDZ. Il faut disposer des textes à l’avance pour s’habituer à les lire dans sa chambre pour être prêt le jour du spectacle. Considérer qu’on a très peu de temps, le dilater, l’étirer au maximum et le remplir de trente six mille travaux différents. Il faut garder en tête dans tous les cas la dead line pour chaque rendu qui permet aux collègues de poursuivre la fabrication du produit. Pour qu’on puisse au plus vite en finir et filer (faire des filages). Il faut savoir qu’on ne termine pas un film mais qu’on l’abandonne.

Bien tasser la terre pour ne pas laisser d’air sinon la racine peut sécher

Les artistes sont passés saluer les jardiniers au club de jardinage, avec grand bonheur et sous la bruine. Ils se sont cherchés vers 13H15, au CDI, dans la salle des pupitres, à la cantine, sous le porche, au foyer, dans la cour, sous le préau. Ils se sont trouvés à 13H30 à l’extérieur des cuisines. Les élèves ont planté des arbres avec leurs professeurs et les artistes les ont questionnés sur le monde et sur le collège. Les collégiens ont dit qu’il fallait remettre des arbres pour donner de la place à la nature et à la biodiversité, que c’était une question essentielle pour eux et elles, les adultes de demain parce que si on continue à voler aux animaux tous leurs espaces de vie, ils disparaîtront et les virus vont proliférer. Qui aurait pensé avant la pandémie que tout le monde serait tenu de porter un masque au jour d’aujourd’hui, pour tenter de contrer un virus dévastateur et mutant qui provient d’endroits qu’on a défrichés inutilement ?