Blog 20/01

Si ton oeil était plus aigu, tu verrais tout en mouvement

Bon ben ça avance, ça avance. A Bruxelles. Y a encore pas mal de boulot mais on est dans les temps. La création aura lieu mercredi 30 janvier 2019, à l’Esac de Bruxelles. Si ton oeil étai plus aigu, tu verrais tout en mouvement. Par ces temps de froid et d’humidité et de grippe, les organismes sont mis à dure épreuve. Il est difficile d’avoir tout le groupe d’étudiants en m^me temps pour le répétition. Et il y a les blessés. Mais ce sont les aléas du cirque. Cette semaine nous aurons deux collaborateurs en plus. Manu, qui s’occupe du son pour l’Esac et Bénédicte Hvdz qui nous rejoint dès lundi pour 4 jours. On a tout en tête en ce qui concerne la vidéo et tout le reste d’ailleurs mais il faudra résoudre mille problèmes techniques pour que ça tienne debout. Encore du travail en perspective. Nous ne disposons pas de micros HF pour toutes les interventions parlées (et ça tchache plutôt pas mal), alors on va user de subterfuges vidéos et sonores pour qu’on comprenne tout ce qui se dit. La contrainte crée l’invention.

Blog 16/01

Wulverdinghe / Premières au TANDEM à Arras

Hier, c’était la toute première représentation de Wulverdinghe, la nouvelle création de Lucien Fradin. Enfin, après des mois de recherches, des mois à en parler, à en discuter, à le préparer, à imaginer les lumières avec François Pavot, à faire la création sonore avec Aurore Magnier, la scénographie avec Philémon Vanorlé, à travailler le jeu d’acteur avec Didier Cousin, c’était là, devant nous, dans la salle Reybaz du théâtre d’Arras.

C’est doux, c’est intime, c’est touchant, c’est Lucien qui se livre à nous, qui nous parle de sa grand-mère, de la façon dont elle prend soin de lui et des autres. Qui nous parle de la sorcellerie de sa grand-mère, des sorcières d’aujourd’hui. Qui nous parle du mouvement LGBTQ, et de la façon dont on prend soin les un.e.s des autres.

Wulverdinghe au TANDEM c’est encore ce soir et demain, mais c’est déjà bien complet (après, qui c’est, hier des personnes ne sont pas venu.e.s, ça a libéré de la place pour d’autres, ça vaut le coup de tenter!)

Les prochaines ça sera au Théâtre de Poche d’Hédé-Bazougues (35) du 7 au 9 mars 2019, puis au Vivat à Armentières le 30 avril 2019. D’autres dates arrivent, on vous tiendra informé, c’est sûr!

illustration : Tom de Pékin

Blog 10/01

Les jeunes circassiens de Cirqu’Conflex nous racontent /1

J’aimais bien, mais c’était la première fois que j’allais à l’abattoir  et il faisait un peu froid. Sinon c’était chouette, mais j’avais des chaussures à roues donc je ne pouvais pas faire aucune  acrobatie (malheureusement)
ROSE,  Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

J’ai trouvé sa chouette, je me suis amuser, je n’aime pas trop les Acro portée, j’aime de la souplesse et de poirier.
LENA, Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

J’aimais bien le mini spectacle, les étudiants était gentille, ça faisait  bizarre se faire filmer aux abattoirs. J’ai trouvé ça très chouette mais je suis allé que le dernier jour, j’ai  pas pu profiter du reste mais sinon c’était génial
JEANNE, Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

Je n’ai pas trop aime l’acrobatie mais j’aimais le sortie c’est bien quand on fait des sortie, je préfère l’aérien que l’acrobatie et aussi le Multi cirque que l’acrobatie
ROUKAYA   Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

Bonjour, j’ai bien aimais quand on a créé le spectacle. Quand on a été filmé c’était un peu gênant mais bon. C’était chouette quand on a fait les saltos et les souplesses. Merci pour le conseil que vous avez donné. Au revoir
OLIVIA, Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

Salut, j’ai bien aimais quand on a créé le spectacle ! Quand on a été filmé c’était un peu bizarre !! j’ai aussi bien  aimais quand on a travaillé sur le trampoline en gros quand on a fait les saltos. Au Revoir

ELOISE, Participante Acrobatie Cirqu’Conflex

Blog 31/12

questionner le statu quo

Ma dernière contribution au blog était à propos du rôle des artistes dans la société. Depuis lors, j’ai lu un peu sur ce sujet. Ce que j’ai trouvé m’a donné quelques inspirations et des idées sur ce que peut être l’art, ou dans mon cas, le cirque.
L’art peut donner l’espace, la possibilité d’observer notre monde sans limite. Il peut critiquer et célébrer l’humanité. Il parle de la politique, de la vie, de la mort ou de ce que il faut. Il peut aussi simplement donner du bonheur aux gens. C’est quand même très important d’avoir cette force dans la société pour questionner le statu quo et nous sentir responsables pour nos actions.
C’est l’artiste qui décide à quoi sert son art. Et c’est cette liberté qui permet à l’artiste de jouer un rôle si important dans la société. Des choses très simples, comme une peinture d’une pomme, peuvent inspirer la révolution. L’art c’est un aspect fondamental de la société.
Dans notre projet, là, on parle de le relation entre l’ESAC et le quartier qui nous entoure, quel est le rôle d’un étudiant de cirque, sur quoi agit-il, dans le quartier d’Anderlecht ?
Patrick.

Blog 29/12

Devoirs de vacances

Sivia écrit à Guy et Guy lui répond.
1. Dans la scène/tableau 1: la possibilité de changer d’agrès.
L’intention dans ce tableau est la découverte de l’agrès, tout en sachant qu’ils savent faire des choses. Je suppose que tu veux voir aussi de la technique, leur technique. Je pense que c’est important aussi le travail sur les différentes hauteurs. On avait parlé aussi des interactions possibles entre eux. Il faudrait que chacun.e, même ceux et celles dont ça n’est la spécialité, puisse s’accrocher à l’agrès qu’il ou elle ne connaît pas et fasse une ou deux figures qui fonctionnent. Et puis on peut aussi imaginer que des agrès se mêlent, inventer des passages d’un agrès à un autre par deux personnes (ou plus) qui passent sans toucher terre d’un agrès à un autre (en s’aidant) par exemple comme on essaye de sauver quelqu’un.e (par exemple dans un immeuble en feu). Et que chacun.e puisse aussi dans cette séquence consacrer un peu de temps à son propre agrès.
2. Tu dois envoyer les videos à Cecilia, Patrick et à tous ceux qui ont des actions pendant la présence de la video, pour qu’ils puissent connaitre le texte, rebondir, réagir ou le suivre, pour la construction de leur solo. C’est la vidéo de Selvie, je demande à MARTINE de vous l’envoyer, ça fait un petit deux minutes. Cécilia et Patrick peuvent l’écouter et prendre le temps d’écrire tout ce qui dit Selvie et noter à quelques endroits, ils peuvent placer les figures et les mouvements. C’est la meilleure manière de trouver la correspondance entre Selvie et ce que font Patrick et Cécilia.
3. Dans les longs videos (les envoyer aussi aux étudiants) pour qu’ils puissent imaginer comment interagir avec la parole ou avec du mouvement, par rapport à ce qui se passe sur les images et ce qu’ils disent.Il s’agit de Hayat et Teresa. Je demande à Martine de raccourcir Teresa. Et on vous envoie les vidéo. On peut imaginer une conversation entre la vidéo qu’on peut stopper quand on veut et que l’un.e ou l’autre disent quelque chose qui rappelle ce qu’on a fait dans le quartier : puisqu’on se demande tant ce qu’on est allé faire dans le quartier. (Tant que j’y pense vous pouvez aller voir sur You Tube ce que fait le groupe GDRA (on est dans la même recherche). Tiens j’y pense, on pourrait reprendre une scène de Pina Bausch comme un clin d’oeil à cette très grande dame. J’imagine tout le monde assis sur des chaises devant l’écran, dos au public entrain de regarder les vidéos. Et il y aurait des interventions de l’un.e ou l’autre.
4. Merci d’envoyer les textes à tous les étudiants, les photocopies se perdent souvent, comme cela ils peuvent l’avoir dans leur ordinateurs. D’accord !
5. J’aurais besoin de savoir, sur quoi tu vas travailler la 1ère semaine des répétitions en janvier, pour établir un planning de travail chaque semaine et instaurer une dynamique de travail. Il ne faut pas oublier que ce sont des étudiants, beaucoup d’entre eux ne sont pas autonomes et il faut donner des directives.On va inventer les nouveaux collectifs, comme le radeau de la Méduse sur le cadre. Je pense que si on y met tout le monde, on y passera un après midi. Il faut je pense revoir les danses tous les jours. Pour changer les premières séquence on peut compter largement trois heures voire plus mais j’insiste, je suis sûr qu’il faut revoir les danses tous les jours dans le détail. Les textes c’est idem, il faut y passer une demie heure à trois quarts d’heure tous les jours. Faire au minimum tous les deux jours un filage, c’est comme ça qu’on intègre le tout et surtout les transitions, naturellement.

6. Je pense qu’il faut profiter de ce bel espace de travail qu’on a, pour travailler beaucoup plus en improvisation, en utilisant leur corps et agrès, c’est quand même leur force.
Toutes les images que tu peux avoir, de ce que tu cherches sont les bienvenues pour ce travail collectif. Aussi que tu puisses leur clarifier qu’est-ce qu’eux apportent de plus à ce qui est déjà montré sur la video. Une rencontre c’est cela de quoi ils ont besoin. Ok, je ne cesse d’y penser ; si on fait ce qu’on a dit, ce sera déjà pas mal. On en rajoutera s’il le faut, je ne manque pas de munitions.