Blog 21/09

C’est la grève contre la réforme inique du code du travail

Nous sommes en route mais il nous faut changer nos horaires puisque i y a la grêve. Nous arriverons demain à Capdenac, Demain à 9h du matin après avoir passé la nuit à Toulouse. Les trains régionaux sont pour beaucoup en grève aujourd’hui. Nous irons prendre un verre de vin rouge, ce soir, sur le place du Capitole à la santé de tous ceux qui résistent.

Blog 20/09

On prend le train

Capdenac dès demain soir, pour un Portrait, huit jours à temps plein dans les rues et les alentours de cette ville magnifique qui est un noeud ferroviaire pour tout le Sud Ouest du pays, comme Hazebrouck dans le nord. C’est un plaisir de retourner là-bas. Fred Sancère et toute l’équipe de l’association « Derrière le Hublot » nous avaient concocté, voici deux ans, une tournée aux petits oignons dans les villes et villages du secteur. Un souvenir inoubliable. C’était avec le spectacle La Brique qu’on jouera  la prochaine fois à Méricourt, la ville du terril bossu. Ville communiste qui développe une politique culturelle et sociale très riche. On a le souvenir d’une grande et belle Veillée en 2009 avant de partir au Brésil. On a hâte.

Blog 19/09

Blog 19/09

la ballade de l’été 75 (Charlélie Couture)

 

On a loué une maison, pas très loin d’Avignon
à un vieux Polonais qui cherchait une mine d’or,
il faisait bon dès l’aurore, à regarder le ciel
dans un fauteuil en toile,
et les poules imbéciles et le coq d’opéra,
quand le café était prêt, une fenêtre s’ouvrait,
et la mère bonne humeur commentait un de ses rêves
j’ai les pieds gelés mais je me souviens du mois d’août 75

Tu tissais un gilet comme un stage d’artisan en maillot de
bain du soir au matin
tes frangins faisaient des sprints à vélo sur une route
déserte,
on allait chercher du fromage de chèvre frais, dans la
ferme du haut
sur les chaises du jardin, le père barbu chauve pensait à
Picasso,
la piscine était loin, mais ça faisait du bien
quand on arrivait, quand on arrivait

On buvait du pastis comme si c’était de l’eau
tu voulais que je reste, tu voulais que je t’enlève
comme un premier amour
on jouait à la pétanque comme des amateurs,
mais y’à guère qu’un armateur pour cent mille navigateurs,
y a un seul conteur pour cent mille baratineurs,
j’ai des crampes dans le cou et les yeux qui me piquent,
mais je me souviens…

On écoutait le mistral souffler sur la plaine,
on faisait l’amour sur le toit en regardant les étoiles
y avait rien à gagner les journées passaient tout était
simple,
on ne croyait plus en rien, en rien d’autre qu’à l’instant,
et ça jouait de la musique sur tous les sentiments,
pas d’intrigues de village, pas d’ambition,
juste une manière de vivre,
une manière d’être, je me souviens

Mais il ne reste jamais rien de ce qui est vécu,
quelques grains oxydés sur de la paraffine
et des souvenirs idiots mais qui donnent un peu de lumière
les jours de pluie.

Blog 10/09

marcher dans les Flandres et rien d’autre, en évitant d’emmerder qui et quoi que ce soit

Les Flandres ont un charme fou. Cette plaine à perte du vue donne le goût d’y marcher. Prendre les sentiers, les petites routes, les chemins de terre. Il y a des ruisseaux partout. Des fermes isolées. Des bosquets plantés au milieu de n’importe où. Tout ce qu’on peut regretter, c’est que dans une semaine, ce soit l’ouverture de la chasse. Quelle mauvaise idée de se munir d’un fusil et de tuer  les faisans qui ne se sauvent qui si on s’en approche de quelques mètres. Ce sont pour la plupart des faisans d’élevage qui sont libérés pour satisfaire l’appétit sanguinaire des champions de la cartouche à plombs de la campagne flamande. C’est un véritable lobby. Et ils sont particulièrement agressifs. Je leur préfère tout de même les pêcheurs, le long du canal d’Aire bien que les poissons n’aient rien fait non plus pour qu’on leur tendent des pièges, à longueur de journée.