Blog 18/03

Mort aux riches

Sans les poètes qui voient l’invisible (G. Orwell, P.K. Dick), il est difficile de répondre aux questions de la vie. Les poètes appartiennent à la culture de la honte et du tragique. Ils appartiennent à ceux qui sont vraiment divins. Ils appartiennent à ce qu’on appelle les mystificateurs, les menteurs. Tragique, la honte du mortel, c’est qu’on ne sera jamais immortel.

Certains se prennent pour des dieux ou pour Napoléon, ceux qui sont infiniment riches et dominent notre monde ultralibéral. Ceux qui ont cru qu’ avec beaucoup d’argent, ils viendraient à bout de tout. Qui ont placé l’économie en première place des mythologies sacrées de notre monde moderne. En usant des poisons comme de remèdes (Serviers est typiquement celui qui se prend pour un dieu). En délaissant les hommes au profit de l’argent-roi. Peu importe les humbles qui meurent puisqu’ils se croient au dessus de tout ça. Et on se retrouve alors en guerre face à une ennemi invisible et l’hôpital n’en peut plus de manquer de moyens pour faire face à un virus (Némésis) qui nous rappelle brutalement qu’on a donné les moyens aux riches se s’enrichir toujours plus et aux hommes de bonne volonté, l’impossibilité de prendre soin des peuples.

Blog 09/03

COURTS-CIRCUITS Résidence de création 2020 / 2021

 

 

 

Guy Alloucherie entre en résidence pour une nouvelle création prévue au printemps 2021. Un court-circuit est une émotion qui entre en fusion avec une autre émotion, et tout s’enflamme. C’est l’étincelle qui met le feu !

COURTS-CIRCUITS c’est un banquet philosophique qui traverse les temps …

Sur fond musical,  Guy Alloucherie se raconte, nous livre des anecdotes, nous emmène dans son univers.  Il s’inspire pour cela  de son parcours professionnel, des rencontres autour des Veillées et Portraits et aussi du travail qu’il mène sur l’écologie et la biodiversité avec la chaîne des terrils. Il  commente, philosophe dans la mesure de ses moyens (sans en faire trop).

C’est l’histoire d’une compagnie et autres souvenirs …

Une première résidence de création qui commence demain à Culture Commune à Loos-en-Gohelle jusqu’au 20 mars !

Blog 20/02

Formation avec Nadège Prugnard & Guy Alloucherie : En-jeu majeur, l’acteur dans l’espace public

En juin 2019, Nadège Prugnard et Guy Alloucherie avaient animé une première formation à Avignon, autour de l’acteur dans l’espace public. L’aventure est reconduite, cette fois-ci à Marseille du 23 mars au 3 avril 2020 !
La Réplique et la FAI-AR s’associent à la Biennale des Écritures du Réel dans cette formation sur les enjeux de l’écriture, du jeu et de la direction d’acteurs dans l’espace public.
Ce stage se propose d’aborder l’acte théâtral par différents angles de réflexion et d’action : le corps, le mouvement, l’espace, la voix et l’improvisation. L’approche du jeu et de la mise en scène se veut résolument décloisonnée, portée par une écriture agitée par les secousses sociales, politiques et existentielles d’aujourd’hui.

L’ambition est d’outiller les artistes désireux d’incarner un texte impactant et engagé dans l’espace public à partir des états de présence et d’adresse de l’acteur. Favorisant un savoir-faire polyvalent, le travail s’appuie sur la rencontre des différentes disciplines des participants dont les propositions de mise en scène seront expérimentées dans l’espace public puis analysées


Du 23 mars au 3 avril 2020 à Marseille
Durée du stage : 
10 jours / 70 heures
Public concerné : comédiens ayant des droits à la formation disponibles auprès de l’AFDAS
Informations & inscription auprès de Joffrey : production@lareplique.org / 04 26 78 12 80
Date limite d’inscription : vendredi 28 février 2020

Plus d’informations sur le site de Réplique ainsi que sur l’évènement Facebook

 

Blog 02/12

« Plus jamais ça! » – 25 novembre 2019 à Douai

 

 

 

« Parler de ça parler de quoi!
Non! Mais qu’est-ce que vous croyez
que je vais m’offrir comme ça à la face du monde
non merci!
La peur est là à chaque pas
à chaque craquement de vie
oui j’ai peur
Il faut en déployer de l’énergie pour se battre contre ses démons
… allez respire, tranquille
T’as pas tout dit.
«… je n’ai plus rien de certitude qu’un cri
j’ai un rat dans l’estomac
j’ai la trachée qui brûle
le coeur qui se détache »

 

 

 

 

Ces mots, ces phrases, ces monologues ont résonné dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Douai le 25 novembre 2019.

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Et puis quoi encore!
4 ans plus tard sur le même plateau –  « Plus jamais ça!» le spectacle.

Christèle Marguerite Corinne Valérie Georgine depuis 2015 n’ont rien lâché, atelier après atelier, du besoin de parler de ce qu’elles ont subi, elles, femmes victimes de violences conjugales.

Elles reviennent de loin et elles sont debout là à projeter leurs textes et à danser même si les corps font mal, encore.

Fraternité, solidarité et nécessité absolue de dire, de témoigner pour se RE-CONSTRUIRE.

C’est avec Madame Bonnafé que se déroule la deuxième partie de la soirée. Psychologue, Brigitte Bonnafé, tous les jours depuis des années, écoute, accompagne les femmes victimes de violences conjugales et les enfants. Elle nous explique le processus de l’emprise, la répercussion sur les enfants, les solutions possibles, les points obscurs, l’impuissance parfois mais toujours l’espoir. L’espoir porté par l’écoute, la prise en charge des associations dont – Brisons le silence – , crée par le groupe de «plus jamais ça».
A 23h les échanges avec le public prennent fin, les lumières du plateau s’éteignent, le grand lustre de la salle s’allume, la salle se vide progressivement sans oublier les derniers «merci», les bribes de témoignages, les on se dit que nous devons toutes et tous continuer à nous battre, à écouter, à prendre ce temps là.

Blog 09/11

une route abandonnée avec des feuilles plein le paysage

On verra bien comment tout cela se déroule. Quelques jours sur la route et je saisirai un peu mieux ce qu’il en est. Y a une route, tu la prends qu’est ce ça coûte ? Un peu de courage, quoi ! Même s’il pleut et et qu’il fait froid. Je démarre lundi matin. A Tours. Le seul souvenir que j’ai de Tours, c’est d’y avoir passé une semaine. On a joué au Centre dramatique de Tours. Les Sublimes. Ça fait un moment déjà. C’était en janvier 2004 ou 2005. Martin s’y était rompu les ligaments croisés d’un genou. Il est allé se faire soigner au Canada. Et on l’a remplacé par Alex Fray. On a d’abord bossé avec Abdel et Mamoud puis Fred a repris sa place, avec Alex cette fois. Ça a marqué d’une certaine façon le début de la compagnie Un Loup Pour L’homme dont on connaît le succès qui s’en est suivi. Après Tours je traverserai une série de petites villes où je trouverai à chaque fois à manger et à boire. Pour de qui est du gîte, je ferai en fonction des lieux où je passerai mes nuits.