Blog 19/09

Dimanche figues, aussi

Chez les franciscains, il y avait un jardin potager. Chez Chemins-Bideak, c’est un jardin d’agrément. Peut-être témoin de l’ancien temps, dans la partie réservée aux pèlerin.e.s, un figuier nous présente ses fruits mûrs. « On peut ? Bien sûr ! » Le pas leste et la jambe alerte, Bénédicte prend de la hauteur.

Blog 19/09

Dimanche figuratif

20 secondes d’une photo-vidéo. Ça va, ça passe vite. Mais, parfois, au bout de dix secondes, le sourire sur les visages filmés s’efface un peu, les yeux cherchent si tout va bien de notre côté. Bénédicte rassure par son sourire.
« Merci beaucoup ! À vendredi ? »
« Non, on sera un peu plus loin sur le chemin »
« Bonne route alors ! ».

Blog 19/09

Kutzulu

Kutzulu, chanteur basque installé à St Palais qu’on a rencontré au cours de ce dimanche après-midi et qui nous a promenés dans son univers très personnel et magique. Retiré du monde depuis des années, il se consacre aux livres et au spiritisme. On fut d’abord reçu par un petit chat roux qui nous a conduits jusqu’à la maison du magicien. On a senti le fumet d’essences naturelles dont il dit que ce sont des dons de la nature dont les sorcier.ères connaissaient l’efficacité et qu’on a de nos jours négligés. On a voyagé tant qu’on a pu avec lui dans le présent à plusieurs dimensions. Ni passé, ni futur. Tout se conjugue au présent. Pour l’exercice de la citation qu’on propose à tout le monde dans le cadre des Veillées et des Portraits, il a choisi une phrase dans notre liste que personne n’a jamais choisie. Une vraie merveille : « le présent est indéfini, le passé n’a de réalité qu’en tant que souvenir présent, le futur n’a de réalité qu’en tant qu’espoir présent ».

Tandis que son chat, nommé Chador (tant il est vrai que les chats dorment énormément) voulait nous entraîner à jouer avec lui, Kutzulu nous a parlé des autres qu’il écoutait parler grâce à un patient travail de connexion télépathique et de télé transportation. Il échange avec son père décédé qui se joue de lui et possède son corps. L’effet nous a-t-il dit est très agréable. De toute façon, il est hors de question pour Kutzulu de voir les choses en noir. Il va vers la lumière. Il est habillé de blanc de la tête aux pieds. Il porte un Kway blanc (aussi en souvenir du dernier groupe qu’il a fondé où il chantait ses propres textes en français et en basque. Le groupe s’appelait Kway 731. Tous les musiciens portaient un Kway orange et pantalon violet). Il nous a parlé de personnes connectées avec qui il entretient des contacts. Il nous a trouvés connectés entre nous et avec le collectif des autres artistes qui font partie la compagnie. Quand nous nous sommes quittés, il nous a promis de venir à l’une des représentations de vendredi prochain soit à 18H30 ou à 21H.

Pour finir cet article, il faut savoir que Kutzulu est végétarien car il ne supporte pas qu’on tue les animaux. Il ne supporte pas les tests covid car ça fait mal. Il cultive son âme et son jardin. Il est venu s’installer à St Palais pour son jardin, il y est resté parce que ça pousse bien. Il y a devant chez lui un énorme potiron. De quoi faire une belle marmite de soupe. Quand on est monté dans la Jeep (on roule en Jeep blanche, la seule voiture disponible jeudi dernier au soir chez Rent a Car, quand on est arrivé au Pays Basque, à Bayonne) la voiture nous a prévenus de la présence de quelqu’un devant nous. On est vite descendu, de peur que Chador, qui nous avait pris en sympathie, nous barre la route, ayant deviné qu’on serait bien resté avec lui et le maître le reste du temps (sans passé ni futur). On a eu beau se coucher sous la voiture pour vérifier, rien ne nous retenait mécaniquement et biologiquement de partir. On a attendu que le signal s’éteigne et on a quitté la maison qui nous avez accueillis avec autant de magie positive.

Blog 19/09

ez naiz Cresus-en semea

Maumau nous a expliqué comment il était arrivé à St Palais. Il a longuement travaillé sur la côte du côté de Bayonne et de Biarritz, dans beaucoup de restaurants, jusqu’à ce qu’il ait envie de s’installer à son compte. Les occasions ne manquaient pas sur la côte mais il dit, Je ne suis pas le fils de Crésus. Les affaires qu’il avait dénichées étaient toutes hors de prix pour quelqu’un qui démarre. Alors il a cherché dans les terres et il a atterri ici à St Palais. La précédente propriétaire voulait vendre son établissement qui, à l’époque, s’appelait l’hôtel de France. Maumau dit qu’elle était à bout, qu’elle voulait arrêter vite. Cela l’a poussé à acheter cet établissement qui aujourd’hui s’appelle l’auberge du Foirail parce que Maumau voulait quelque chose de simple (comme une auberge doit l’être) et à la fois conviviale. « J’ai plus le physique d’un aubergiste que d’un restaurateur » ne croyez vous pas ? Et le Foirail a remplacé la France parce que ça correspondait davantage à l’esprit du pays. Partout où vous allez il y a des hôtels de France (il est vrai qu’à Lens, là d’où vient la compagnie, on trouve juste en face de la gare une hôtel millénaire qui porte ce nom). Maumau a laissé tombé ce qui concernait l’hôtel pour aménager à l’étage deux autres salles de restaurant. C’est là qu’on s’est vus ce matin autour d’un café gracieusement offert par le patron. Par ailleurs, c’est notre cantine puisqu’on y mange tous les midis. Le soir, on soupe dans les gîtes.

Blog 19/09

Dimanche, i’m singing in the (T)rain

Mourad cherchait des flaques où aller danser. Il y en avait de très belles avenues, près de la gare. La gare. Elle a l’air fermée. L’Internet nous a raconté qu’ « ouverte en 1889 par la Compagnie du Midi, elle a été électrifiée dans les années 1920 avec l’ensemble des lignes pyrénéennes. Fermée au service voyageurs en 1969,  exploitée pour les marchandises jusque vers 1989, la voie ferrée a été déclassée en 1991 et déferrée quelques années après. »