Blog 22/01

Aventi Populo

Conseil départemental à 14h30. A Arras. Revoir la convention pour ces prochaines années. Parler de nos actions qui font l’essence de la compagnie ; ici pour le coup, on pourrait presque dire que l’existence a précédé l’essence. On a tout changé dès qu’on on est arrivé sur le site minier du 11/19 à Loos en Gohelle (bien avant les premières Veillées) avec Isabelle Driouch et Chantal Lamarre de Culture Commune. On a, dès lors, confondu dans notre manière d’être et de faire du théâtre, la rencontre et la création avec et pour les gens et tout le reste. On a fabriqué un théâtre des gens pour dire combien on en avait marre de cette vie là et de ce théâtre-là, celui qu’on faisait jusque là, qui n’en avait rien à faire des gens. Quelque chose d’affreusement malsain qui nourrit un entre soi complètement destructeur, nihiliste. De toute manière aussi longtemps que les gens ne prendront pas leur destinée en main, rien ne changera vraiment. La répression s’accentuant de jour en jour, peut être que ça finira par barder et qu’on mettra en place une Europe comme une énorme ZAD. N’oublions pas, déjà, qu’à Nantes, on a gagné !

Blog 20/01

Un seul remède, s’il en est, aimer plus qu’on ne souffre

Avant hier, il y avait une réunion, à La Briqueterie de Vitry sur Seine, à l’initiative de la Drac Île de France (Mehdi et Laetitia) et de l’agence régionale de la Santé. Il y avait là celles et ceux qui ont participé à l’élaboration d’ oeuvres d’art, en co-construction avec des habitants, des personnels, des patients, des artistes, au sein d’hôpitaux sur tout le territoire. Il y avait aussi des responsables culturels et politiques de la région. La réunion avait lieu sous forme de bilan où chaque groupe qui représentait une action dans un hôpital, racontait son travail, son aventure (extraordinaire). Au résultat, humainement et artistiquement, ce sont des sacrées belles histoires qu’il faudrait renouveler à l’infini. Que du bonheur ! Ce que l’on n’a pu s’empêcher de faire remarquer. On a même proposé qu’on prenne le pouvoir et qu’avec tout le monde dans la société, on applique cette façon de travailler avec les autres, dans l’écoute, la co-construction, en prenant en compte les idées de chacun. Habiter artistiquement nos lieux de vie et la vie tout court.

Blog 19/01

les espaces intermédiaires

«  Si le lieu d’une ruine est périlleux, je frémis. Si je m’y promets le secret et la sécurité, je suis plus libre, plus seul, plus à moi, plus près de moi. C’est là que j’appelle mon ami. C’est là que je regrette mon amie. C’est là que nous jouirons de nous sans trouble, sans témoins, sans importuns, sans jaloux. C’est là que je sonde mon cœur. C’est là que j’interroge le sien, que je m’alarme et me rassure. De ce lieu, jusqu’aux habitants des villes, jusqu’aux demeures du tumulte, au séjour de l’intérêt des passions, des vices, des crimes, des préjugés, des erreurs, il y a loin. Si mon âme est prévenue d’un sentiment tendre, je m’y livrerai sans gêne. Si mon cœur est calme, je goûterai toute la douceur de son repos. Dans cet asile désert, solitaire et vaste, je n’entends rien, j’ai rompu avec tous les embarras de la vie. Personne ne me presse et ne m’écoute. Je puis me parler tout haut, m’affliger verser des larmes sans contrainte. » P. Handke

Blog 17/01