Blog 20/03

Les chemins du désir.

Tout commence au QG. Des va et vient tout le temps, des départs, des arrivées, des déposes de caméras, des prises de Rv, des ordis allumés sans cesse, des images qui sont déchargées, des instants qui sont dérushés…
C’est la base des Veilleurs d’HVDZ, à la maison du tourisme de Mondoubleau, c’est aussi le RV des Veilleurs d’ici, c’est le centre névralgique duquel s’organise tout cet arpentage.
Et les voilà qui partent, en équipe, petits groupes, parfois seuls, pour une interview, un atelier, des images dans les champs alentours, des voitures, des vélos, des gens à pied…
C’est un travail de fourmi qui commence là. Petit à petit, on apprend, découverte après découverte tout ce qu’il peut se passer par chez nous, autour de nos maisons, pas bien loin, juste à côté.
C’est monumental, comment feront-ils pour arriver à rencontrer tous ceux qui le veulent, tous ceux qui le peuvent…
Ils font de leur mieux, ils parcourent, ils disent oui, ils travaillent, ils sillonnent.
Il paraît qu’on appelle les chemins dessinés par l’homme ou l’animal en dehors des sentiers balisés les chemins du désir.
Ces Veilleurs dessineront ici et là leurs chemins du désir, entre Mondoubleau, Cormenon et Couëtron au Perche, entre les maisons des habitants curieux de cette Veillée.
Sophia, veilleuse d’ici.

Blog 20/03

L’école de Souday : En classe, on dessine avec Anne Brouillard.

Hier, nous étions à l’école de Souday. Une école de trois classes : une pour les élèves de maternelle et deux pour les élèves d’élémentaire. Nous avons rencontrés les élèves de la classe de Chloé Almy, les plus grands de l’école (CE2, CM1 et CM2). Cette après-midi-là, c’est la suite de leur atelier avec Anne Brouillard, auteure et illustratrice d’albums jeunesse, invitée dans la région par Fanny Mazeaud (le club lecture de l’Échalier). Les élèves font chacun leur album, une histoire racontée en images, sans texte. Ils ont déjà fait le premier dessin, puis le dernier dessin de l’histoire. Quand on arrive il sont en train de faire la grande illustration centrale de leur album. On les interrompt pour leur demander de répondre à des questions devant la caméra, ce sera une séquence du film-spectacle. Jules, Jules, Charly, Gabin, Bérénice, Pascaline, Leeroy, Corentin, Colin, Océane, nous rapportent l’histoire que raconte leur livre, et ils réfléchissent et improvisent en direct un titre de leur album.
«  Voyage en Polynésie »
«  Une journée à Souday »
« L’animal de compagnie »
« La journée à l’école »
« Les vacances infernales »
« La famille qui sport ».

Blog 20/03

L’école de Souday : À la cantine de Jacqueline, c’est meilleur qu’à la maison.

À l’école de Souday, il y a la cantine, une cantine mythique, une cantine qui fait rêver. C’est une cantine associative dont on nous a beaucoup parlé avant même qu’on sache aller à Souday. Jacqueline se présente : « je suis cantinière à l’école de Souday ». Elle cuisine sur place évidemment, elle cuisine tout, de l’entrée au dessert, elle fait ses menus, ses courses. Et les fruits et les légumes qu’elle cuisine, c’est aussi des dons de potagers des parents, de potagers des anciens élèves. Et ça devient un plaisir de manger à la cantine. Jacqueline aime que les enfants découvrent des choses, c’est un jeu, une éducation aussi. Sa récompense : entendre les enfants demander des recettes pour les rapporter à la maison pour qu’on puisse leur refaire le plat ou le dessert qu’ils ont mangé à la cantine. La cuisine est devenue une passion pour Jacqueline qui cherche toujours de nouvelles recettes. Et la semaine du goût est devenue un prétexte pour s’amuser encore un peu plus : «  une année, on avait fait une couleur par jour : un repas vert, un repas blanc, un repas rouge, un repas orange… On avait pousser le bouchon un peu loin parce qu’on avait même demandé aux enfants de s’habiller dans la couleur du jour ».

Blog 20/03

Ici ça veille les bébés. 

Cette après-midi nous sommes partis caméra sur l’épaule interviewer une habitante sur pilotis (une maison fabriquée avec deux roulottes et une grande terrasse posée sur des pilotis « comme à Tahiti »). Alors que sa maman se raconte, je conte à son bébé – et au mien – la veillée, en chanson s’il vous plaît. Leurs grands yeux me regardent, leurs oreilles frétillent et je pense alors que j’aime veiller sur eux.
Manon, veilleuse d’ici.

 

Blog 20/03

Les Veilleurs d’ici.

Cette Veillée a un goût tout particulier ici dans le Perche car en plus de l’équipe de Veilleurs d’HVDZ, une horde de Veilleurs issus du territoire grossissent les rangs !
Les organisateurs : l’Echalier et le Cheptel Aleïkoum ont convié une quarantaine d’habitants il y a quelques mois à prendre part d’une manière toute particulière à cette Veillée.
Une quinzaine ont fini par répondre présent et ont accepté de donner un peu de leur temps et de leur énergie à découvrir ce rôle sensible et complexe qu’est le veilleur en action !
Alors voilà qu’avec HVDZ, vous verrez peut être un voisin, une connaissance ou un ami qui viendra à votre rencontre pour vous interviewer avec eux, vous proposer une danse ou une chanson, vous demander de raconter votre activité, votre association, votre entreprise…
Vous les croiserez peut être à vos portes car ils iront aussi se frotter au « porte à porte » pour vous raconter ce projet et vous inviter à venir !
Ils seront aussi un précieux renfort pour raconter ce qu’ils perçoivent, voient, et vivent dans cette aventure de rencontres et d’échanges.
Du coup, certains de leurs récits apparaîtront ici sur le blog : ce seront les paroles des Veilleurs d’ici !
Merci à vous chers Veilleurs d’ici !!!