Le premier texte « vivre ensemble : concepts et méchancetés »

(…)
– Après, en général on vit ensemble avec des gens qu’on aime bien. Donc on partage les mêmes choses.
– On peut aussi partager le minimum syndical avec les gens.
– C’est quoi votre minimum syndical à chacun.
– Moi, c’est la politesse.
– On cherche le minimum syndical avec les gens qu’on aime pas notamment.
– Etre respecté.
– C’est ce que j’allais dire.
– Être sympathique.
– Respecter la vie privée. L’intimité ? Oui l’intimité.
– Pas juger la différence.
– Ça c’est vrai ça, la différence.
– La tolérance.
– La réciprocité.
– Et le reste du minimum syndical ?
(…)
– Méchanceté… Y a des gens des fois trop méchants dans leur propos, tout ce qu’ils font. Vous avez déjà été méchant avec quelqu’un ?
– Moi j’avais passé une mauvaise journée, j’ai dit à mon frère de dégager parce que j’avais pas envie de le voir alors qu’il avait rien fait.
– J’ai été méchant, je jouais au foot avec des amis, je faisais toujours la passe avec un ami mais lui me faisait jamais la passe alors après le match, à la sortie, je lui ai pété le nez.
(…)

d’octobre à avril

Mardi 16 avril, c’est le retour à Lille.
La première semaine au Grand Bleu avec les 12 jeunes de « Close to Me – Lille », ça avait été en octobre. C’est déjà loin, on a l’impression que certains ont grandi depuis, c’est fou.
Rose, Zacharie, Pierre-Yves, Aurélien, Louise, Florentine, Sacha, Emmal, Mohammed, Houry, Oumar, Rokia.
La première matinée de cette nouvelle semaine, c’est à la table, pour retrouver les textes écrits en octobre, pour distribuer les séquences, pour imaginer ce que va être le spectacle dans 4 jours.
Bienvenue à CLOSE TO ME, dans la grande salle du Grand Bleu à Lille, vendredi 19 avril 19 à 19h.

Pourquoi c’est pas possible de vivre ensemble.

« Il y aura toujours du racisme, de l’homophobie et des guerres. Parce qu’on ne peut pas aimer tout le monde. Et il y en a qui se croient parfaits et qui s’en prennent aux plus faibles. »
« Il y aura toujours des personnes contre les noirs, les homosexuels, parce que ça existe depuis toujours, mais comme il y en a toujours eu, du coup, c’est pas aujourd’hui que ça pourrait changer. »
« On ne peut pas changer les personnes qui pensent comme ça, c’est transmis par les parents. C’est les liens avec les amitiés qui peuvent aider à se remettre en questions pour éviter que les parents transmettent le racisme ou l’homophobie. »