Actualité
Christian Bobin
Il faut que la vie nous arrache le coeur, sinon ça n’est pas la vie.
NO BORDER! GO!
Omron
Ah le théâtre ! Le théâtre ! On ouvrait grand la bouche et on hurlait. On a fait ça pendant des années comme un gimmick, une façon de clore la conversation.
Jour 11 CLOSE TO ME…
Avant-dernière journée CLOSE TO ME à Compiègne. Le groupe d’adolescentes (et oui, on a eu que des filles cette fois-ci) est hyper créatif et enthousiaste.
Ce matin, on a réalisé un clip autour de la superbe chanson BORDERS de M.I.A. ça va tout déchirer sur le plateau, on a hâte d’être en février…
Cet après-midi, le joyeux petit groupe est allé rencontrer au coeur du Clos des Roses au centre social une bande de jeunes dynamiques ainsi que des animateurs motivés.
Bref, encore une belle journée.
Les jeunes tiennent le blog de leur projet. Vous pouvez le retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous:
Nous démarrons demain les répétitions et ce, pour les quelques semaines à venir.
aller Anfang ist schwer
Dans une journée et demi, on sera dans le bain de No border. Réuni.e.s à la Fabrique, sur la Base 11/19 de Loos en Gohelle. Et l’autre partie de l’équipe sera au Grand bleu, à Lille pour un premier set de Close to me. Dimanche on se prépare pour être bien en forme lundi matin. Musculation, endurance. Courses à travers les bois. Piscine. Alimentation riche en protéines. Méditation. Concentration. Étirements. Sieste. Ping pong . Punching ball. Douche froide, spa, douche chaude, hammam. Vocalises. Yoga. Marche norvégienne. Longe côte. Aviron. Massage. Pépins de pamplemousse. Amandes. Boisson énergisante. Caféine. Théine. Fruits secs. Pushing up. Danse contemporaine. Danse traditionnelle auvergnate. Fitness center. Trottinette mécanique. Trampoline. Barre fixe. Maca. Chants polyphoniques corses. Valse à l’envers. Guitare. Manger léger. Saut à l’élastique. Tirs au but. Escalade des terrils du 11/19 en courant.
Chacun.e a reçu sa feuille de route
On rentre dans le vif du sujet dès la semaine prochaine ; une moitié de l’équipe répétera à Loos en Gohelle, à la Fabrique tandis qu’une autre partie entame Close to me, avec des ados de Lille, pour un premier spectacle en fin de semaine. On a du pain sur la planche. Ces prochaines semaines sont infiniment denses, de Lille à Compiègne, Loos en Gohelle et Bruxelles. On vous dira quoi, au fur et à mesure. En tous cas, on ne va pas s’ennuyer. Gilbert, notre administrateur a intégré le groupe des experts de la région, au titre du Synavi, syndicat des compagnies. On nous a plusieurs fois proposé d’adhérer au Syndeac, le syndicat des grosses boutiques de la culture mais nous nous y sentions à côté de nos pompes. Nos problématiques sont très différentes, et par là-même, nos budgets. Nadège P., l’auteure et interprète de No Border nous rejoindra la semaine prochaine, car elle est tenue de rester à Montluçon. Elle a signé un engagement d’écriture avec un autre établissement pendant toute la première semaine de répétition de No Boder. Alors on va danser du matin au soir avec Pascaline et Johannes.
Où sont les communistes ?
Donc hier, on a refait le petit spectacle autour de No Border (on a une superbe affiche pour le spectacle, une marguerite prise dans un filet). Nous étions à Liévin, hier matin. Quand nous sommes arrivés, Christophe avait déjà tout installé. Tout cela avait lieu dans une petite salle au square du Petit Condé, à côté du café où l’on se donnait rendez-vous avec Kader, quand on écrivait J’m’excuse (ch’bistrot, y est toudis là. Que d’souvenirs !).
Nous étions invités par un centre de formation. Nous avons donc présenté le petit film de l’école des Arts d’Avignon et s’en est suivie une lecture d’extraits du texte de No Border de Nadège Prugnard. Les gens ont ensuite pris la parole, pour nous remercier d’être venus. Ils et elles nous ont promis qu’ils et elles viendraient voir le spectacle. Ensuite nous avons dialogué. On a parlé d’injustice et d’égalité. . Pour certain.e.s le changement passerait par la prise de pouvoir de Marine Le Pen et ses alliés européens. Par la fermeture des frontières et le retour au franc.
Pour contrecarrer ces propos, on a dit qu’on devait être solidaire, que la misère qui touchaient les gens dans la région comme les réfugiés du bout du monde avaient les mêmes causes, l’individualisme et le pouvoir de l’argent. Il est de notre intérêt de nous unir pour combattre une société qui nous rabaissent en permanence, réfugiés d’ici et de là-bas. Lutter pour l’égalité, pour de vrai. Tous ensemble. Pourquoi un pays aussi riche que le nôtre ou l’Europe tout entière n’étaient ils pas en mesure de répartir égalitairement les richesses pour que chacun puisse profiter correctement de la vie. Trop d’injustice crée de la violence et le rejet de l’autre.
On ne lâchera rien, bien sûr. Mais comment s’en sortir quand l’histoire semble vouloir se répéter dans ses heures les plus sombres. Que faire ?






