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jeudi matin de la première semaine de Veillée à St Médard en Jalles

Véronique Thomas est directrice de l’école de danse. Ce matin Flora et Jérémie parcourent les rues de St Médard. Didier et Martine ont vu Véronique Thomas qui dirige l’école de danse de St Médard et la directrice de l’école de musique. Cet après midi, c’est l’arrivée des danseuses, Mathilde, Dorothée et Camille. Clarisse qui chante nous rejoint ce soir. Cet après midi on joue serré comme on dit puisqu’à 14h on est au loto des Dynamic’s seniors et à la maternelle village expo avec les danseuses, rue Théophile Gauthier. Ensuite on enchaîne trois ou quatre interviews-entretiens avant d’aller au stade pour l’entrainement de rugby, et au country danse en début de soirée. Hier on a raté Côté Pain, un des célèbres commerçants de la ville devant le collège François Mauriac. On passe ce soir de la salle polyvalente Corbiac à la salle Jacques Brel où sont exposés toutes les coupes remportées par le Réveil Gajacais au cours de ses sorties lors des différents carnavals de la région et d’ailleurs. Jérémie a prévu des interventions dans la nuit avec les danseuses et Clarisse.

Josette et Josette

En porte à porte, on a rencontré Josette et Josette. D’abord la première Josette, 81 ans, qui bêchait son jardin et donnait des directives pour la taille des fruitiers. Elle a dit Bon ! alors !qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? et puis elle a posé pour un portrait sur le pas de sa porte. Elle a raconté ensuite que ses parents étaient maraîchers à Gajac, et son mari était menuisier. Elle a dit qu’il y avait autrefois beaucoup de maraîchers, et puis des blanchisseuses. A Gajac, ça s’est beaucoup construit. Les champs se sont transformés en maisons. Elle dit encore mon village pour parler de ce qui est devenu un quartier de Saint Médard.
Elle a dit je vais vous emmener chez Josette. Elle a des moutons. Il n’y a pas si longtemps, elle avait encore des vaches.
On traverse quelques rues – ici c’était une blanchisseuse, ici, vous voyez, ils ont construit si près de la maison du voisin qu’il vont avoir du mal à faire les enduits, ici c’était le jardin de mon père – et puis on arrive chez la seconde Josette, qui accepte de poser devant sa porte. On visite le terrain, on rencontre les trois moutons et la quinzaine de poules. Un vrai coin de calme et de campagne dans la ville. Josette et Josette nous montrent leur bancs, où elles s’assoient au calme et au soleil. Elles disent On se met là, sur notre banc, et c’est le paradis, c’est Nice !

fin d' après midi, mercredi

Anne Laure, Didier et Renaud ont rencontré Mr Huc et Mr Dumont à la cafétéria du Carré des Jalles. Pour parler du rugby. Mr Dumont est originaire de Gajac. Tout petit il allait sur un terrain qui servait de pacage. Il fallait enlever les bouses avant de jouer. Ils font partie de l’asso des anciens joueurs. Quand l’un d’entre eux est malade, ils vont le soutenir. Le rugby c’est l’amitié, le groupe. Tout seul sur un terrain on est rien, dans la vie c’ est pareil. Mr Huc a passé dix ans au Gabon. Ingénieur agricole. Les joueurs de rugby de St Médard, on les appelle les poudriers.Il n’y pas de féminine dans le club de Gajac.

les métiers

On a rencontré Mme Garcia qui s’occupe du patrimoine à St Médard. On a appris plein de choses sur l’histoire de St Médard en Jalles. Sur les anciens métiers exposés au musée municipal du patrimoine qu’on ira visiter dans les jours à venir. Les visites sont organisées sur rendez vous auprès de l’association du patrimoine. Les blanchisseuses, les vignerons, les résiniers  qui recueillaient la résine des arbres, les bergers (sur échasses), les agriculteurs, les poudriers composaient la majeure partie des habitants de St Médard. On faisait du vin à St Médard. Des crus bourgeois nous dit Mme Garcia. On a demandé ce que c’est qu’un cru bourgeois. C’est un vin intermédiaire, entre le vin de table et le vin distingué. Les blanchisseuses lavaient le linge des bordelais.  Mme Garcia nous a offert un petit livre sur les blanchisseuses de St Médard. Le lundi matin, sur la route empierrée de St Médard en Jalles à Bordeaux, dès l’aube s’étirait une interminable procession de charrettes de linge… Souvent travaillant individuellement, les blanchisseuses ne souscrivaient à aucune assurance et n’adhéraient à aucun syndicat pouvant les conseiller ou les aider. Lors d’un litige elles n’avaient aucune chance d’obtenir réparation du préjudice commis… On doit rencontrer dans quelques jours Simone Bernardas qui était blanchisseuse à St Médard.

le caviste

Quand ces messieurs arrivent, armés le plus souvent de poches en plastique ou de bouteilles d’eau minérale à 1,5l, parfois équipés  de cubis vieillissants, Thierry le caviste n’a pas besoin d’entendre la moindre requête de ses clients entrants. Il les connaît par cœur. On ne lui fait pas le coup de « Monsieur je voudrais » à Thierry ! Vingt-deux ans qu’il officie sous les robinetteries vaillantes de son vin livré en vrac. Lors de notre entrevue avec le caviste, pas une fois nous n’avons entendu le chaland posé sa doléance comme n’importe quel quidam le ferait en pareille circonstance. Thierry sait ce que son client veut ! Et c’est toujours la même chose. 1 litre de Merlot à 1,95€   pour Monsieur Roger, un cubi de 3 litres de Rosé pour Joseph, deux litres de VDT à 1,45€  à Simon l’ex Monsieur Entretien de la CAPE. Pendant notre entrevue qui a duré 50 minutes, une bonne dizaine de voitures se sont garées sur les passages cloutés devant la cave de Thierry… Ce dernier s’est arraché à son tabouret et à notre caméra pour distiller ses ordonnances sans préavis. Chapeau !

mercredi matin de la première semaine de Veillée de St Médard en Jalles

On est allé ce matin au centre de loisirs de l’école Montaigne pour faire des portraits vidéo des enfants. Martine a rencontré une dame qui milite à l’amicale laïque dans le quartier de Gajac. Didier et Flora ont rencontré une personne d’un syndicat de propriétaires, au Carré des Jalles. Jérémie et Flora sont repartis faire du porte à porte dans le centre ville pour les pas de portes. Didier fait le tour de cafés pour demander aux gens s’ils vont souvent au Carré des Jalles. Flora profite du porte à porte de Jérémie pour demander aux gens de lui montrer un objet qui représente leur culture, qui est important pour eux. Ce midi on retourne à la cantine municipale. On y distribuera nos tracts et nos invitations. Pour que les gens sachent ce qu’on fait à St Médard. Qu’à l’initiative du Carré des Jalles, avec la compagnie de Renaud Cojo, on réalise des interventions artistiques dans la ville. Pour faire avec les habitants de St Médard un portrait en creux de St Médard. Un prolongement de l’exposition qui a lieu au Carré des Jalles, face à face.

Asco

L’association Asco est un centre de loisir amené à devenir, sans doute très bientôt, un centre social. On a été reçu par une animatrice qui nous a parlé de l’engagement de l’Asco : construire des projets AVEC les jeunes, pas POUR eux, ne pas être seulement un lieu de consommation de loisir, ne pas donner du prêt-à-consommer, mais s’engager ensemble. Mener des actions citoyennes, solidaires.
L’Asco revendique l’héritage des mouvements d’éducation populaire et attend avec impatience l’agrément qui leur donnera les moyens d’élargir leurs actions, de s’adresser non seulement aux jeunes mais aussi à toute la population de l’ouest saint médardais.
L’animatrice nous dit : Si la CAF étudie la possibilité que nous devenions Centre Social, c’est parce que les chiffres ne mentent pas. Il y a de plus en plus de pauvreté, même si, en apparence, Saint Médard garde son image de ville aisée. Ici, la pauvreté ne se montre pas. Ici, beaucoup de travail nous attend.