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Sandy et Paulo

Ce matin, nous avons retrouvé Sandy et Paulo dans leur brasserie, juste à côté du 11/19.
Déjà un an s’est écoulé depuis notre dernière rencontre. Selon Paulo, rien n’a changé. Il épluche toujours ses 5 kilos de patates pour les frites fraîches. Saudade encore, mais pourtant il nous parle de sa nouvelle clientèle. Les joies d’une certaine complicité qu’il entretient avec elle.
Nous partageons un café. Il nous montre les rénovations apportées à la brasserie. Il a fait les travaux lui-même, de ses propres mains.

Six

Six ans de Veillée. Non, déjà? Six ans! Six ans de Veillée. Combien? Six ans! Tu te rends compte!  Hier on est allé manger chez Sandy et Paulo. C’était plein. Ce midi on est à la Fabrique. A la Fabrique il y a la chorégraphe Nathalie Cornille  qui répète. La place du 11/19 est magnifique. Elle est toute pavée. Et ils ont créé des petits espaces verts. Et un potager collectif. Pour l’instant il n’y a qu’un pied de cornichons. Il y a une nouvelle grille futuriste en fer forgé.  On a donné un tract invitation à un habitant de la place Lorraine hier après midi. Il nous a dit que maintenant, il allait tous les soirs  se promener sur la place du 11/19 avec son chien. Six ans déjà!

Curie toujours

Ce matin, on est retourné au collège Curie. On se dit que ça fait quatre, cinq, combien de fois qu’on revient là ? On se dit que c’est notre collège. On est accueilli comme toujours par Monsieur Fresko, qui dit voilà une nouvelle année qui commence…
On a fait Godot dans une classe de cinquième. Guy a joué Vladimir pour la première fois. Didier n’a pas pu être là sur cette veillée. C’est étrange de faire Godot sans lui. Guy dit que c’est épuisant, que Didier – qui fait parfois six interventions Godot dans la journée – est sacrément courageux.
Et puis Jérémie a fait des portraits, et aussi il a essayé une nouvelle action. Une photo de classe en vidéo, où l’on voit le préau vide, puis les élèves s’installer, puis poser pour la photo, puis s’éparpiller.
Le collège Curie, c’est notre collège, où on se sent bien, où on est toujours bien accueillis, où on peut essayer de nouvelles choses.

décaler

On est encore à la recherche d’un dialogue. Un dialogue qu’on pourrait faire jouer aux gens, comme En attendant Godot, mais un autre. On avait essayé Danil Harms, l’année dernière. On avait fait aussi Pierrot le fou. On se dit qu’on pourrait continuer avec du Bergman. Faire réinterpréter une scène de Scène de la vie conjugale à des enfants de sixième, par exemple. Proposer aux enfants de dire des mots d’adultes. Se demander ce que deviendront ces mots d’adultes dans la bouche des enfants. Essayer un décalage.

Les terrils.

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Il y a 6 ans tout juste, on faisait notre toute première veillée. Et une des premières images qu’on avait faites, c’était une montée d’un des deux terrils du 11/19 en courant. Alors aujourd’hui on s’est dit qu’on pourrait repartir du même endroit. On a donc filmé notre ascension de l’autre terril. Un plan-séquence de 10 minutes. Parce que la matière de ce quartier est inépuisable. Mais qu’il y a quand même des incontournables.

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plein sud

On est allé rencontrer l’association Plein Sud, à la maison de quartier Pignon, à Saint Albert. C’était convivial. Il y avait Chouquette. On l’avait rencontrée à l’atelier cuisine, et elle avait participé au tournage du film, en décembre dernier, pendant la veillée Poétique du réel.
On a laissé glisser la conversation là où elle allait. Elle allait vers les souvenirs d’enfance, les jeux qui se jouaient ici, dans les corons. Glisser sur les pentes des terrils sur des couvercles de récipients en métal. Des couvercl’ed bouilleusse. Et puis al’guisse’, avec les garçons, et le bout de bois partait dans les carreaux. Et les billes. Et au docteur, mais on pensait pas à mal.
Et puis taper aux portes : un, deux, trois – buquer al’porte – et partir en courant. Ça va un dimanche ou deux, mais le dimanche suivant, les gens étaient là, à attendre à la porte !