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la bêtise au pouvoir

Premier jour de stage. Super accueil de Culture Commune. On a travaillé aujourd’hui principalement sur les présentations. On avait demandé à chacun de présenter quelque chose de son univers artistique. Toutes les propositions ont été bluffantes. On n’en a pas fini avec cela. Encore quatre personnes demain matin. En fin de semaine, on fera deux groupes, on ira dans deux camps de migrants différents pour donner des coups de main. Nathalie des Chantiers Nomades est restée toute la journée avec nous. Elle s’en va demain matin à l’aube, à Paris. Elle a un rendez vous au ministère de la Culture. Elle doit palier à la décision de L.Wauquiez, président de la région Rohne-Alpes et Auvergne, de supprimer la subvention de la région aux Chantiers Nomades. Si une solution n’est pas trouvée, Nathalie est très très inquiète pour l’avenir des Chantiers Nomades. L. Waulquiez avait promis avant son élection qu’il couperait les vivres aux associations de saltimbanques. Le pire, c’est qu’il tient promesse. Pauvre hère !

Aller ANfang ist schwer

On démarre demain à l’aube un stage afdass, formation permanente pour les intermittents du spectacle coordonnée par les chantiers nomades. Une quinzaine de participant-e-s se présenteront dès demain sur le 11/19. Les Chantiers Nomades et Marie ont pris les choses en main depuis des mois pour que tout se passe bien. On ira, sans doute en fin de semaine, à la rencontre des migrants dans un camp du département puisqu’il en existe plusieurs le long de l’autoroute A26, dite autoroute des anglais. Et on donnera un coup de main aux bénévoles des associations, par la même occasion, pendant quelques heures. Mais avant de rencontrer les hommes et les femmes en marche, il faut mettre le stage en route. Faire connaissance et partager l’objet de notre recherche et fixer les axes de la formation. Le stage dure deux semaines. Il démarre demain et prendra fin vendredi, à la fin de la semaine prochaine. Comme à chaque fois, avant qu’on entame une nouvelle aventure, on est à la fois inquiet et angoissé. On a besoin d’être rassuré. Il faut que chacun y trouve son compte. Dans le recherche, dans la formation, dans le jeu et l’écriture. Dans la rencontre.

prolonger la recherche

Entre deux feux. A peine fini le stage avec l’Esad, nous entamons un autre chantier avec les Chantiers Nomades, pour une quinzaine de jours au 11/19 à Loos en Gohelle. Christophe (notre régisseur) nous a prévenus, il faudra qu’on fasse très attention. Les salariés de Culture Commune aspirent à de la tranquillité. Ils ont beaucoup et bien travaillé cette saison et nous devons prendre soin d’eux. Nous n’y manquerons pas. Tous les stagiaires vont arriver ce dimanche et lundi. On va continuer le travail sur les migrants, dans la droite ligne de ce que nous avons fait à l’Esad. Recherche et formation. C’est la raison d’être des Chantiers Nomades, dans tous les domaines de l’art vivant. Cinéma, danse, théâtre, cirque. On se pose la question du devenir des migrants après le Brexit  (on sait qu’en période de crise, ce sont les plus démunis qui en souffrent le plus).

Deux jours de repos avant le stage des Chantiers Nomades

Retour de Paris après la présentation à l’Esad du travail sur les migrants à la suite de plusieurs semaines de résidence de Nadège P. à Calais. Tout s’est bien passé. Un public d’une quinzaine de personnes était présent pour assister au spectacle. Pour la plupart des enseignants de l’école et des artistes liés de près ou de loin aux protagonistes de l’aventure. Des captations vidéos (on a oublié de brancher le son sur une des caméras) ont été réalisées. Ce matin, on a fait le bilan et demandé aux étudiants de s’auto-évaluer pour les résultats de fin d’année à l’école. Tout s’est passé avec beaucoup d’intelligence, d’intérêt et d’enthousiasme. Et puis on est tous allés au bistrot prendre le pot de l’amitié et une assiette de fromage et une autre de charcuterie. On a déjeuné puis on a mis le cap au nord. Un eurostar (qui relie Paris à Londres) est tombé en panne sur la voie des TGV nord. On a rejoint Arras avec vingt minutes de retard.

DAns Paris, à chaque coin de rue, on croise des policiers et des soldats lourdement armés

On a fait un filage. Ça dure un peu moins d’une heure et quart. Incroyable qu’on est tenu notre durée prévue et annoncée. On montre tout ça demain à 16h. C’est un casse tête. On serait bien allé à la manifestation contre la loi travail. Mais c’est impossible de combiner les deux.

On a discuté avec les étudiants sur l’intérêt du théâtre dans notre société, sur l’interdiction de la manif, sur le parcours limité du défilé des manifestants… Tout le monde dit que c’est pure hérésie que de vouloir limiter le droit de manifester à quelques rues. On s’est dit que le gouvernement voulait sauver la face en autorisant la manifestation à demi mot. Quelle chose étrange que cet exécutif qui fait la sourde oreille aux revendications de ceux qui ont, en partie, voté pour lui. François Hollande est un président qui s’est renié ; il dénonçait la finance comme son principal ennemi et il n’a de cesse d’encourager et de favoriser, par les lois que proposent son gouvernement, un système tourné vers la finance plutôt que d’aider les travailleurs à vivre mieux.

Ça déménage

On l’a vendu à une heure et quinze minutes, alors il ne faut pas que la présentation des travaux des Première Année de l’Esad à Paris soit plus longue que prévue. Il nous reste demain et après-demain pour y travailler. Tout repasser en revue ce qu’on a mis bout à bout jusque là. C’est très fourni. On aura besoin d’y injecter des respirations. Les étudiants donnent le meilleur d’eux-mêmes. On a à faire à un très bon groupe. L’expérience continuera l’année prochaine. Sur plusieurs temps répartis sur la saison 2016/2017. On travaille sur les textes et les documents de Nadège P., qu’elle a réunis tout au long de plusieurs semaines passées à Calais, auprès des migrants.