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le Gardien

Rencontre avec le gardien de l’université de droit. Il habite au détour d’un couloir, entre salles de cours et bureaux administratifs. Pas depuis très longtemps. Arrivé en avril seulement. Content de son travail et content d’habiter là, même si, parfois, les vies privée et professionnelle se mélangent. Il est content d’habiter là aussi parce que la taille de son appartement est correcte pour lui, sa femme et ses trois enfants, et qu’il n’aurait pas eu les moyens d’en louer un de cette taille là dans les environs. Les prix du centre ville sont tellement chers. Il dit qu’on le confond souvent avec les étudiants, parce qu’il est jeune, tout juste vingt cinq ans. Il dit que le campus, arboré et aéré, est magique, et tellement calme pendant le week-end et les vacances. Et puis le reste du temps, il y a plein d’activités à portée de main, sportives, culturelles, et tout, mais il n’a pas trop le temps d’en profiter. Et puis il dit que ce qui manque, ce serait une crèche. Faut dire qu’il a trois enfants et qu’il est aussi anciennement puériculteur, alors ces questions de la petite enfance lui tiennent à cœur.

au téléphone, Maggie

Rendez-vous téléphonique avec Maggie. C’est Maggie et Olivier, et Sandrine, qui préparent tout. Quand on arrive dans une ville, dans un quartier, dans un nouvel endroit, on a déjà tout ce qu’il faut, des contacts et des rendez-vous, des plans, des explications. Feuille de route, réservations hôtel et train et repas, et tout. Le bureau d’HVDZ travaille en étroite collaboration avec les équipes qui nous accueillent, ici, avec le TU. On est chouchoutés. Un jour, Maggie a dit, c’est bizarre de connaître ces villes sans y aller, de connaître les gens et les lieux en ne les rencontrant que par téléphone. A chaque veillée, une ou deux personnes du bureau nous rejoignent pour les jours de spectacle. Maggie a dit, en voyant le film, c’est drôle de mettre des visages sur ces voix, et de les rencontrer par le biais du film, a posteriori.

Tertre et Nord

On est arrivé à Nantes hier soir et ce matin au TU. Théâtre Universitaire – Scène de recherche et de création contemporaine.
On est drôlement bien accueilli par une équipe nombreuse. On a un QG géant. Une salle de répétition avec un parquet, un coin salon, et une grande table. On a déjà envahi le tout avec notre barda, nos ordinateurs et autres caméras.
On a regardé les plans. On interviendra sur le campus Tertre et sur le quartier Nantes-nord.
Didier repère sur les plans – avec l’aide précieuse de Stéphanie – les lieux de nos interventions.
Jérémie est arrivé la semaine dernière, avec Olivier, pour préparer une exposition de Pas-de-Couloir qui seront imprimés et affichés sur le campus à partir de vendredi.
Les danseurs et les acrobates nous rejoignent lundi. Il y aura Dorothée et Camille. Il y aura Cynthia, avec qui on avait travaillé pour la veillée de Jardim Pantanal, Sao Paulo, Brésil, il y a un peu plus d’un an, déjà. On est drôlement contents de la revoir. Il y aura aussi Matthieu, qui est circassien, qui fait du mât chinois, et qui est un collègue de Marion, Marion qui était venue faire avec nous la veillée de Lomme. Il y aura, enfin, Yasmin, qui est danseur hip hop, qui est d’ici, que l’on va rencontrer.
Il y a un sacré paquet de rendez-vous et d’activités, on commence dès cet après-midi.

merci!

Merci infiniment à tous les habitants du quartier de La Délivrance et du Marais à Lomme et à tous les autres. C’était un vrai bonheur d’être à Lomme pendant tout ce temps. Merci à la maison Folie Beaulieu! Comme on l’a dit précédemment on aurait envie de passer sa vie là. On serait résidents mais cette fois des vrais résidents. Il faudrait habiter les quartiers pour mieux y travailler. Merci aux habitants avec qui et pour qui les veillées existent. On a vraiment beaucoup de chance de faire ça. Rencontrer pour parler et puis proposer, analyser, construire. Se réunir. Refaire le monde. Créer des lieux de démocratie directe. C’est qu’on s’est dit à Lomme, faire une veillée comme une oeuvre de démocratie directe. Mille mercis à tous! Chaque veillée est unique. Vraiment…