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générations de veilleurs
Hier soir, Didier et Martine ont interviewé le veilleur de la cité universitaire. Qui a raconté des bouts d’histoire du veilleur précédent. Ce veilleur de nuit qui n’avait pas fait d’études, mais qui au contact des étudiants, s’est nourri. Il écoutait France Culture toute la nuit. Il avait fait un projet de film. Un jour, les deux veilleurs se sont croisés à la gare.
– Où tu vas ?
– A une conférence d’Edgar Morin, à Angers.
Ce matin, Jérémie a revu une jeune fille, une étudiante de première année, qu’on avait rencontré l’année dernière, en classe de terminale littéraire, alors qu’on faisait les instantanés de la Cité Scolaire de Saint Nazaire. On se souvient bien d’elle, une comédienne en devenir, qui jouait, interprétait différemment chacune des réponses aux quatre questions, et avec qui on avait bien ri.
la finesse des couleurs d'Alice
c'est l'automne, c'est dire
Les couleurs étonnantes d’Alice Millat. Parce que quand on passe on se dit que c’est gris, mais si on y regarde de plus près, c’est pas gris, c’est gris coloré, ça brille, moiré, par transparence ou par reflet. Rose pâle ou rouge doux, jaune, bleu, vert. C’est beau. Promenade qui va vers les cités U, pour voir. En descendant de Launay Violette quelle surprise, petit village petit bout de chapelle, peut être, et ce grand parc immense et ces arbres si beaux. Et en prime, c’est l’automne, c’est dire.
Tram Passe
au fil des projets, la citoyenneté
Fédération Léo Lagrange. Education populaire. Quartiers Nantes-nord. Mission de s’occuper d’accompagner les projets de jeunes. 16-25 ans. Tous types de projets dont une grande partie à connotation culturelle. Danse. Se produire dans le quartier, inviter plein d’autres troupes et faire un festival. Ou alors un échange de hip hop avec le Sénégal. L’occasion de faire une éducation à la citoyenneté au fil des projets et des besoins des jeunes.
nos propres médias !
sauver
Avec F. Gendron on a parlé de l’accès à la culture dans les quartiers. On a parlé de culture populaire et d’éducation populaire. Il mène plein d’actions sur son quartier pour amener les gens à être citoyen et accéder à la culture par l’intermédiaire du théâtre. Il a répondu à la proposition du TU de travailler ensemble. Il a emmené des dizaines de personnes voir cent spectacles sur quatre ans. C’est une association, centre socio culturel Petite Sensive. La bagarre, c’est d’emmener les gens au théâtre. Là où les gens n’iraient pas naturellement parce qu’on se dit que c’est pas pour soi. Ils vont à la danse, à l’opéra ; ça regroupe des gens de classes moyennes, des gens qui sont dans une grande précarité. Les gens se mélangent pour aller au théâtre. Il a travaillé avec un artiste pour créer un jardin avec une bombe à graines. Il pulvérisait des graines pour que l’herbe pousse sur un mur. Un mur séparait une cité en deux au nord de Nantes. Bombarder des graines sur le mur pour que le mur se recouvre de graines et d’arbustes. Ils ont recréé de la communication entre le deux parties séparées du quartier. Créer une action artistique qui permette une réflexion et des rêves collectifs. F.Gendron a plein d’idées. Il veut faire un musée avec les objets des gens. Quand des gens déménagent il met dans une vitrine des objets des gens qui s’en vont pour laisser des traces, marquer la vie d’une empreinte. Comme pour sauver quelque chose d’une vie qui s’en va. Comme à la fin du livre Les Années d’Annie Ernaux.
restez couchés ou réveillez vous !
B.B
On est dans la salle de répétition du TU. Installés là depuis ce matin. A côté dans la grande salle de spectacle une troupe de théâtre répète Baal de Bertolt Brecht. Lui qui disait celui qui lutte peut perdre mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu. Le TU a organisé une rencontre ce midi entre les acteurs des différentes équipes qui travaillent ces jours ci dans le lieu. Les salariés du TU, la troupe de Baal et nous. Baal sera présenté la semaine prochaine les 11, 12 et 13 octobre 2010. Didier a posé la question de ce qu’on comptait faire le 12 puisque c’est la grève contre la réforme des retraites. On ira manifester, c’est sûr. Enfin qui le veut bien, évidemment. Jérémie et Olivier ont fait des images dans les couloirs de l’université la semaine dernière. Qu’on appelle des pas de couloir. Ces images seront exposées dès la fin de semaine sur les murs des différents bâtiments du campus. On se disait combien on reconnaît sur les photos s’il s’agit d’étudiants en lettres en droit ou de l’IUT. Partout sur la faculté il y a des appels à la mobilisation et aux A.G. Sur un tableau il est écrit, étudiante à 20 ans, chômeur à 25 et précaire à 67 ans avec en fond la photo d’une jeune fille.






