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Artistes et société

Au début de cette première partie de la création, je n’avais pas une idée claire de ce qu’étaient les objectifs pour ces deux semaines. Mais maintenant qu’on a presque fini cette partie, je suis arrivé à comprendre qu’en fait c’était une rencontre entre nous et le quartier.
Par rapport à ça, je crois que on est arrivé à mieux comprendre c’est quoi le lien de l’ESAC (nous) et le quartier que nous entoure. Moi, personnellement je pense que grâce à ces 10 jours, j’ai commencé à penser plus à mon rôle, comme artiste du cirque, par rapport au quartier. L’expérience m’a fait remarquer qu’il ne faut pas que nous nous considérions à part, séparés de l’endroit dans lequel nous faisons notre “art”, parce que parfois je crois que nous, comme artistes du cirque, pensons que nous sommes dans certaine une façon “supérieurs” à la société dans laquelle nous vivons. Du coup, je suis reconnaissant, pour ces deux semaines que j’ai passées, pour me rappeler qu’on fait partie du quartier, et qu’on n’est pas en dehors.
Plus globalement, ça m’a fait pensé au rôle des artistes dans la société. Est-ce que les artistes servent la société ou est-ce que c’est la société qui donne la structure dans laquelle les artistes peuvent exister ?
Patrick

Création

Pendant les premiers jours, je me posais la question très souvent de pourquoi on fait le travail qu’on fait. Et, au milieu de la création, j’ai pensé que j’avais compris, mais en fait, maintenant je suis perdu à nouveau.
Nous avons parlé avec beaucoup d’enfants et pendant ces conversations, j’ai trouvé « des résultats » que j’attendais. Il y avait des moments que je trouvais mignon avec les enfants. Une fille que j’avais rencontrée et qui ensuite n’était pas très contente que je m’assois pas à côté d’elle. Et il y avait un garçon qui avait dit qu’il était timide, mais à la fin il a parlé beaucoup.
Paul

Dur au début comme la plupart des créations

It was hard as most creation are to begin with . because I couldn’t understand in the beginning  how we’re gonna work how it’s going to be , which topic we wanna hit and it was a little bit hard in the beginning as well with with the kids that i didnt understand what is the relationship that were supposed to seek .  But overall  there was good images and sequenses that we have made and it is not so easy to work with a whole bunch of people but i think my group is working well together and we listen more to eachothers . In gare du midi was a bit frustrating because it wasnt well structed so it was hard to follow up or make people intersted in what we do because we didnt do much . So i didnt understand the purpose . But overall its ok to pass throught bad times in order to get to something more valuable and meaningful​.

C’était dur au début comme la plupart des créations. Parce que je ne comprenais comment nous allions avancer, quel était le sujet. C’était un peu dur au début aussi avec les enfants et je ne voyais pas la relation que nous étions censés rechercher. Mais en général, nous avons fait de bonnes images et de belles séquences et il n’est pas si facile d’avancer avec un groupe de personnes entier. Mais je pense que mon groupe travaille bien et que nous nous écoutons. Dans gare de Bruxelles-midi, c’était un peu irritant parce que ce que nous faisions n’était pas assez bien abouti et donc c’était dur de faire que les gens s’intéressent à ce que nous faisons parce que nous n’avions pas beaucoup préparé. Je ne comprenais pas le but. Mais plus généralement, ce n’est un problème de passer par un mauvais moment si c’est pour arriver à quelque chose qui a de la valeur et du sens.
Chaimae

Victoria – Comment je suis arrivée au cirque ?

Como empeze a hacer circo:
A los 8 años, al tener mucha energía mis padres me mandaron a clases de gimnasia. Después de un año, en una competencia deportiva conocí una pequeña parte del mundo del circo. Vi las telas colgadas de 8 metros de altura, y gente subiendo y bajando. Quede alucinada, y después de eso no pare hasta que encontré donde tomar clases. A partir de ese momento no deje de tener contacto con las acrobacias aéreas. Intente cambiar mi rumbo hacia la natación, la danza clásica, la comedia musical, pero ninguna me brindaba lo que el circo si. Despues de 10 años trabajando sola en las acrobacias aéreas, tomando clases, haciendo escuelas preparatorias conocí a Agus. Comenzamos a trabajar juntos con el cuadro aéreo, y a partir de ahí estoy convencida de que trabajar con otra persona, puede ser más difícil pero es más lindo y se disfruta más que estar trabajando sola. Las ideas salen, y se desarrollan con más facilidad. Volar me lleva a otra dimensión, mi cuerpo y mente están más presentes pero ausentes a la vez. El circo fue parte de mi vida y lo seguirá siendo muchos años más, espero.

À 8 ans, j’avais beaucoup d’énergie alors mes parents m’ont mise dans un cours de gymnastique. Après un an, lors d’une compétition sportive, j’ai connu un peu le monde du cirque. J’ai vu les tissus pendus de 8 mètres de hauteur, et des gens monter et descendre. Je suis restée hallucinée, et cela ne s’arrêtait pas jusqu’au moment où j’ai trouvé où prendre des cours de cirques. À partir de là, je n’ai plus cessé d’être en contact avec les acrobaties aériennes. J’ai essayé de changer ma voie vers la natation, la danse classique, la comédie musicale, mais aucune ne m’offrait ce que le cirque m’avait donné. Après 10 ans à travailler seule dans les acrobaties aériennes, en prenant des cours, en faisant des écoles préparatoires, j’ai connu Agustin. Nous avons commencé à travailler ensemble au cadre aérien, et depuis, je suis convaincue que travailler avec une autre personne peut être plus difficile, mais que c’est plus joli et on profite plus qu’en travaillant seul. Les idées viennent et se développent avec plus de facilité. Voler me porte vers une autre dimension, mon corps et mon esprit sont à la fois absents et plus présents. Le cirque a déjà été une partie de ma vie et il le sera encore beaucoup d’années, j’espère.

the opportunity to share

This two weeks I have the opportunity to share with the kids of circun’flex, they come from ghettos or differents neighborhoods being to all of them from differents nationalitys. I think is a good opportunity and a good space to give to the kids a place to recreate and develop themselves using the circus as a tool and use that to approach his difficultys…
Can share with them or record some classes help me to know them more and discover his personalitys and how they enjoy this place. Was interesting go out with them to show some circus in the street and then see how the other kids from the neighborhood came to us to share too and also the old people feels really interested in the circus.
At the same time was really weird ask to the people if they knew this place before and the majority didn’t have any idea about it

Ces deux semaines, j’ai eu l’occasion de partager avec les enfants de Cirqu’Conflex, ils viennent de « ghettos » ou de différents quartiers. Ils sont, pour la plupart d’entre eux, de nationalités différentes. Je pense que c’est une bonne occasion et un bel espace à donner aux enfants pour se ressourcer et s’épanouir en utilisant le cirque comme un outil pour aborder leurs difficultés…
Pouvoir partager avec eux des cours, ou filmer des cours, m’a aidé à mieux les connaître et à découvrir leurs personnalités et à voir comment ils apprécient cet endroit.
C’était intéressant de sortir avec eux pour montrer du cirque dans la rue et de voir comment les autres enfants du quartier sont venus nous voir pour partager aussi. Et c’était intéressant également de voir des personnes âgées se sentir vraiment intéressées par le cirque.
En même temps, c’était vraiment étrange de demander aux gens s’ils connaissaient cet endroit auparavant (Cirqu’Conflex ) et de voir que la majorité n’en avait jamais entendu parlé.
Adolfo – Nico

Après deux semaines

My experience with this two weeks have been that Circus can help kids that have a disability or have problem at home. Them come away from there problems for some hours and can help. Then think about some thing els. I have seen that circusfelx is a place that is really good for kids to go to after school to exercise and find friends and a lot more. But for me I feel that I have not had a hard time talking to The kids or communicating with them because we have been communicating through Circus and that work great. This two weeks have been hard but fun and I have learned a lot from this experience with working with all this new people, and see how kids that have problems at home can feel so much better of doing Circus.

Mon expérience au cours de ces deux semaines a été de voir que le cirque peut aider des enfants qui ont une instabilité ou des problèmes chez eux. Ils sortent de leurs problèmes pour quelques heures et ça peut les aider à penser à autre chose. J’ai vu que Cirqu’Conflex est vraiment un bon endroit où aller, pour les enfants après l’école, pour s’entrainer, pour trouver des amis et beaucoup d’autres choses. Mais pour ma part, je sens que je n’ai pas eu de difficulté à communiquer avec les enfants parce que nous avons communiqué à travers le cirque et que c’était un super travail. Ces deux semaines ont été difficiles mais chouettes, et j’ai appris beaucoup de cette expérience à travers le travail avec des nouvelles personnes et en voyant comment des enfants ; qui ont des problèmes à la maison, peuvent se sentir mieux avec le cirque.
Carl

Adolfo – Comment je suis arrivé au cirque ?

Started circus at 18 years old in gym close to my highschool I started doing trapeze, and learning a little bit of acro, then I went to a preparatory circus school in my country and after that I started esac in 2017.
What I want from the circus is being someone that can be able to do different kind of things like be able to be in a dance company, circus company or etc, take everything like a tool and be able to mixed or use that in different ways, the style I’m trying to search is touch people in a sensitive way try to represent different feelings in the stage or try to touch them with things they haved lived or something like this.
What I want for the future is work in a contemporary Circus company and also be in differents creations winning good money.

J’ai commencé le cirque à 18 ans par la gymnastiqueprès de mon école. J’ai commencé à faire le trapèze et j’ai appris un peu l’acro. Et donc, je suis allé dans une école de cirque préparatoire dans mon pays et après cela j’ai commencé l’ESAC en 2017.
Ce que je souhaite avec cirque, c’est être quelqu’un qui peut faire différentes choses comme être dans une compagnie de danse, une compagnie de cirque, etc., prendre chaque chose comme un outil et pouvoir les mélanger ou les utiliser de différentes façons. Le style que j’essaie de chercher est toucher les gens de façon sensible, essayer de représenter différents sentiments, essayer de les toucher par rapport à des choses qu’ils ont vécues ou quelque chose comme ça.
Ce que je veux pour l’avenir, c’est travailler dans une compagnie de cirque contemporain et être dans différentes créations où on gagne bien sa vie.

Ariane – Comment je suis arrivée au cirque ?

My journey to become a circus artist began from being a gymnast from a young age. I did sports acrobatics competitively until age 16 where I decided to quit as at the time I felt my social life was more important than going to gymnastics 4 nights a week. From age 16 to 18 I was studying Psychology, Law and Politics in college and I was sure I wanted to study psychology and I was accepted into 3 universities in England to study it, but after the exams I had a change of heart and realised that spending my life studying and sitting at a desk was not for me as I have spent so much of my life doing something so active that I enjoyed so much I felt I would be frustrated with a life so idle. So I decided that I wanted to follow a career where I used my body and acrobatic skills that I had enjoyed using for so many years, whether it was through teaching gymnastics or doing something else. It was at this point where I found the National Centre for Circus Arts in London where they offer a foundation degree in Circus Arts, I decided I would try it for a year to see if I enjoyed it. Before I was very closed minded and my only knowledge was in gymnastics but my time there really helped to broaden my mind not only to the world of circus but also to dance and theatre. It was during this time that I realised I would love to pursue a career on stage so I continuted to do the degree programme at the National Centre for Circus Arts for two years. Since then I have performed in many places around Europe before I decided that I needed to go back to school to complete my training and that is how I arrived at ESAC. 

Mon parcours pour devenir une artiste de cirque. J’ai commencé par être une jeune gymnaste. J’ai fait l’acrobatie sportive en compétition jusqu’à l’âge de 16 ans, puis j’ai décidé de renoncer parce qu’à l’époque j’avais estimé que ma vie sociale était plus importante que d’aller à la gymnastique quatre soirs par semaine. De l’âge de 16 à 18 ans, j’ai étudié la psychologie, le droit et la politique au collège. J’étais sûre de vouloir étudier la psychologie et j’ai été acceptée dans 3 universités en Angleterre pour étudier, mais après les examens j’ai changé d’avis et je me suis rendu compte que passer ma vie étudiante assise derrière un bureau n’était pas pour moi. J’avais passé une grande partie de ma vie en faisant quelque chose d’actif et j’aimais tellement cela que j’ai estimé que je serais frustrée avec une vie statique. Donc j’ai décidé de suivre une carrière où j’utiliserais mon corps et les compétences acrobatiques que j’avais aimées pendant tant d’années. Ça pouvait être en enseignant la gymnastique ou de quelque chose d’autre. J’en étais là quand j’ai trouvé le Centre National des Arts du Cirque à Londres où ils offraient un diplôme de base dans les Arts du Cirque, et j’ai décidé d’essayer pendant une année pour voir si ça me plaisait. Avant j’étais très fermée et ma seule connaissance était dans la gymnastique, mais mon temps là-bas m’a vraiment aidé à élargir mon esprit, non seulement au monde du cirque, mais aussi à celui de la danse et du théâtre. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que j’aimerais poursuivre une carrière sur scène et j’ai continué ma formation au Centre National des Arts du Cirque pendant deux ans. Ensuite, j’ai joué dans de nombreux endroits en Europe avant de décider de retourner à l’école pour compléter ma formation et c’est ainsi que je suis arrivée à l’ESAC.

Chaimae – Comment je suis arrivée au cirque ?

How i started circus ?
I have started gymnastics at the age of when my dad took me to my first class so i started and i did overall 10 years of gymnastics and got to the national team for some years and the. By the age of 16 i got a bit tired so i started dancing on the side mostly street dancing . Including hiphop and break dancing i did that for 3 years as well as getting lot of jobs and then i went to turkie for a job where i met lot of circus people and i started doing hand to hand and came  back home and then we started a circus school and we did one year together and then i quitted school to come to europe and do this professinaly with my now base. 

J’ai commencé la gymnastique à l’âge de 4 ans, quand mon papa m’y a emmené et j’ai fait 10 ans de gymnastique et j’étais dans l’équipe nationale pendant quelques années. À l’âge de 16 ans, j’ai été un peu fatiguée, alors j’ai commencé à danser, surtout de la danse de rue. J’ai fait pendant 3 ans du hip-hop et du break-danse et j’ai eu beaucoup de travail, et puis je suis allée jusqu’en Turquie pour un travail. Là-bas j’ai rencontré beaucoup de gens du cirque et j’ai commencé à faire du main à main. Puis je suis revenue chez moi et j’ai commencé une école de cirque pendant un an. Ensuite j’ai quitté cette école pour venir en Europe et faire du cirque de manière professionnelle.

Après on verra bien

Dernier jour à Cirqu’on flex. On est allé à la gare du Midi, on a présenté une fois ce que les trois groupes avaient préparé en début de séance à l’Esac. Après le deuxième groupe, un policier de la SNCB nous a demandé de partir car il faut une autorisation pour faire du spectacle dans la gare. On a fini notre expérience au bout du grand hall de la gare ; le troisième groupe a pu jouer ce qu’il avait préparé. Comme il fait un froid de canard, à l’extérieur comme à l’intérieur de la gare, on a fini la journée de travail dans la chaleur des locaux de Cirqu’on flex. On a tous écrit un texte sur la journée ou sur les quinze derniers jours  passés à Cirqu’on flex et dans le quartier de Cureghem. Les journées ont été très longues pour tous puisque les cours démarrent à 8h30 à l’école pour terminer quasiment chaque jour à 20h30 avec Hvdz. On attend avec impatience quelques journées de repos. Dès la semaine prochaine, nous répèterons dans le studio de l’Esac tous les après-midis de 14h00 à 18h00. On espère qu’on saura disposer avec inspiration de tout ce qu’on a accumulé. On passera en revue le matin toutes les possibilités de montage et démontage et bricolage d’un spectacle probable dont on dévoilera un premier jet jeudi prochain à 15h00.