
Veillée # Beauport (Québec)
on a vu
On a vu ce soir un Hallowen de folie. On est allée à la maison hantée organisée par la MJC, il y avait un monde fou 45 mn d’attente pour entrer, tellement ils ont du succès! On a revu une dame rencontrée en porte à porte qui avait un chat sosie de celui de Maggie et qui était là toute déguisée. Elle n’avait pas voulu poser pour le porte à porte parce qu’elle était en habit de maison, alors on lui a demandé si ce soir on pouvait la prendre en photo, et elle a accepté. On a vu des enfants, des dizaines d’enfants parcourir les rues pour avoir des bonbons, on a vu des familles au complet avec la petite dernière dans une charrette déguisée en canard jaune. On a vu une femme sans tête, des princesses et des chevaliers, on a vu un petit garçon déguisé en boite de mouchoir, et une mariée Burtonesque. On a vu des maisons éclairées par des citrouilles et deux chiens superbes. On a vu les portes s’ouvrir et les sourires se dessiner sur les lèvres. On a vu des sacs de bonbons remplis à ras bord et on a vu qu’à l’Halloween quel que soit ton âge tu peux être qui tu veux !
il y a (5)
Il y a la matinée à rigoler et à initier un groupe d’enfants de l’école Beau soleil à la danse. J’aime voir les enfants se découvrir un talent pour la danse. Il y a la journée d’Halloween. Il y a la danse de salon toute douce.
Il y a la fresque : l’amour fou.
Il y a la danse des 3 soeurs qui nous étourdit et nous emporte. Il y a Guy qui partage ses commentaires. Il y a que l’art est au service de la vie, il y a que la neige va pointer du flocon. Il y a Guy qui est obligé de regarder le stop motion, il y a Léa qui est pour toujours avec nous sur le blog. Il y a un délicieux gâteau à la carotte avec son caramel.
Il y a les lunchs qui sont de plus en plus agréable au fur à mesure où l’on se découvre.
Il y a Maryse qui a brisé la pelle à tarte de Geneviève.
Il y a Martine qui s’élève…
Il y Marie S et GIlbert à Loos-en-Gohelle, et Didier qui attend Godot …
Il y a les valses au Centre Monseigneur de Laval, et Léa qui s’improvise câlleuse (elle dirige la danse).
Il n’y a plus internet mais des enfants déguisés dans la cour, il y a un mexicain, une sorcière, et une petite fille qui va voir Maryse :
« Tantôt, je vais mettre mon costume pour être Cléopâtre, c’est pour ça que je suis maquillée, d’habitude je me maquille pas. »
Il y a la frénésie des enfants et les interpréteuses.
Il y a la grasse matinée à l’hôtel. Il y a Jérémie qui remet en scène les souvenirs des enfants, et la rencontre avec l’association Trip jeunesse. Il y a les bonbons Reese offert après la danse au centre de loisirs. Il y a la sortie quotidienne à l’IGA, il y a le scuich scuich (fromage en grains) à tomber par terre. Il y a Marie et Jérémie qui rentrent au Q.G. avec les panneaux qui ont servis d’écran pour les re-projections de pas de couloirs.
Il y a les souvenirs de cours de danse et l’odeur de la neige dans l’air.
Il y a des enfants dans le bac de recyclage (photo à l‘appui). Il y a les lycéens déguisés pour l’Halloween qui nous demandent de les prendre en photo devant la photo dans la photo. Il y a la fatigue du lendemain de veille, la chaleur du frigo, et la sieste dans la voiture des trois soeurs…
Système D
Après le déjeuner on part avec Jérémie à l’académie Sainte-Marie et l’école Saint-Édouard pour re-photographier des pas-de-couloirs vidéo-projetés sur les lieux où ils ont été pris il y a deux jours. Aujourd’hui, c’est l’halloween et dans les salles de classe flotte un air de fête. Un institutrice déguisée en sorcière ouvre sa porte, on passe la tête. Une cheerledaer nous reconnaît et nous fait des grands signes de la main. On invite un petit groupe à venir voir notre installation dans le couloir, il y a une cow-girl, une danseuse de ballet, un monstre vert et une infirmière. Comme c’est la photo de leur amie qui apparaît sur l’écran, elles s’installent de part et d’autre et prennent la pause à côté de l’image.
Comme l’écran n’est pas aux bonnes dimensions, Jérémie court chercher des panneaux plastifiés dans les locaux de l’école. En trois coups de ciseaux, on réinvente un écran que l’on adosse aux poubelles du couloir. Monsieur Gauthier, le directeur nous regarde aller et venir d’un oeil amusé. La sonnerie retentit et les élèves s’engouffrent dans les couloirs. En cinq minutes l’école est vidée. Direction la rue. A Beauport ce soir, il y aura des bonbons, des sorts et des portes à portes!
Giguons !

Martine dit qu’on a des témoignages très intéressants
On cherche. On cherche à n’en plus finir. On cherche quelqu’un. Comme on va vers l’horizon, plus on s’en rapproche, plus il s’éloigne. Comme dans la fable de La Fontaine, Le laboureur et ses enfants, on creuse des sillons. Du mieux qu’on peut. On fait tout notre possible. On est des capables. Est ce qu’on trouvera ce qu’on cherche ? -Peut-être pas ! Ce qui compte, c’est de chercher ! Comme quand on va chez Emmaüs, on fouille dans les vieilles affaires, on remonte son temps comme celui des autres. Nos fantômes nous font être ce qu’on est. Reprendre ce qui a été vécu pour le faire revivre. Reprendre tout à zéro pour comprendre. On reprend tous les matins toujours tout à zéro. Le sommeil (s’il le veut bien) a tout rangé là où il faut. On ne frappe cependant jamais deux fois à la même porte comme on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. On cherche. On aimerait bien savoir ce qu’on fait et qui on est. On se retrouve dans ce qu’ils font. On a tous vécu un jour la vie des autres. Hier on est allés (Marie et Guy d’Hvdz/Code Universel) chez Michel Nigen, avenue Royale, à Beauport. Marie et Michel sont tous les deux de la même ville, Quimperlé, en Bretagne. Michel est québécois depuis des dizaines d’années quand Marie voudrait acquérir un passeport québécois.
Vous pouvez nous prendre en photo devant la photo dans la photo ? Ou Noël est très en avance cette année.

un après midi de veillée
Jérémie est retourné avec Marie dans les écoles pour diffuser des images avec un vidéoprojecteur. Des images projetées sur un écran, aux dimensions du réel. Ce qu’on appelle les pas de couloir. Jérémie a filmé les enfants hier ou avant hier dans les couloirs des écoles. Et aujourd’hui les enfants vont se revoir (grandeur nature) dans les mêmes situations qu’hier et avant-hier. Comme si hier et avant hier étaient aujourd’hui. Pendant ce temps au Q.G, on s’active, qui sur le blog, qui à la danse et la chorégraphie, qui sur le montage, qui sur la logistique du projet. Marion veille au bon fonctionnement de la Veillée. Maggie a réalisé deux montages de stop motion inscrits dès-à-présent et pour toujours sur le blog.
Fresque – stop motion

l’amour fou
Le nom de la fresque : l’amour fou. On a tous embarqué pour le centre de loisirs vers 11h30. On y a retrouvé nos amis de la maison de l’arrondissement de Beauport et Valérie de la mairie de Québec. Costumés ou pas pour Halloween, tout le monde s’est mis à peindre une fresque sur une grande table, tandis que Marie et Maggie prenaient des photos, toutes les trente secondes, pour suivre de près l’évolution de la toile. Martine allait et venait au milieu de l’oeuvre en train de se faire pour filmer et discuter avec les artistes peintres. Et puis on a dansé. Geneviève, Léa et Maryse ont interprété toutes les trois une danse belle et drôle (un régal), chorégraphié par Daniel. Une danse appelée, danse de salon. On les a regardées assis sur le bord de scène. Puis Brel a fait son entrée et sur la valse à mille temps, on s’est pris par la main et on a virevolté devant la scène du centre de loisirs Monseigneur-De Laval. Sur une demande spéciale, on a formé une ronde et Léa nous a guidés dans la danse, sur un air de musique folklorique québécoise. Jérémie nous a entrainés dehors l’un après l’autre, pour nous filmer de dos sur cinquante mètres.
