Journal de bord - La poétique du réel

La Veillée et le film

Posté le 17/12/2008, 22:40 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

La représentation a lieu à 19h jeudi 18 déc 2008 à la Fabrique, 11 rue de Bourgogne à Loos en Gohelle, sur le site du 11/19. A l’initiative des Chantiers Nomades, avec la collaboration de Culture Commune.

répétitions

Posté le 17/12/2008, 17:32 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

Tous au plateau encore aujourd’hui. Sauf Martine et Daniel qui montent le film nuit et jour pour qu’il soit fin prêt demain. On pense sans arrêt à tous ces gens qu’on a rencontrés, qui nous ont confié leurs histoires. On espère que le spectacle leur ressemblera. Qu’ils s’y retrouveront. Si on pouvait rendre autant d’émotions qu’on a ressenti dans ces rencontres. Si on pouvait être aussi généreux.

Emilie écrit

Posté le 16/12/2008, 20:09 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

Emilie écrit :
Premier jour de la dernière semaine.
Ce qui est le plus important, le plus bouleversant pour moi je crois, c’est ce regard enfin, exclusif et honnête qu’on nous fait porter sur le monde.
Le comédien est souvent tourné vers lui-même, vers son propre instrument, pour améliorer ses qualités, sa capacité à exprimer, retranscrire, reproduire, transmettre, articuler des choses, des textes, des personnages. Un stage est souvent l’occasion d’une nouvelle introspection : un bilan personnel et l’acquisition de nouvelles « compétences ». C’est une démarche indispensable mais qui porte toujours en soi ce risque d’enfermement.
Ici, on interroge, on écoute, on observe, on absorbe. On regarde. Le monde. Les gens. Le réel.
Regarder. Avec la plus grande attention, la plus grande générosité possible.
Tâcher d’entendre ce qui est dit. Derrière des mots quotidiens, parfois anodins. Toute une vie racontée dans le détail d’une heure, celle où on ne dort plus la nuit, ou celle où on a cru l’autre mort, ou celle encore où on prend la parole devant le cercueil de ses camarades.
Mettre sa propre émotion de côté. Ne pas se laisser entraîner dans ce tourbillon dangereux, sinon on risque d’être avalée toute crue !
Tâcher de voir. Comment chacun se raconte. Dans la parole, pudeur, audace, émotions qui s’échappent. Les petites respirations, les regards furtifs vers une photo, un objet, au moment de l’évocation d’un être, d’un événement. Toutes ces choses qui sont. Simplement.
Apprendre à ne plus se préoccuper de soi pour mieux comprendre ce qu’on fait là, comment le faire, pour qui.

techniciens-magiciens

Posté le 16/12/2008, 20:08 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

Cet après midi, à la base, on a investit le plateau. Les techniciens de Culture Commune et d’ailleurs ont transformé en un rien de temps la salle d’expo de COAL, en salle de banquet, puis en salle de spectacle.
Donc on y est, pas de doute. On répète la séquence de texte en chorale. On règle les micros. On cherche, les entrées et sorties, la lumière, et tout. Ça approche à telle vitesse, la représentation de jeudi, qu’on se dit on est en retard. Qu’on se demande est-ce qu’on est en retard ?
Il y a de la matière, tellement de matière. Le film, les textes, les lecture et puis les textes appris, les interviews, les images, les paysages, les portraits, les rencontres et tout. Tellement de belles choses.

Des montagnes (les terrils) et des montages

Posté le 16/12/2008, 20:07 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

On a fait un premier travail au plateau après avoir lu tous les textes avec tous les acteurs. Didier prépare les huit séries de textes qui vont jalonner le temps de la représentation. Martine travaille dur au montage de la veillée et du film avec Daniel. Jérémie invente ses films. Flora propose un montage d’images des discussion que les acteurs ont eu avec Philippe autour du scénario.  On prévoit de diffuser ces images dans le hall de la fabrique quand les gens arriveront. Sur une grande télé. Les gens pourraient prendre des casques mis à leur disposition pour écouter ce qui s’est dit sur l’envie de créer une fiction  inspirée d’une certaine retranscription du réel. Au cours de discussions collectives orchestrées par Philippe.

quelque chose après la catastrophe

Posté le 16/12/2008, 12:12 dans La poétique du réel | Pas de commentaires »

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