Il y a Didier dans un canapé en cuir, il y a Martine qui colle les étiquettes et mélange les prénoms il y a Poche and Co , il y a Paule y Valente, il y des enveloppes des enveloppes des enveloppes, il y a Jérémie qui Pas de Couloirise.
Il y co signature du plan de prévention, « s’il y a un incendie sous aucun prétexte on retourne en arrière «
Il y a le projet Ecolo-nomie.
il y a DD, il y a une bibiolthèque étrange et pénétrante, il y a Guy qui interview Marie Christine, il y a le livre noir du libéralisme, il y a des abeilles dans l’usine, il y a quatre ruches sur le toit, il y a un toit végétal, il y a des bambous avaleurs d’encre. Il y a l’encre a l’eau qui est moins belle mais moins toxique.
Il y a de l’eau de pluie dans les toilettes, dis donc ! Il y a Tao qui demande si tout va bien. Il y a des montagnes de rouleaux de papier. Il y a de la poussière de papier : attention ça glisse. Il y a des plantes et des chats partout. Il y a cette chanson qui commence par il y a … Il y a l’équipe du matin, l’équipe de jour, l’équipe de nuit.
Il y a les tombées de chutes de géranium, il y a les rideaux à la japonaise, il y a de l’amour.
Il y a des framboises juste devant la porte.
PORTRAITS DE GROUPE
Christian au travail
Pocheco Jour 2
Arrivée plus tardive aujourd’hui parce qu’on termine plus tard, il faut s’adapter aux horaires des trois 8. Et si on veut voir les gens de la nuit il faudra rester un peu en fin de journée.
Camille a dansé au milieu des machines.
Elle a dansé à côté d’ouvriers qui changeaient une énorme bobine, le papier s’est cassé, Camille s’est arrêtée persuadée que c’était sa faute.
Et non, ça arrive plusieurs fois par jour en fait. Des petites poussières viennent s’inviter dans la machine, et enraillent le système.
Visite du côté artisanal de l’usine, on nous explique comment fonctionne les machines des plus petits travaux.
Comment les choses ont changé quand certaines machines sont revenus de Torcy. C’est devenu moins dangereux, la façon de couper le papier.
Ils ont un savoir faire acquis depuis 30 ans qu’ils travaillent dans l’entreprise.
rouge, mauve, vert
Bruits de ducasse
On a fait avec Martine une interview de Mhedi sur le toit végétal. Et j’entendais au loin comme un bruit de ducasse.
Une heure plus tard, en suivant Jérémie et Camille dans leur parcours de danse filmée, je me suis aperçue que le bruit n’avait rien à voir avec un manège, mais que c’était le fond sonore des ateliers.
En faisant le tour de l’usine, on a perdu Tao, quand on a arrêté de tourner on est tombé sur lui. Il s’inquiétait.
Il est en charge de nous, et ici c’est une usine, il y a tout de même des normes de sécurités à respecter, ne pas aller n’importe où … ne pas gêner le travail.
On est parti, ensuite avec lui, on l’a suivi dans les méandres des machines, et Jérémie a trouvé un échafaudage, il a grimpé avec son casque blanc a installé la caméra, choisi le meilleur angle pendant que Camille pensait à ce qu’elle allait proposer.
Quand tout à été prêt, Camille s’est installée dans le champ de la caméra, et on a entendu un : Hé merde sonore,
En fait, malgré toute l’attention qu’on y avait mis, Camille s’était mise à danser devant un détecteur infra rouge de la machine qui s’est arrêtée tout net.
contempo-reine
21 septembre
On aurait bien besoin d’un GPS par voiture dans la compagnie, on sillonne tellement la région, que se serait pas fou d’investir.
Même avec un GPS, on a réussi à dériver, et on se retrouve près de Wattrelos, qui est en fait bien à côté de Forest sur Marque.
On pense au lycée à Martine B qui nous avait écrit un texte magnifique sur le coeur.
On a rendez vous à Pochéco.
On va découvrir l’univers de l’entreprise, on se dit avec les camarades que ça on l’avait pas encore essayé.
On est très bien reçu dès le portail par deux messieurs qui nous aident à téléguider un veilleur perdu. On est très vite dans le bain.
Dans la rue, c’est bizarre d’imaginer que dans cette jolie cité une entreprise est installée. Et en fait elle se fond dans le paysage.
Quand on entre il y a une belle bambouseraie, plantée depuis mai ils sont déjà d’un mètre environ. Ils aident à filtrer l’eau et à la rendre propre à la rivière. On a eu besoin des explications claires et complètes d’Elodie pour comprendre comment ça marche, on a pas l’habitude nous.
Une entreprise familiale. Après deux cafés, on se met en route, des interviews sont déjà calées, et il faut essayer de rencontrer les travailleurs du matin. L’entreprise fonctionne 24h sur 24, 7 jours sur 7. Ils pratiquent donc les trois 8. Il nous faut donc essayer de rencontrer tous ceux du matin avant 13h que la relève arrive. Avec Camille on entame les portraits chinois. Si Pochéco était un prénom ? un film ? une chanson ?
On rencontre Daniel qui est dans l’entreprise depuis 33 ans depuis avant que Pochéco soit Pochéco, on lui demande s’il souhaite être interviewé,
Non non je ne saurais pas quoi dire !
Mais vous avez connu tous les changements de l’entreprise, vous pourriez nous raconter !
Daniel connait tout le monde, et on arrête pas de le croiser. Pour le prénom il me dit : Manu
Je dis pourquoi Manu ? Bin Emmanuel le directeur , il faut dire qu’il le connait depuis qu’il est tout jeune, puisque l’entreprise avant d’appartenir à Emmanuel Druon, était à son père.
Je recroise le sauveur de ce matin (celui qui sait la route…) j’en profite pour lui poser la question, si Pocheco était une chanson ? La lettre à Elise me dit – il. Je dois avoir l’air de ne pas comprendre, car il ajoute, la lettre … à Pochéco on fait des enveloppes … ah oui.
Au fait : Bienvenue !
En passant par Pocheco
Plongés au cœur du développement durable, accueillis par Elodie qui nous conte l’histoire de Pocheco, autour d’une table ronde, aux côtés des plantes caoutchouc nourrit au lait et des géraniums rouges bordant les bords de fenêtres, on voit passer d’énormes camions aussitôt délestés de leur chargement du côté de l’entrepôt.
Donc Elodie nous raconte l’histoire de la naissance de Pocheco qui, entre autres, débitent 2 milliards d’enveloppes par an. Ces fameuses enveloppes scrupuleusement étudiées sur la qualité, qui nous envoient les factures et quelques fois aussi de bonnes nouvelles !
Et Tao notre interlocuteur privilégié, qui va nous guider dans les ateliers et nous raconter son projet « écolonomie » de écologie / économie.
Et puis Julie du CERDD qui va nous accompagner pour les interviews et autres actions.
Bref que fait la Cie chez Pocheco ? Un terrain particulier : une entreprise particulière tant sur son fonctionnement que sur ses objectifs. Et bien sûr des salariés, une centaine.
Nous croiserons sans doute la majorité des salariés, nous en interviewerons une dizaine, et les actions temps de pause… Godot, portraits chinois et portraits citations.
Agir comme d’habitude sauf que c’est un peu particulier, presque idyllique. « Poseurs » de questions on se demande si tout ça c’est possible, si des fois y’aurait pas une faille dans le système. ? On est bien chez Pocheco, on défend des valeurs nobles, un rapport juste employés / directeur, une répartition équitable des richesses. On cherche la faille, pas sûr qu’on la trouve, après tout ce fonctionnement là est possible.
La preuve… !
Cerd, suite
Ce matin, on s’est rendu à toute vitesse à l’usine Pocheco à Forest sur Marque. Pas le temps d’écrire quoique ce soit avant de partir. Mais dès demain on va se rattraper. Il y a tant à dire sur cet endroit. C’est le Cerd qui nous a amenés là bas. Suite aux Porteurs de Paroles pendant les journées du patrimoine. Et la Brique.




