La bouillotte, le Coussin

Premier repas au centre social du Parc, à Haubourdin. On se prépare à aller à la rencontre des uns et des autres et parler avec eux de développement durable. En compagnie de Julie du Cerdd (centre ressource du développement durable). C’est notre troisième lieu d’intervention (avec le Cerrd), après le 11/19 à Loos en Gohelle  et l’usine Pocheco à Marque sur Forest. Le centre social du Parc d’Haubourdin est pionnier dans le développement durable. Il a été le premier à rédiger la charte du développement durable des centres sociaux. Ce midi on s’est demandé comment on pouvait se chauffer en évitant d’ouvrir les radiateurs. On dit (d’après Jean Louis Etienne)  qu’une bouillotte placée entre les jambes (le plus haut possible) empêcherait d’avoir froid la nuit. Et dormir avec un coussin serré entre les genoux soignerait le mal de dos. Premier après midi à Haubourdin. Premières interventions. On vient de commencer les interviews. Jérémie filme un groupe de joueurs de cartes. Hassan et Mourrad dansent pour les joueurs de cartes. Applaudissements.

Haubourdin

On est arrivé à Haubourdin ce matin.
Avec Didier, Martine, Guy, Jérémie et Hassan et Mourad. Il faut se remettre en route. Se redire ce qu’on fait là, pourquoi on est là. Se redire les interventions, après la Veillée de Dunkerque et le forum des apprentis, il faut tout remettre en ordre.
Ici, on est au Centre Social le Parc, on est là pour trois jours, c’est une commande du Cerdd.

L’objectif est de savoir si le développement durable est un réalité quotidienne, savoir ce que chacun en pense, si le développement durable a influencé vos modes de vie, de travailler … ou pas du tout !  

On commence ce matin, on met les plannings en route, qui fait quoi ? on va où ?
Ce matin on a chargé  la camionnette avec Guy au bureau, à Loos en Gohelle. C’était la première fois qu’on faisait ça ensemble : ben du coup, on a oublié une caméra !

Moi c'est Cricri

Hier matin, arrivée 10h30 derniers moments avec l’équipe. ça y’est on connait quasiment tous les travailleurs du matin, depuis mercredi on a eu le temps de faire le tour. On se salue de la main, on échange un sourire. Installation dans notre salle, on nous a prêté un bureau quelques heures. Didier retourne faire des Godot en salle de pause. Et je retrouve en train de lui donner la réplique un des travailleurs qui ne souhaitait pas être filmé depuis lundi. Petite victoire, il joue la colère avec Didier.

Didier dit : les personnages sont Godot et Estragon et se surnomment Gogo et Didi .
Et bien moi c’est Cricri ! alors c’est parti !

Quelques scènes de Godot, quelques portraits chinois, et nous voilà déjà en train de tout remballer, repartir vers le bureau, décharger ..

Tao nous a fait jouer au portrait chinois nous aussi, j’ai répondu : que si c’était un prénom ce serait Nadine, si c’était un film se serait : Il y a une faille au pays de Candy, et si c’était une musique ce serait le bruit de la ducasse.

Il restera de Pochéco les discussions dans la salle de pause, la lumière qui tourne près de la machine 202, les enveloppes, les pochettes rainurées prêtes à envoyer à la prison de Douai, les confidences à la tombée de la nuit, l’accent belge de Tao, les photos de l’open space , la voiture du fils d’Alain, le stand café, la générosité…

la nuit tous les chats sont gris

Hier soir, c’était chaleureux et généreux, un peu de fatigue, un peu la magie de la nuit qui tombe, entre chien et loup… On est resté pour rencontrer l’équipe de nuit. Arrivée entre 20h30 et 21h, on les attendait de pied ferme. Presque en haie d’honneur avec nos caméras, appareils photos, ils arrivaient un par un, ou par groupe, on était impressionnant. Il y avait Martine et Didier prêts à aller interviewer les volontaires, Guy, Julie, Romain et Maggie qui tenaient un stand de portraits – citations, Jérémie qui faisait des portraits du côté de la fabrication main et Tao qui offrait du café. Un peu trop entreprenant, Tao a essayé de nous canaliser, un peu fou fou on voulait faire toutes les actions avec tous, c’était trop brouillon, il a réorganisé tout ça.
On les laisse arriver, on leur propose un café, ils rentrent se changent et reviennent : là on peut y aller !
Beaucoup ont participé et on a appris beaucoup sur le travail de nuit c’est la première fois qu’on se retrouve dans cette situation. On allait finir la journée, et eux la commençaient.