rebelle rebelle

On se souvient bien de Peter James. Un comédien québécois avec qui on a travaillé sur les Sublimes. Qui travaille aussi à l’école de cirque de Montréal. On a fait toute la création et la tournée des Sublimes ensemble. On en parlait hier en répétant la Brique. On questionnait le rapport du metteur en scène à l’acteur. Le rôle du metteur en scène est ambigu. Comme les sentiments. Il dirige un plateau, une scène de spectacle selon ses idées, ses envies, ses désirs… C’est pas toujours évident à comprendre ou à suivre pour un interprète. En fait ça demande à l’interprète une capacité très grande de création et de compréhension, de traduction des mots en acte, en présence, en sentiment, en émotion. On ne le sait pas toujours et on n’en est jamais suffisamment reconnaissant.Tout cela est difficile. Puisqu’il s’agit parfois d’interpréter un geste, un mouvement, une parole et dans l’instant d’après l’inverse, quelque chose de radicalement opposé. C’est absolument anti naturel. Ou la vie à l’envers. Ou sans dessus dessous. L’interprète doit avoir la capacité de se projeter dans un monde nouveau, toujours nouveau. En un clin d’oeil; c’est pas facile. Et dérangeant. Il faut garder la tête sur les épaules. Pour ne pas perdre le nord. Pouvoir quitter son rôle et raccrocher avec la réalité. Ne pas devenir la chose qu’on interprète. Une brique. Peter James était fondamentalement rebelle.

développement durable

On ne va pas arrêter le travail dans les semaines et les mois à venir. Tout va s’enchaîner à toute vitesse. De Dunkerque, à Douai et Rouen. Et Béthune et Mulhouse. Et Loos en Gohelle bien sûr. Et Montréal l’été prochain. Mais tout est en ordre de marche. On commence à prendre nos marques. Une autre saison. Maintenant, c’est comme si c’était commencé. Culture Commune a retrouvé son rythme de croisière. Une chose nouvelle: il y a de plus en plus de visiteurs sur le site. C’est à cause  des journées du patrimoine et de l’ouverture prochaine du Louvre. Mais ça manque d’indication et d’information. On a eu la visite du directeur du nouveau Louvre à Lens. Il a goûté aux Mijotés d’André. Le site évolue bien. Tous les jours, plein de gens du quartier viennent s’y promener. On interviendra doublement pour les journées du patrimoine puisque Jérémie, Didier, Martine, Maggie et Sandrine vont faire avec les gens du Cerd les porteurs de paroles autour d’une question sur le développement durable. Et on va jouer huit fois la Brique en deux jours. On rentre dans l’automne à toute vitesse. Nunc est bibendum. Pede liberar pulsanda tellus.

les briques au travail (première page)

Faire un DVD avec des chapitres dans l’ordre des séquences. Ensuite avec la musique. Laisser tourner du début à la fin avec chapitre et temps de noir. Inscrire dans la vidéo les anecdotes.

Enregistrer les textes sur un md dans le timing du spectacle. Md qu’on laisse tourner du début à la fin
(2 Mets ta tête dans le mur, il y manque une brique. J’ai demandé à Jérémie de jouer à la guitare l’intro de Zigy Stardust ou suivant l’expression  il a proposé de mettre sa tête dans le mur car il y manque une brique. (musique Pink Floyd et images Jérémie la tête dans le mur. Je travaille sur les photos d’enfance que je barbouille))

On peut envoyer les images, Jérémie la tête dans les briques et petit bonhomme dans le champ de neige, dès le début. Je suis assis à la table et je travaille sur les photos de famille (il me faudrait deux écrans de télé, un de chaque côté de la scène) Toutes les photos sont sur la table et je passe d’une photo à une autre… Je barbouille certaines photos. Je commente….

Au H.F -j’avais dit que je commenterais ces photos. Oh mon dieu c’est moi là… ou des choses comme ça.  C’est moi mais ça pourrait être n’importe qui d’autre… C’était dans les corons à numéro 3. Le pays à tonniaux ou ches boyaux rouges.  Ici tout est rouge… Même le ciel. Les briques sont mélancoliques. assombries par le temps. Ça a à voir avec les journées du patrimoine puisque les corons à l’heure d’aujourd’hui ça fait partie du patrimoine industriel. J’ai vu ça à Lewarde(musée de la mine) l’autre jour; ça m’a fait un coup, mon enfance est au musée. Comme l’impression qu’on pouvait visiter le fond de mes entrailles. Comme dit Martine Cendre, c’est encore frais.  Je suis un pur produit du bassin minier. Qu’est ce que je cherche à dire, à formuler? Je vais retourner à Ostende. Ostendre. Quand j’étais ado, je voulais tellement être ailleurs.

Passé la journée dans la salle deux. A la Fabrique. A préparer la brique. L’entresort. Demain réunion au Conseil régional pour que les responsables des Centre d’Apprentis visionnent les montages vidéo que la compagnie a réalisés et qui seront présentés au forum régional des apprentis le 8 novembre , à Lille au Grand Palais. Il faut qu’on sache aussi précisément ce qu’on fait avec le Centre de Ressources pour le Développement Durable. On a prévu initialement une opération Porteur de Paroles et un Instantané dans une usine de travailleurs en réinsertion et des interviews dans un centre social. Le forum du Cerdd a lieu en février 2012. Aujourd’hui avait lieu sur le site une réunion de coordination des acteurs du site. On aurait dû y assister. On y était attendu. Mais la compagnie traverse du gros temps en ce moment. Alors on ne capte pas tout. Sinon on y serait allé. Des fois on se demande comment on va s’en sortir et puis on se dit que tout ira bien. On va se serrer les coudes.

fallait s'y attendre

Martine a monté les entretiens dans les centres de formation des apprentis du nord pas de calais réalisés en fin de saison dernière. En fin d’après midi, on a fait un filage (avec les moyens du bord) du spectacle sur le patrimoine. On reprend plein de matériau et d’idées puisés dans d’autres travaux menés par la compagnie. On a fini tard. Mais on n’en voyait pas le bout de ce truc. On ne voyait même pas le bout du commencement du truc ; ça devrait enfin prendre forme dans les jours à venir. Ce ne sera pas à mourir de rire. Mais fallait s’y attendre. Et puis il faut qu’on prenne garde à ne pas se retrouver à nouveau donneur de leçon. Moraliste. C’est un travers dans lequel on tombe facilement dans les dernières recherches qu’on a menées. On n’est pas au bout de nos peines. C’est toujours compliqué à régler. Mais on est lancé. Alors on ne peut pas faire machine arrière. Du moment où on l’a décidé, pris la décision, faut aller jusqu’au bout. On est arrivé vers 16h dans la salle deux. On a travaillé au bureau le reste de la journée. Sous les lumières blafardes des lampes au sodium, au milieu du bric à brac du reliquat de meubles du labo du mois d’août. Tapis de danse poussiéreux, marqué par la cendre et la vielle farine utilisées pendant le stage. Tout de suite se jeter sur le distributeur de boissons et de friandises pour se donner du courage. Sur chaque produit acheté au distributeur, il y a toujours une partie qui revient au comité d’entreprise de Culture Commune. Pour le voyage de fin d’année à Eches sur Alzette, à la Kultur Fabrik , au Louvre à Paris, au musée du moyen âge à Bruxelles…