Pas Perdus

Ouh là! (3) On est allé à Bruay voir le travail des Pas Perdus sur la cité des Electriciens. Belle ballade tout au long d’oeuvres d’art réalisées avec des habitants  de Bruay. En co construction avec les habitants. Ballade commentée par les artistes de Pas perdus. Ballade onirique et drôle. Transformation artistique et surréaliste de la cité des Electriciens. Une renaissance pour la cité des Electriciens. Une renaissance énergique, inventive et humoristique. On dirait que la cité joue le jeu. Les corons sont intégrés à cette dérive créatrice. Avec ses habitants. C’est à Bruay qu’a lieu la réunion de travail d’Autres Parts et ArtFactories. Au Temple. La salle de théâtre de Bruay. Dans la rue des Escaliers.

Ouh là (2)

Ouh là (2)! On est partout à la fois. Mais ça avance. La brique est dans les clous. Les Porteurs de Paroles de la compagnie se sont accordés avec le Cerd pour leur intervention de samedi. Les ouvriers de l’unsine Pocheco nous attendent la semaine prochaine. Les apprentis viendront répéter dans quelques jours pour le forum du mois de novembre. Tout est est presque en place. Et Dunkerque et tout et tout. La brique, c’est quatre fois samedi et quatre fois dimanche et ça dure une vingtaine de minutes. J’ai repris des choses qu’on avait trouvées à St Nazaire, lors des deux seules et uniques résidences d’écriture que j’ai faites de toute ma vie. Hier matin on a travaillé toute la matinée avec des étudiants de l’université d’Artois qui font des études d’audiovisuel. Une licence professionnelle. C’était vraiment très intéressant. A l’administration les choses se mettent en place avec le bureau de gestion avec lequel on travaille depuis le départ d’Olivier, Scène Gestion. A Paris. Tout le monde taffe comme des malades. On devrait être aujourd’hui à Bruay pour les rencontres Autres Parts Artfactories mais ça, c’est Olivier qui le faisait. Enfin, c’est normal qu’il y ait un peu de vacances dans notre système. Faudra un peu de temps pour trouver un nouveau rythme. Y a tant à faire, des cartons de publicité qu’on va voler au rond point de Cora Lens 2,  pour les repeindre et les utiliser sur les Porteurs de Paroles (on fait les anti pub, les cartons de pub sont accroché sur des pylônes et ça déborde jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à l’obscénité) jusqu’au spectacle qu’on monte pour les journées du patrimoine. Et les réunions qui s’enchainent..

dunk dunk dunk

Ouh là! ça bosse dur de toute part. Hier développement durable avec le Cerd et usine Pocheco à Villeneuve d’Ascq. Et puis dans l’après midi Dunkerque. Dunk de Dunk. Pour la préparation de nos nombreuses interventions dans la ville en octobre et durant toute la saison. Des journées à n’en plus finir. De neuf heures à minuit. Et la route à faire. Loos en Gohelle Dunkerque, c’est pas la porte à côté. Mais tout va bien. Tout s’est bien passé. Et la brique, le petit spectacle suit sont cours. Deux filages, cet après midi, 15h30 et à 16h30. On en a fait un, hier après midi. Bernard Bones, le secrétaire général de Culture Commune nous a fait la gentillesse d’y assister. Ce fut l’occasion d’une belle conversation sur le monde artistique et le monde ouvrier. Le petit spectacle dure une vingtaine de minutes. Avec des images de Jérémie Bernaert. Et un coup de main à la mise en scène de M. Cendre. Beaucoup de vidéo et beaucoup de textes. Et puis faut se préparer aussi pour les porteurs de paroles qu’on va faire sur le site ce week end avec le Cerd pour les journées du patrimoine. On a fait une réunion hier matin sur Lille. Les différentes équipes d’artistes sont arrivées au 11/19 et tout le monde travaille. La fabrique s’est à nouveau mise en mode fourmilière.

lacompagnieidéale

On se souvient des textes sur la compagnie, sur la compagnie idéale plutôt. On avait lancé ça l’année dernière à l’initiative d’Olivier. Et suite au stage avec lepave.org. On avait eu des réponses toutes intéressantes. Les uns imaginant la compagnie idéale comme étant la compagnie amateure. Les autres la décrivant comme une compagnie autogérée où les propositions artistiques seraient le fruit de réflexion collective ou alors chacun aurait à tout moment la possibilité de développer son initiative artistique soutenue par l’ensemble du groupe. Souvent revenait l’idée d’un groupe qui réfléchirait beaucoup. Un peu comme au lepave.org. On disait la compagnie idéale: – Réalise un travail artistique utile socialement. Considère l’art comme un outil de changement social. Crée ses propres outils d’évaluation de ses actions et n’accorde que peu d’importance aux critères de légitimation du monde de l’art – Réunit des membres partageant des convictions et désirant défendre ces engagements par le biais de pratiques artistiques -La compagnie idéale n’est elle pas la compagnie amateure qui n’a de compte à rendre à personne – Il y aurait un bilan / discussion après chaque action, où l’on analyserait sans juger ce qui s’est passé, et l’on chercherait ensemble à améliorer – Il serait simple de se comprendre et de dire les choses. La compagnie idéale ne serait donc pas ce faux compagnon qui parlerait sans cesse de lui, de son art voire de son génie et de l’ingratitude des financeurs à son égard mais plutôt celui qui par son écoute, son soutien et son discernement déplace notre point de vue sur ce que nous vivons. Nous aide à envisager un autre monde. Un mieux vivre -Peut être faut il aller chercher du côté de Fluxus ou du Group Matérial! – Une compagnie idéale se préoccupe de son inscription dans le social et garde la maitrise de ce qu’elle fabrique. Les œuvres qu’elle produit visent à faire réfléchir, à réfléchir – Une compagnie idéale a un fonctionnement  » normal « sans volonté d’ exemplarité -La lutte est dans le quotidien, la lutte pour un changement fondamental de société, « l’art en soi ne veut rien dire si ça n’est relié à rien ». Le dire et tout faire à notre niveau pour faire ce qu’on dit : sur le terrain, dans les conversations, dans les rapports avec les autres, dans la vigilance au quotidien.

la brique(page3)

Est ce qu’une enfance dans les corons est une enfance de briques ?(photo d’enfances) J’ai utilisé des photos d’enfance que j’ai filmées chez ma sœur parce que c’est elle qui a tout récupéré après la mort de mes parents mais ça n’a rien à voir. Je regarde ces photos et je ne vois pas le rapport parce que ça n’a rien à voir. Parce que ça n’a rien à voir. En fait je crois qu’un jour je me suis mis à inventer l’endroit d’où je venais. Mon père mineur de fond. Mon oncle déporté dans les camps de concentration. Le communisme. Tout. Le fait qu’on n’était pas baptisé. Tout. Je suis allé rechercher ça très loin si loin que je me demande si ça a vraiment existé ou si je n’ai pas pour ainsi dire tout inventé. En tout cas ces photos me mettent mal à l’aise. A cause du temps, à cause de l’éloignement. Ces images ne sont pas à moi. Parce que je suis parti loin de tout ça. Plus là bas et pas bien ailleurs. Emigré de l’intérieur. Découper les images d’enfance, les noircir complètement ou mettre de la couleur, peindre dessus. Les rendre différentes pour avoir l’impression qu’elles m’appartiennent.
D’où si loin que me reviennent l’ombre de mes amours anciennes, il y a toujours une brique dans le paysage…. Jannick Merlin… l’église de Ferfay… Cet été je suis allé à Ostende à pied. J’ai du découper ma chaussure tellement j’avais mal au pied.

des passages soulignés d'un livre posé par terre dans lequel je shoote régulièrement

La confusion des genres est portée à son comble avec Joseph Beuys, qui règne sur la Documenta V, à la fois par sa faculté d’absorber le politique et pour sa mythologie individuelle/Toute politique est une lutte pour le pouvoir; or ce pouvoir sous la forme ultime, c’est la violence/L’art comme communication, c’est le contact entre le bon-à -rien dans l’un et le bon-à-rien dans l’autre. L’art comme création, c’est facile, au sens où être dieu c’est facile. Dieu est votre parfait bon-à-rien. Le monde de la création étant le monde du bon-à-rien, il appartient à quiconque revendique ce don inné: la bon-à-rien-itude/Paik s’intéressait d’ailleurs beaucoup moins à imaginer de nouveaux objets et de nouveaux sons qu’à créer de « nouveaux états de conscience »/Quiconque a déjà senti monter en lui la force de sa propre destruction sait avec quelle négligente lassitude il pourrait lui arriver de tuer les organisateurs de l’ennui. Un jour. Par hasard/Les situationnistes reviennent sur la définition d’une situation en remarquant la récurrence avec laquelle toutes les recherches révolutionnaires ont porté sur la volonté de briser l’identification du spectateur au héros, pour faire passer le public de son rôle sinon passif du moins seulement figurant au rôle non pas d’acteurs mais de « viveurs »/