hvdz fresko stiegler curie

On est installé au 11/19 depuis 14 ans. On est arrivé aux tous débuts de la fa(do)brique du 11/19. Je me rappelle il y a deux ans des rendez vous réguliers avec Bernard Stiegler. On lui avait donné plein d’adresses dans le quartier. Il était allé rencontrer tout le monde pour discuter du projet du Louvre Lens. Il était missionné par le conseil régional pour réfléchir avec les acteurs locaux (culturels et associatifs) à la relation du Louvre Lens et des habitants des quartiers environnants. Il avait en particulier rencontré M. Fresko qui dirige le collège Curie à Liévin. A l’époque on travaillait beaucoup avec le collège Curie. On y allait très souvent. Quand on voulait proposer ou tester un nouveau projet, il nous suffisait de passer un coup de téléphone à M. Fresko et on allait quand on voulait au Collège pour travailler sur une nouvelle proposition artistique avec les collégiens. Ce qui fait que d’années en années on a tissé des liens forts avec le collège et le quartier. Mais avec le temps et nos sollicitations multiples, on n’a plus vraiment le temps d’être comme on aimerait l’être sur le quartier. Il faudrait qu’on soit deux ou trois fois plus nombreux dans la compagnie. Et structurellement et économiquement c’est parfaitement irréalisable. On a beau retourné le problème dans tous les sens, on n’a jamais trouvé de solution. Avec Bernard Stiegler on avait évoqué que Culture Commune et HVDZ mettent en place une plate forme de recherche. Un lieu de rencontre pour les habitants du quartier et les artistes et les chercheurs. En connexion avec le Louvre Lens…

écrire la vie

Lundi de pont. Avant le 1er mai. Grosse pluie d’orage. Entre deux tours d’élections… Faut absolument écrire le projet sur Les Briques. On va rajouter du charbon aussi. Alors on va appeler ça,  Les Briques et le Charbon. On pourrait garder le charbon pour plus tard mais on peut dire que les briques et le charbon vont bien ensemble. Et si on ne fait pas ça maintenant quand est ce qu’on le fera, non? La brique, les briques et le charbon.

cynthia fleury la fin du courage

Avoir le sens de l’ à-propos, c’est aussi reconnaître qu’il manque parfois et qu’il faut »passer » à autre chose. « J’ai un dictionnaire tout à part moi : je passe le temps, quand il est mauvais et incommode ; quand il est bon, je ne veux pas le passer, je le retâte, je m’y tiens. » En moraliste modeste, Montaigne sait qu’il existe des cycles et que tous les « temps » ne se valent pas ; « il faut courir le mauvais et se rasseoir  au bon. » Cette vie, écrit Montaigne,  » il y a du ménage à la jouir : je la jouis au double des autres, car la mesure en la jouissance dépend du plus ou moins d’application que nous y prêtons ». Le bonheur et le courage témoigneraient-ils d’un même effort? « Principalement à cette heure, que j’aperçoive la mienne si brève en temps, je la veux étendre en poids ; je veux arrêter la promptitude de sa fuite par la promptitude de ma saisie, et par la vigueur de l’usage compenser la hâtivité de son écoulement. A mesure que la possession du vivre est plus courte, il me faut la rendre plus profonde et plus pleine.

Pas de brique hier

Pas de brique hier pour cause d’ateliers à la fa(do)brique du 11/19. Gilbert, Jérémie et Marie (de Culture Commune) sont allés visiter l’hôpital de Lens. On doit y faire un Portrait l’année prochaine. Pour les salariés de l’hôpital. Sur différents temps de résidence. Et il y a aussi le travail qu’on doit très vite mettre en route pour la fédération des maisons de quartier de l’agglomération dunkerquoise. On a reçu la réponse ces jours derniers. On va donc réaliser un autre film-spectacle à Dunkerque. Pour les quarante ans de la fédération. On va démarrer dans le courant du mois de mai. On va faire comme on avait fait avec le Centre de Formation des Apprentis du Nord-Pas-de-Calais. On va se rendre en équipe (danseurs, acteurs, comédiens, vidéastes) dans toutes les maisons de quartier, à plusieurs reprises et on va faire le film-spectacle avec les gens qui travaillent dans les maisons de quartier. Et avec les adhérents. On retourne plus tôt que prévu à Dunkerque. La ville de Loos en Gohelle réalise un audio-guide et nous a demandé d’y participer par le biais d’une agence parisienne. Il s’agirait d’accompagner des visiteurs en leur racontant dans le creux de l’oreille la vie d’une compagnie de théâtre dans le bassin minier du Pas de Calais. Et on sait maintenant qu’on va répéter les Atomics à la Condition Publique à Roubaix. Pour la reprise à Douai le 2/06/12.

Bien briqué (3)

Surpris par la pluie. Une pluie d’orage. J’étais comme en prière face au mur de briques après avoir revétu une combinaison blanche achetée à Brico Dépôt (qui par ailleurs est fermé entre midi et deux heures). J’étais auparavant allé acheter des petits moutons en peluches chez Pickwick (ils n’ont pas de chèvres en peluche mais nombre de pandas et d’ours de toutes les couleurs et un tigre) dans l’idée d’en faire des briquettes. Devant le mur j’attendais que Jérémie ait terminé de me transformer en mur de briques. Mais on a manqué de couleurs rouges et l’orage qui a soudainement éclaté nous a fait fuir à toutes jambes. On a fini l’après midi en déménageant tout le matériel de la salle 2 pour faire place libre aux jeunes gens qui présentent ce soir leur atelier dans le cadre des stages de vacances de Pâques à Culture Commune. Faut savoir que ces stages regroupent des dizaines de jeunes gens de Lens et des environs et que tout au long des années cette présentation est très attendue par les habitants de Lens, Liévin et Loos en Gohelle. On reprendra la Brique en salle 2 dès mercredi prochain. Faut continuer les essais et passer à l’écriture et à la mise en scène.