
Carnets de route
Grand Fort Philippe – Loos en Gohelle
Retour au bureau. Sous dix centimètres de neige. On prépare le stage de la semaine prochaine (Chantiers Nomades). Faut remettre en place le matériel (les caméras, les ordinateurs, les batteries, nos micros, notre petite sono portable dont on se sert pour faire danser le monde. Et dire des textes. La dernière fois, c’était au Super U de Grand Fort Philippe). Le réviser. Pour qu’il soit prêt pour Aubusson, prochaine étape du travail avec les personnes.
Aubusson est dans la Creuse. Grand Fort Philippe est dans le nord. A la frontière du Pas de Calais. Au bout du jardin de Céline, qui travaille au Bateau feu et vit à Grand Fort Philippe avec son mari Johan, Grand Fort Phillipois de naissance et Roméo, leur fils (qui joue de la batterie), on est dans le Pas de Calais. On n’oubliera pas de si tôt GFP. GFP, comme le dit Jean Jacques Wadoux, est une oeuvre d’art en soi. Avec son chenal d’une éternelle beauté (on y a vu des phoques et un dauphin).
Portrait Grand Fort Philippe
Après l’hôpital de Lens avant-hier, le portrait de Grand Fort Philippe, à côté de Petit Fort Philippe et Gravelines, commence. Avec le Bateau Feu et ses poissons volants. Dès demain matin. Le rendez vous est fixé à dix heures au centre socio-culturel. Dès demain dans le froid et la neige dans Grand Fort Philippe, ville mer traversée par un magnifique chenal au bout duquel se dresse fièrement un grand phare noir et blanc, nous marcherons dans les rues et sur le bord de l’eau. La neige sur l’eau, le silence sur le silence. Nous nous réjouissons par avance de ces découvertes à venir, de ces personnes nouvelles qu’on va rencontrées. Avec qui on va faire un bout de chemin. Avec qui on va remonter le cours de Grand Fort Philippe et des environs. On va mettre nos expériences en commun pour faire parler la ville. Et parler avec elle. Avec les personnes. De ce qui a cours, de ce qui n’a plus cours. De ce qu’on s’efforcera de retrouver. Et de tout ce qui s’invente sur ce qui a déjà été. Danser ensemble. Faire du théâtre ensemble. Et faire notre film spectacle. Avec et pour les gens.
les tabliers

Pauline et Alexandra

Maggie

Les questions

les citations

à l’hôpital, à Lens
Journée dense à l’hôpital.
Arrivée 10h, on a rendez vous au service d’imagerie médicale. Traversée de l’hôpital c’est la troisième fois que l’on vient, on reviendra en mars du 3 au 8 pour terminer le film spectacle. On traverse le hall Delplace, ils ont ajouté une sculpture. Elle est sous verre placée au coin du mur pour ne pas être bousculée. Ce sont deux hommes face à face, dans l’un des hommes il y a un trou (de brique) et dans l’autre homme il y a la brique qui manque au premier.
Direction Mme Sevin ! Elle est dynamique, souriante et passionnante. On fait la visite du service avec elle, le service d’imagerie. L’IRM, le scanner, les salles d’attentes où les salariées amènent des jeux pour les enfants.
On a passé un temps à l’endroit où ils effectuent les mammographies, elle nous a raconté le dépistage, les groupes qu’ils ont constitués. Il est conseillé aux femmes entre 50 et 74 ans de faire un dépistage tous les deux ans. Parfois les femmes n’osent pas venir seules, alors avec les villes ou les centres sociaux ils regroupent des femmes par 4 ou 5 qui peuvent venir faire l’examen ensemble. Ensuite, le premier pas passé, elles reviennent seules plus facilement. Le service est exclusivement féminin. Les femmes préfèrent être manipulée par des femmes pour les mammographies, par contre pour le gynécologue elles s’en fichent, dit – elle.
Mme Sevin nous a accompagné partout, et a fini par nous raconter des petites anecdotes sur les radios. Ils ont vu une radio d’ un homme qui avait une tour Effeil dans le pied …
Alexandra

