papilles et papotes

On a rêvé qu’on s’installait dans une maison de quartier. On devenait compagnie associée dans une maison de quartier. Les maisons de quartier sont des maisons de la culture. Le premier spectacle qu’on y présentait s’appelait Papilles et papotes. On racontait un quartier en faisant à manger à tout le monde. Et on servait du bon vin. On avait glané des histoires en porte à porte comme on le fait dans les Veillées et on les racontait au fur et à mesure du repas qu’on préparait. Il y avait les odeurs. On avait mis la viande à cuire très tôt le matin et les tartes aussi. Un crumble. Un tiramisu. On était bon cuisinier. Dans les rêves, on peut tout faire. C’est pratique. Même quand on est une vraie quish en cuisine. Voire un ignorant complet. Dans les maisons de quartier (maison de la culture), tout est possible. A Dunkerque, tous les soirs de représentation, les maisons de quartier de la ville nous ramenaient des plats, des gâteaux. Pour tout le monde. Je me souviens d’un quart quart délicieux, de puddings, de cakes… On a rêvé qu’on était pour toujours dans une maison de quartier ou un centre social.

encore un matin

Se mettre au parfum de ce qui vient. C’est pas ce qu’on fait de plus facile. Le passé, c’est ce qui ne passe pas. C’est comme si depuis tout ce temps on avait réussi à passer entre les gouttes. On se souvient, il y a dix ans. On se souvient, il y a cinq ans. On se souvient l’année dernière, le mois dernier, la semaine dernière, hier. Les matins sont cruels. Il y a des jours, on voudrait tout changer. Devenir vigneron par exemple. On cultiverait des vignes sans mettre de souffre (c’est ce qui rend malade quand on a trop bu) et on produirait du vin nature. Ou on s’appellerait Sébastien Barrié.

réunion à onze heures avec Le Louvre

Lorgies est un village bien connu par la compagnie puisque depuis des années on y loge des artistes. C’est à vingt minutes de Loos en Gohelle. On pourrait faire un guide des gîtes du Pas de Calais et d’ailleurs. A Dunkerque, pour la plupart nous étions dans des gîtes très confortables à Bray-Dunes. Certains en ont profité pour aller faire du Taï Chi le soir face à la mer ou de ballades sur le rivage ou encore des virées en Belgique où les cigarettes et le chocolat sont moins chers. De la plage de Dunkerque on voit La Panne, station balnéaire belge, plutôt chic. Un peu comme La Baule. Ou Le Touquet. Lorgies est plus près de Lille que de Lens. Lille ouest. On dit que dans les grandes villes les quartiers situés à l’Ouest sont les plus riches parce que les vents dominants viennent de l’ouest et balaie la pollution. Quand on a les moyens, on est protégé de la pollution. A part Lille où les quartiers populaires sont au sud, dans plein d’endroits, c’est dans les quartiers nord qu’on retrouve les populations les plus démunies. Lorgies et Richebourg sont deux beaux villages du Bas Pays (c’est déjà le début de la grande plaine des Flandres) où beaucoup de Lillois font construire des grandes maisons. Comme à Hinges et Locon.

premiers pas à Lorgies et Richebourg…

Tout va trop vite. Hier soir nous étions avec Maggie à Lorgies pour parler  du Portrait qu’on va faire la semaine prochaine (ça démarre samedi matin) à Lorgies et Richebourg, sous la Smob (chapiteau de la communauté d’agglo, Artois Comm.). Cette manifestation prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les actions et les activités que génèrent la Smob sur le territoire déclenchent un engouement populaire grandissant. Dans les villages des groupes se préparent toute l’année pour présenter leur travail sous le chapiteau. Le chapiteau est réclamé par de plus en plus de communes. La Smob depuis sa création en 2011 a suscité une dynamique culturelle, artistique, populaire et exigeante sur tout le territoire d’Artois Comm. Et par ces temps de crise on se rend compte que les gens ne demandent qu’à participer ensemble à des constructions citoyennes, pour combattre le défaitisme, le fatalisme ambiant et la peur, ce qui est une manière de barrer la route aux idées haineuses d’extrême droite.

Dimanche du jour d’avant la Veillée des Veillées à Dunkerque

Dimanche du jour d’avant la Veillée des Veillées à Dunkerque. On est dans les starting block. On a eu un avant goût vendredi, avec la flashmob au Kursaal. C’était comme un tour de chauffe. Dès demain matin on est en place à la maison de quartier de Rosendaël… Pour préparer des nouvelles rencontres et la conférence décalée de fin de semaine, interprétée par les Veilleurs de base et des personnes de Dunkerque. Et l’apéro-veillée de Rexpoëde (film-conférence, flash-mob et valse). On sera sur place pendant tout le mois de mai. A la maison de quartier de Rosendaël, à Pasteur et à la Concorde. Et dans tous les lieux et chez toutes les personnes qu’on a rencontrées durant ces deux années de travail avec le Bateau Feu. Et chez d’autres encore…

Flash mob, Valser à l’envers, les danseurs de Dunderque et d’ailleurs, l’adage, les écrans sur papier blanc, ONL, Valse triste, M. Tahar de Lefrinckoucke

Ça s’est très bien passé hier à Dunkerque. Il faisait beau à l’heure de l’attente des spectateurs pour le concert de musique classique donné par l’ONL. On a dansé notre adage devant les gens sur la Valse Triste de Sybellius. Des danseurEs dunkerquois nous ont rejoints en milieu d’après midi pour la répétition à l’auberge de jeunesse qui héberge les bureaux du Bateau Feu (en attendant la réouverture du théâtre du centre ville en fin de saison prochaine). On est allé se mêler à la foule comme prévu et Hervé et Camille de HVDZ ont ouvert le bal. Marie K a lancé la musique après le prologue dansé, interprété par Camille et Hervé. Et c’était parti pour dix minutes de danse et de musique tous ensemble. Au milieu du serpent de la multitude des passionnés et des curieux de musique classique (plusieurs milliers de personnes).  Dans l’entrée du Kursal, on a projeté des images de la Veillée des Veillée sur deux écrans qu’on a fabriqués avec des affiches retournées sur un mur bleu (Dunkerque) brillant. On a eu l’occasion de discuter avec plein de gens de ce qu’on fait là, à Dunkerque. La Veillée des Veillées et plein d’autres activités artistiques et culturelles. Est-ce qu’en soi la question de l’art est une bonne question? Sans doute est il plus important de savoir en quoi et pourquoi on ne pourrait pas s’en passer ?

ONL, HVDZ et Bateau Feu

A Dunkerque, ce soir surprise au concert de l’ONL (orchestre national de Lille) ! Une flash mob made in HVDZ et le Bateau Feu réunis, tandis que les gens attendront de prendre place au Kursal. C’est le début d’une série d’interventions qui va durer un mois jusqu’ à la soirée qu’on a appelée, on s’est dit qu’on passerait la soirée ensemble à la Concorde à la fin du mois de mai. Donc on a rendez vous au Bateau Feu en milieu d’après midi avec nos tee shirts de couleur vive pour répéter la danse qui est un adage (une danse lente qui ressemble à une prière méditative orientale). On sera plus d’une trentaine. On va se glisser dans la file d’attente et à un signal donné, Hervé va sortir du rang et sera rejoint dans la danse par les autres participants et la musique se mettra en marche (la valse triste de Sybellius ! On avait pensé à Finlandia qu’on utilisait dans le spectacle j’m’excuse parce qu’on ne manque jamais de faire un signe à Kader Baraka. Dans la Brique on a repris des expressions du spectacle de Kader. On se rappelle qu’on est allé sur sa tombe à Sidi Bou Sfar à côté d’Oran quand on a travaillé avec Hamid Ben Mahi à Mostaganem)…. On emmène tout le matériel mais on ne pourra pas utiliser cette fois nos batteries révolutionnaires au lithium car il nous manque un transfo. Tout  sera définitivement prêt lundi matin à la maison de quartier de Rosendaël pour notre nouvelle résidence d’art partagé et participatif à Dunkerque. Aujourd’hui participent à la flash mob des danseurEs dunkerquois des différents lycées de la ville et des clubs de danse qui ont été entrainéEs par Hervé et Camille ces dernières semaines.