Porte-à-porte, acte 2, scène 1

Ce matin, premier porte-à-porte pour Mourad et Bénédicte !
C’est samedi, il est 10h.
On nous répond très gentiment, mais « être filmée maintenant ? ha non, je suis encore en pyjama ! » Nous aussi, quand on est chez nous, le samedi à 10h, on est encore en pyjama. Alors, on comprend, on donne un flyer pour la restitution du film-spectacle, on écorche au passage le nom « Roost-Warendin » et on passe à la porte suivante.
On continue notre promenade dans le Quartier Notre-Dame, à Waziers. On croise Valérie, sa fille et sa petite fille. Valérie nous raconte qu’elle vit à Waziers depuis toujours et dans cette maison depuis 1999.
Elle nous parle aussi du marché de Waziers, qui était bien plus grand avant.
Maintenant les commerçants sont moins nombreux. En début de mois, ils vendent bien, mais après, c’est dur pour les clients, alors c’est dur pour eux aussi.

Photo historique quartier notre dame waziers

Le jardin de Cocagne du Raquet à Sin-Le-Noble – Part 7

Le dispositif RADIS : le Réseau pour une Alimentation Durable, Inclusive et Solidaire, c’est un dispositif pour permettre à tous d’accéder à une alimentation durable sur le Douaisis.
Le dispositif RADIS : le sac de Dorothée, dans lequel elle cache la racine, le blanc et le rose pour garder le secret, tout en laissant dépasser les fanes pour la beauté du vert.

LE JARDIN DE COCAGNE DU RAQUET À SIN-LE-NOBLE – PART 6

Louis et Jean-Louis.
Louis, l’encadrant technique et Jean-Louis, le directeur :
– Louis était maraîcher pendant des années. 40 ans ? – Euh, oui, un bon 40 ans. 50 ans même. – Et ici, ici, sur le Raquet. Et, à travers le Jardin de Cocagne, il cultive sur des terres dont il a été exproprié il y a dix ans. Et c’est un spécialiste mondial de la salade et notamment de la salade frisée. La « fine maraîchère », qu’on fait moins maintenant. Et donc quand on fait la « fine maraîchère » ici, on y met la recette fétiche que l’épouse de Louis faisait avec des lardons, de la frisée, des pommes de terre. Et c’est absolument succulent. Et une bonne tranche de jambon ou des œufs. Oui, oui, oui, avec des œufs, oui, avec des œufs un peu mollets, un peu mollets, oui, voilà, c’est ça. – Et ça, c’était la saison estivale et l’hiver, c’était le pissenlit avec pommes de terre, et puis des œufs un peu mollets. Et puis voilà. – C’est génial. – Et très simple. Oui, c’est ça. – Et ce qu’il produisait beaucoup, c’était de la « gotte » au printemps, c’était de la petite salade. – Ça, c’est super bon, ça. – Et on fait ici la « pain de sucre » aussi. – La « pin de sucre », ça vaut de la scarole, ça. – C’est vraiment bon. C’est une salade oblongue comme ça, qui est à peu près longue comme ça. – En cône. – Elle est facile à préparer. C’est formidable. – D’abord, c’est une salade d’hiver. – On la passe vite fait sous l’eau et après on la tranche. On fait des tranches comme ça : tchouk, tchouk,tchouk. On la coupe un peu vite fait, et plouf dans la salade composée. C’est direct. – C’est un régal, ça.

LE JARDIN DE COCAGNE DU RAQUET À SIN-LE-NOBLE – PART 5

On a rencontré Jean-Louis, le directeur du Jardin de Cocagne de Sin-Le-Noble, et on lui demande comment on en vient à créer un endroit comme celui-ci, une entreprise solidaire, qui lutte contre l’exclusion sociale ? Jean-Louis nous répond en deux temps : « Il y a deux versions ! »
La version officielle :
C’est que j’ai voulu donner un tour plus entrepreneurial à mes conviction sociales.
Et la version un peu moins officielle :
En un an et demi, je suis passé de…. J’avais un emploi de cadre éducatif responsable de l’animation chrétienne dans un gros collège lycée à Saint-Jean à Douai. Donc travail pas forcément super payé mais bien reconnu. Avec ma petite famille, ma femme, mes quatre enfants, donc dans une maison délabrée mais grande à Douai. En un an et demi à : tout seul dans un appart parce que ma femme était décédée. Il y avait eu un changement de chef d’établissement et ça s’était mal passé avec le nouveau chef d’établissement. Mes enfants étaient grands et avaient quitté la maison. Voilà donc, nouvelle vie. J’ai un ami qui m’a dit : « Je te verrais bien créer une entreprise sociale, Jean-Louis ». Je me suis laissé faire par cette idée. J’ai fait un master 2 de développement local et d’économie solidaire à Valenciennes. Et puis après, j’ai créé le Jardin Cocagne de la Haute-Borne à Villeneuve d’Ascq, puis celui-ci à Sin-Le-Noble. »

Le jardin de Cocagne du Raquet à Sin-Le-Noble – Part 1

Vendredi, au Jardin de Cocagne, c’est jour de vente directe. Mais nous, on est venu pour aller faire des interviews dans les serres et danser devant les champs. (L’une de nous réussi quand même à acheter une botte de radis incroyables.) On repassera mardi pour acheter des légumes. Mardi, c’est l’autre journée où on peut acheter ces légumes beaux et bios, qui ont poussé dans un environnement rempli de sens, d’humanité et de partage. Les mains dans la terre, le plaisir est concret. On rencontre Louis, Pascal, Alexandra, Thierry, Jean-Louis, on admire le travail des salariés dans les champs et sous les serres. On repart avec l’envie de revenir.