Juste une mise au point

On va avoir du mal à joindre les deux bouts.  On a beaucoup de peine à trouver des partenaires, des théâtres qui veulent bien s’engager à nous soutenir. Comme dirait l’autre, la roue qui tourne tourne. Et…La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. Mais on va garder les épaules sur la tête et donner le meilleur de nous-mêmes. Pourtant on a cru qu’on était reparti du bon pied. Faut encore qu’on se renforce, qu’on gagne en endurance et qu’on reste ferme sur nos fondamentaux.  Ce n’est que le début de saison, on a toutes nos chances, on va mettre les bouchées doubles même si franchement, je ne vois pas comment on peut en faire plus. Avec l’effectif qu’on a (trois avants costauds, quatre arrières invincibles), on peut tout de même penser qu’on va encore intéresser des partenaires (on va demander un coup de main à Gervais Martel). On reste confiant malgré la difficulté.

Est ce qu’il a neigé à Noël ?

C’est l’angoisse du dimanche soir. Se lever tôt demain matin. Prendre le bus pour aller au lycée. Auchel est à cinq ou sept kilomètres de Ferfay. Avec ma mère et ma tante, on est allé ce matin déposer des chrysanthèmes sur les tombes au cimetière, derrière la mairie. Il faisait un froid très vif. On aurait dit qu’il allait neiger. On avait bien rangé les fleurs dans une petite carriole. Il y avait beaucoup de monde au cimetière. Toutes les tombes étaient superbement fleuries. Quelqu’un avait mis des bougies sur une tombe. Sans doute une famille polonaise. Tout le monde semblait bien d’accord, s’il gèle cette nuit, les fleurs ne tiendront pas longtemps. On a mis tant de temps à les faire pousser, à les mettre en pot. A les arranger. Les emmener au cimetière dans la carriole, à pied, c’est aussi tout un cérémonial. Faut marcher bien droit. Ne pas faire l’idiot avec la carriole. Faudrait pas qu’un bouquet de chrysanthèmes s’écrase sur un autre. Jusqu’au bout, il faut faire bien attention. Ce soir il fait un peu moins froid. Il s’est mis à pleuvoir. La pluie est glaciale mais il ne devrait pas geler. On aimerait bien que les fleurs tiennent au moins une ou deux semaines.

demain c’est novembre

Un week end  bien mérité comme on dit. On est cuit. Marie disait l’autre jour en sortant d’un rendez pour un nouveau spectacle (ça vient de tomber) à inventer de A à Z (ce qui veut dire, pour elle, la communication,  la rédaction des prospectus, des invitations, l’organisation des journées de travail,  la répartition du travail en fonction du nombre de participants, tenir au courant les partenaires au jour le jour, visiter les salles où on va jouer…) j’ai l’impression que je me suis remis sur le dos une tonne de boulot.

Et c’est toutes les semaines comme ça. On a rythme fou. On intervient sur tous les fronts. Dans les usines, auprès des migrants, dans les quartiers populaires, un jour à Loos en Gohelle, le lendemain à Terrasson. Dans les écoles, dans la rue, on fait des spectacles dans les théâtres, on fait de spectacles dans les salles des fêtes, dans les prisons. On fait des spectacles déambulatoires avec et pour les gens. On fait des spectacles traditionnels. En France, à l’étranger. C’est exagéré pour une petite équipe comme la nôtre. Tu me diras, Hvdz reçoit des subventions, de l’argent public, ce qui vous fait vivre. Alors on a difficilement le choix, faut travailler. Pas jusqu’à n’en plus pouvoir. Mais notre mission relève du service public. Alors, on doit rendre des comptes, ne serait-ce qu’à soi-même.

Une semaine s’achève ; comme un wagon d’un train long comme le temps, qui roule lentement, chargé de matières dangeureuses, il avance, pourtant on pourrait penser qu’il est immobile.

Aujourd’hui, Lucien, notre jeune artiste associé dans le cadre d’un projet initié par la Direction des Affaires Culturelles, ce qu’on appelle un Pas à Pas, nous a fait la surprise de nous inviter à une étape de travail en compagnie de sa dramaturge et amie Aurore. 3/4 d’heure de présentation sans fausse note. On est resté suspendu à ses lèvres. Intelligence, finesse, tendresse, humour… C’est formidable. Quelle chance d’avoir démarré la journée comme ça, et d’avoir Lucien avec nous ! Il a travaillé deux semaines à temps plein dans la salle 2 du onze-dix-neuf, la plupart du temps seul. Il s’est, par ailleurs, fait plein d’amis à Culture commune et il est beaucoup apprécié à CC. Ce matin Perrine de CC était avec nous pour assister à cette présentation savoureuse, particulière, originale. On invite le plus possible de gens à aller voir Lucien Fradin, dès que le spectacle sera prêt. Sans doute en début ou en milieu de saison prochaine. Cela nous a mis en joie pour le reste de la journée. Hier nous avons rencontré les amies de la Redoute pour le spectacle qu’on va faire ensemble en juin 16. On rentre maintenant dans le vif du sujet. Une réunion des Veilleurs de base (Martine, Jérémie et Didier) s’avère indispensable. Il nous faut inventer d’autres protocoles vidéo et une autre façon d’échanger avec le public de la Martinoire, de la Maison Pour Tous, ainsi que des écoles pour éviter la redite par rapport à l’an dernier. Et cet après midi nous avons donné une longue interview à la revue la Scène. On a mangé chez Sandy ce midi pour célébrer le travail de Lucien. On manque de célébrations à Hvdz. Maggie nous a rejoints et nous avons déjeuné dans la joie et la bonne humeur. Merci Lucien.

une belle journée

Hier a eu lieu le conseil d’administration d’Hvdz, renouvelé. Tout est pour le mieux. On a fait en sorte que ce ne soit pas trop long parce qu’on sait bien que si c’est trop long, c’est l’ennui qui nous prend, nous submerge et on s’énerve. Et on n’a plus le temps de la convivialité qui lie les gens et permet la discussion amicale. C’est un minimum avec tout ce qu’on défend dans notre façon de mener les projets de la compagnie. Combien de fois n’avons nous pas parlé de la théorie du care, qu’on pratique dans nos Veillées, nos Portraits… Prendre soin des autres, prendre soin de nous-mêmes. Prendre du temps pour les autres, pour nous, pour tout le monde. Alors il nous faut multiplier les moments de convivialité. Hier soir, après le C.A, on est resté dans la nuit à bavarder. A parler de course à pied, de la vie au village ou à la ville, de bon vin qui fait du bien au coeur, du monde, de la biodiversité, de la peur de décembre… Et puis on a quitté le 11/19, content et un peu triste de ce qui venait de se passer. Triste parce que Nathalie s’en va, mais heureux de ce nouveau départ, avec une bien belle équipe de nouveaux et d’anciens administrateurs. Dans la matinée nous étions allés à Marcoing, où si tout va bien, l’année prochaine nous ferons deux portraits, dans le voisinage de Marcoing.

Hier soir, nous avons élu un nouveau bureau

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Hier soir a eu lieu le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale de notre compagnie.
Nathalie Baraka a quitté ses fonctions de présidente après 4 ans d’accompagnements pour lesquels on la remercie très fort. C’est avec émotion que nous la voyons partir mais nous savons que nous la reverrons souvent.
C’est Franck Desmaricaux qui prend la place de président. Nous sommes ravis de l’accueillir parmi nous pour cette nouvelle aventure.

De nouveaux membres du bureau sont arrivés également:

Stéphane Pinard est Vice-Président
Fatima Boughriet est secrétaire
Mustafa Driouch est trésorier

Nos administrateurs sont Marie Décima, Marie-Paule Caron et Michel Lembre.

en route pour un conseil d’administration renouvelé et une nouvelle saison…

Une nouvelle route

Demain matin direction Marcoing dans l’Escaut. Rendez-vous à l’hôtel de ville à 11h, pour parler des Portraits, des Veillées et des Instantanés. Plusieurs communes se sont regroupées pour mener ensemble des projets culturels et semblent intéressées par notre action artistique. Ce serait pour le début de saison 2016/2017. Marcoing est à un peu plus d’un heure de Loos en Gohelle, par l’autoroute A26. Les Portraits et les Veillées nous font connaître notre région et le reste du monde mieux que n’importe lequel des voyages. Et nous y pratiquons l’essentiel, l’échange, la rencontre, le questionnement. Pour n’importe lequel de ces projets, il existe toujours des moment d’éternité. De vérité immanente. Comme des chercheurs d’or qui découvriraient des filons d’humanité. On fait de la politique, d’une autre manière, on ne représente personne, on donne la parole à tout le monde pour que chacun puisse exister pleinement dans son expression, au coeur du récit de sa propre vie. Nous recueillons chaque vie comme une oeuvre d’art.

On aurait bien eu besoin d’une semaine de vacances. Tous. pour la toussaint.

Un peu de repos avant de reprendre dès demain sur les chapeaux de roue. On reçoit les gens des Tréteaux de France pour faire le point sur la Redoute. On n’a pas eu de nouvelle de R. Monserrat qui devait nous envoyer le texte de la pièce qu’on montera la saison prochaine. On va faire le bilan de nos différentes avancées et en particulier, on va parler du spectacle qu’on va faire avec les ouvrières de la Redoute et qu’on présentera à Wattrelos et à la Cartoucherie en même temps que tous les spectacles des Tréteaux, qui veulent faire un évènement maison, à Vincennes, en fin de saison. Mardi, on va dans l’Escaut, parler d’un possible Portrait qu’on ferait l’année prochaine. Il faut organiser cette semaine avec Nadège P. nos interventions à l’Esad à Paris. Et finir de préparer la tournée de novembre dans le Sud Ouest ainsi que nos dossiers de subventions pour l’année prochaine. Pas oublier le Conseil d’Administration, mardi soir. Et nos interventions dans Loos en Gohelle, à la Cité 5.

Inch Allah !

Il est question de faire mille spectacles encore avant de mettre la clé sous la porte. Est-ce qu’on aura le temps de tout faire, en un peu plus de quatre ans ? Les Veillées, les cours à l’école de théâtre à Paris, aux Halles, les prochaines aventures avec les Tréteaux et la Redoute. Et le texte que Nadège est en train d’écrire et qu’on voudrait monter fin 2017, sur les migrants. On avait prévu un autre seul en scène, mais encore faut il trouver le temps de l’écrire. Il reste une foule de dates pour La Brique.