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Cappadoce et Pinochio
Flora est allée glaner des objets cet après midi dans le quartier, dans les immeubles au dessus de la maison de quartier. Elle a demandé aux locataires quel serait chez eux l’objet le plus important ou qui a le plus de valeur culturelle ou artistique. Elle a photographié des girafes en bois, un souvenir de Cappadoce. Elle a rencontré une dame originaire de Sardaigne qui lui a montré des paniers qu’elle avait tressés elle même en Sardaigne. Un Pinocchio en bois. Des skis. Un téléphone portable qui a sonné pendant qu’elle le prenait en photo. Une sourate. Un cahier avec des photos de chats dans un jardin. Des photos de famille. Un maillot de foot de fille…
rue de Dunkerque
le langage est la demeure de l’être
Il fait un froid glacial. On installe notre stand de portrait-citation le long de la sortie du métro, avenue de Dunkerque.
On est une grande équipe. Anne-Sophie, Antoine, Charles, Didier, Jérémie et Flora.
Il y a une jeune fille, la première que l’on accoste, qui nous dit que, justement, elle va en cours de théâtre, à l’Epsad. Elle a tout de suite accepté de faire le portrait-citation.
Un monsieur nous a dit en riant, second degré, troisième degré : moi, 43 ans aux bois blanc, alors non, je déteste, et puis j’aime pas le cinéma, et j’aime pas le théâtre non, plus, et puis mai 68 c’est fini !
Il y a une dame qui faisait du théâtre à Loos, et elle a choisi la citation le langage est la demeure de l’être, et elle a dit que sa fille est orthophoniste, et que oui, le langage est la demeure de l’être.
Grafs gris
foot en salle
Didier va à la fin de l’entraînement des filles qui font du foot en salle. Il leur a demandé de réfléchir au portrait chinois. Il revient du Grand Bleu où il a discuté avec plusieurs groupes de jeunes gens du quartier qui ont bien voulu se prêter au jeu du portrait chinois. Demain Didier part en quête de citations dans toutes les rues des Bois Blancs. Ce matin toute l’équipe était à la sortie de la station de métro des Bois Blancs pour faire des portraits avec citation. Antoine qui fait un stage à la compagnie HVDZ dans le cadre de ses études à l’IUT Carrières sociales et Action culturel et Charles, metteur en scène de la compagnie Tazoa avec qui nous menons cette année une convention de partenariat ont rejoint l’équipe et nous accompagnent dans nos errances et nos recherches quotidiennes sur le quartier.
le vélo du facteur de la rue Regnault
théâtre forum
On a prévu trente cinq à quarante minutes de spectacle vendredi à 18H30 à la salle de la concertation aux Bois Blancs, rue Mermoz. Hier soir on est allé voir une pièce de théâtre à l’école Desbordes-Valmore. Nous étions invités par un groupe d’habitants des Bois Blancs. Un spectacle de la troupe des Saltimbanques de Fortune. En 2009, un groupe de jeunes et d’adultes des Bois Blancs a participé à un stage de théâtre avec Zarouri Saïd qui leur a permis de présenter un spectacle inter-actif (théâtre forum) à l’Espace Pignon. Cette année l’atelier redémarre avec la présentation du spectacle des Saltimbanques de l’infortune. Le spectacle s’appelle SDF. A la fin du spectacle tout le monde claquait dans les mains et chantait l’Internationale.
aviateurs
2/Marc Leblanc Int Bois Blancs 04/01/10
Le petit journal des Bois Blancs date de 25 ans. En 1984 premier numéro. A l’époque beaucoup d’associations se sont développées. On cherchait un moyen d’expression et de rencontres des associations. Le Petit Journal devait servir à ça. On a sorti 4 000 exemplaires. On ne voulait pas de subvention. On a sorti le journal avec des encarts publicitaires. Tous les quatre mois. 1000 euros à chaque parution.. Le petit Journal c’est la vie des associations. On écrit des articles sur des situations difficiles pour aider le quartier à réfléchir.
Le Petit Journal, c’est quinze distributeurs. En un week-end il est distribué.
Le quartier est différent des autres quartiers. On connaît les limites du quartier. Il a des visages différents. Risque de perdre sa population ouvrière. Qu’elle parte petit à petit. Avec EuraTechnologies, c’est ce qui arrive. Par exemple le club de foot du quartier, c’est un militantisme quotidien. Tous les jours il se passe quelque chose au club de foot. Cela requiert un nombre de bénévoles considérable. Mais au moment où les jeunes deviennent adultes, ils doivent quitter le quartier parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter un logement à Bois Blancs…





