Blog
Le temps du poème et de l'éphémère
Nous sommes à la salle Dubois à Loos-en-Gohelle (62). Une nouvelle Veillée. Un premier temps d’une nouvelle Veillée. Ce midi nous étions au collège René Cassin. A la cantine. On a traîné un peu avec les camarades avant de revenir à la salle Dubois. Pour se remettre dans le bain des Veillées, on a longuement discuté des affaires du monde et de Loos-en-Gohelle. On a tenté de faire un pont entre St Nazaire où nous étions pour notre précédente Veillée et Loos-en-Gohelle. On est resté longtemps à la cantine. Quand on a rendu nos plateaux, les gens n’attendaient plus que nous pour fermer. C’est le fait sans doute d’être à la cantine d’un collège , on a beaucoup parlé d’éducation, d’école, du lycée expérimental de St Nazaire, de l’école de cirque de Châlons en Champagne.
En 2006, on avait fait une intervention (filmée) au Collége René Cassin lors d’un stage organisé à Culture Commune par la compagnie HVDZ et les Chantiers Nomades intitulé le temps du poème et de l’éphémère.
On s’était réparti par groupes d’acrobates, de danseurs et de comédiens dans toute la ville dont une équipe devant le collège, à l’heure de la sortie des cours. On avait fait une présentation à la fin du stage, à Culture Commune et on avait diffusé des images de notre présence au Collège. Dans le groupe il y avait des gens du Cheptel Aleïkum dont fait partie Flora.
Flora et Didier sont cet après midi avec les gens de l’association de la Bonne Humeur . Ce matin Martine et Didier ont vu Mme Cocqueel qui est conseillère municipale et qui dit que ça lui a permis de bien connaître la ville. Elle est venue s’installer à Loos-en-Gohelle, il y a vingt-deux ans après avoir vécu à La Couture près de Béthune.
Veillée # 16 Loos-en-Gohelle
On avait pensé que c’était la treizième Veillée mais c’était sans compter les trois premières veillées réalisées lors des rendez-vous cavaliers au cours de Lille 2004 ( qui a décentralisé ses actions sur toute la région avec les gens qui voulaient bien. Culture Commune y est allé à fond. Tellement à fond que tout le monde s’est tué au travail) à Lens dans les cités des Fleurs et des Provinces et à la Cité 4 et Sellier puis à Liévin dans le quartier de Riaumont. Je passe souvent devant le centre social de Riaumont quand je marche à Liévin en remontant du Val de Souchez. Quand on fait nos réunions en marchant avec le bureau on fait cette marche-là, à Liévin qui passe par Riaumont et la rue Defernez. Quand on remonte Riaumont en ligne droite de l’église de Riaumont jusqu’à la rue Defernez, on a une super perspective sur les deux grands terrils du 11/19 de Loos-en-Gohelle. C’est là qu’on se rend compte que Loos -en-Gohelle est très étendue. Loos-en-Gohelle est composée de au moins trois parties. Près du 11/19 vers Lens, le centre ville et la cité 5 de l’autre côté de la grand-route. Le 11/19 est aussi de l’autre côté de la grand-route mais plus haut vers Lens et Liévin. En tout cas c’est une très riche idée d’avoir conservé le site du 11/19 alors que la plupart des sites miniers a disparu. Tout le monde envie au maire de Loos-en-Gohelle cet endroit extraordinaire. Je sais pas moi mais on aurait pu y tourner un film comme Arizona Dream.Les esquimaux pensent même quand tu meurs t’es pas vraiment mort, tu es l’infini. L’histoire n’est que rêve dans l’attente d’être découvert. Dans la tempête on ne fait pas demi tour. On ira faire une Veillée au détroit de Behring. Je me souviens on avait voulu écrire en très grand Hollywood sur les terrils. J’y pense souvent quand je les regarde. Et il y avait aussi les e-pigeons de Claude aux pattes desquels on attachait un message écrit et que Claude récupérait dans son pigeonnier et qu’on transformait ensuite à Culture Commune, à la fabrique théâtrale en installation numérique. C’est comme ça que Stella avait demandait Boualem en marriage.
merci méan-penhoët
il y a
Il y a le soleil, qui s’est levé sur la tempête. Il y a l’arrivée de Frantz et de Blandine. Il y a la marche à pied de Guy le matin. Il y a les jouets de noël à la maison de quartier. Il y a les six mois du petit fils de Martine. Il y a une bonnette qui a perdu la tête. Il y a Saint Nazaire, port de toutes les litteratures. Il y a les clac-doigts. Il y a çinq nazes qui errent dans la ville. Il y a un article sur nous aujourd’hui. Il y a Didier avec son petit chapeau de paille. Il y a le déca et le café, le bleu et le roquefort. Il y a le naze-rire où on a acheté du OK tip-top.
Il y a un déménagement vers la salle Jacques Brel aujourd’hui. Il y aura les filages, les répetitions, les lectures, les danses.
Il y a notre dernier repas chez Ninine aujourd’hui, avec Georges.
Il y a plein de choses qui vont nous manquer.
ça klaxonne
Dimanche après midi dans Saint Nazaire désert et sous la tempête. Courageux troubadours sous la pluie et le vent pour les courageux passants sous la pluie et le vent aussi, forcément.
Puis la version Drive-in de l’adage, sur un rond point.
passer danser conduire (trouver les danseurs)
les courageux
Le film de Cora
Georges le directeur de la maison de quartier est passé dans l’après midi nous rendre visite. On est dans la dernière ligne droite de la Veillée de Méan Penhoët. On a écrit le scénario et on a continué nos actions de terrain toute la journée. Cora qui habite le quartier nous a remis ce qu’elle a filmé avec ses amis hier après midi. Son court métrage de trois minutes précèdera le film de la Veillée mardi soir.Nous avions eu l’idée de prêter une caméra à un(e) jeune du quartier lors de la Veillée de Barlin. Et depuis nous le faisons quand c’est possible sur chaque nouvelle Veillée. Pour tout dire la première fois qu’on a fait ça , ça remonte au film qu’on a fait sur Mireille à Sangatte. C’est Sophie Oswald qui avait fait les films pour le spectacle les Sublimes qui en avaient eu l’idée.C’est dans ces années là qu’on a rencontré les KXKM et qu’on s’est lancé dans la vidéo à corps perdu.





