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Antigone revient au LEP
Antigone au LEP, avec des élèves de première année de bac pro 3, mécanique auto et agricole et leur professeur . Un échange fructueux et très vivant. La responsable du CDI, qui nous accueille, nous a dit que notre intervention avec les terminales ébénisterie, et la présence des photos sur le blog, avaient laissé des traces. On espère que pour les élèves que nous avons rencontrés ce matin il en sera de même… en tout cas on a passé un très bon moment.
Antigone mécanique
Gabriel Lampel
On devait faire une intervention dans un lycée. On s’est trompé de classe. On est gêné. On s’est trompé d’heure. On a cru que c’était avec l’enseignante qu’on a vu ce matin avec qui on a fait Antigone. On est gêné.
On a rencontré M. Gabriel Lampel par hasard à la librairie. M. Gabriel Lampel vient de Hongrie. Il a été déporté. Si on lui demande comment il est arrivé à Hazebrouck. Par le train, nous dit-il. J’ai été reçu à Hazebrouck de façon très chaleureuse. Le pays le plus beau est le pays où on est heureux. Il va dans toutes les écoles suite à la publication de son livre de mémoires pour raconter son histoire pour parler de la guerre et de cette époque là dont il dit que les jeunes ignorent beaucoup de choses.
futsal entre deux matchs
jeudi soir, futsal CANM
Hier soir, on est allé rencontrer les jeunes du nouveau monde. C’est la soirée futsal et comme il y a plein d’équipes, il y a pas mal de monde sur le bord, qui attend, alors c’est l’occasion de discuter un peu, parler du quartier, du CANM, de la ville, et du monde en général, de ce qui va et de ce qui ne va pas.
les livres Hazebrouckois
Marais aux livres
Didier est allé interviewé la libraire du Marais aux livres. La librairie s’appelle comme ça parce que Hazebrouck, ça veut dire le marais aux lièvres, et aussi parce que la libraire avait autrefois une librairie dans le Marais, à Paris.
Didier a ramené deux livres Hazebrouckois : un roman policier de Didier Daeninckx intitulé Le géant inachevé, et puis une biographie illustrée sur l’Abbé Lemire.
L’abbé Lemire y écrit ceci :
Dès 1897, au parlement, je défends de nombreuses idées :
– Je veux que les personnes puissent s’arrêter de travailler une journée par semaine.
– Je veux que les enfants de moins de treize ans ne travaillent pas la nuit.
– Je veux que les femmes et les enfants ne travaillent pas plus de soixante heures par semaine.
– Je veux que les femmes et les enfants ne travaillent pas plus de onze heures par jour.
– Je veux que les femmes puissent s’arrêter de travailler pendant quelques temps, après avoir accouché.
– Je veux que les familles nombreuses puissent recevoir un peu d’argent pour les aider à élevé leurs enfants.
– Je veux que les personnes puissent être soignées, même si elles n’ont pas d’argent.
– Je veux que les personnes âgées puissent toucher une retraite.
…etc
Ben oui, en lisant ça, on se dit que les droits sociaux n’ont pas toujours été là, et qu’il a fallu que des gens se battent pour obtenir ce qui, aujourd’hui, paraît évident. Alors on se dit qu’il faut se battre plus que jamais, en espérant qu’un jour, les droits pour lesquels on se bat, les droits qu’on veut préserver et ceux qu’on veut obtenir, paraîtront évidents.
le trio du Biest
pas la lune
Au CA2J, le Centre d’Activité de Jean Jaurès, Didier a interviewé Damien Nieuwjaer, le président.
Didier et Jérémie étaient allés voir le cours de danse et avaient fait les portraits des petites danseuses : Margot, Hélène, Stessy, Camille, Honorine, Chloé, Léa, Célia, Sarah, Kiara, Logane, Rose, Louane, Emma.
Martine et Flora ont pris le relais, après l’interview, sont allées rencontrer quelques jeunes du quartier. Discussion sur la vie ici. Ce dont rêvent ces trois jeunes, avant tout, c’est d’un travail modeste, mais sûr. Ils sont prêts à se lever le matin, à quitter Hazebrouck et leurs familles, prêts à presque tout, mais les seuls emplois auxquels ils ont accès sont temporaires, en dessous de leurs qualifications, et souvent loin de ce qu’ils savent faire. Ils ne demandent pas la lune : être vendeuse, en vêtements pour femme ou enfant, avec un Bac Pro en vente, ça devrait être possible, non ? Le seul emploi qu’elle ait décroché, c’est femme de ménage dans une grande surface. Elle dit : si je met ça sur mon CV, eh ben, je n’ai plus envie de montrer mon CV, et puis je fais ça parce qu’on ne me propose rien d’autre, mais je veux pas renoncer à l’idée d’être vendeuse, je veux pas que les gens, en voyant mon CV, pensent que je suis femme de ménage…
Et lui, qui travaille dans les travaux publics, mais seulement de temps en temps, en intérim. Au début, il était dans une boîte, en alternance, puis embauché, mais la boîte a déposé le bilan, alors maintenant, c’est l’intérim, et l’intérim, ce n’est pratiquement que l’été. Il aime bosser. Il raconte les vendanges, où dormir sous la tente, se laver à la casserole, se lever tôt, et couper le raisin toute la journée, lui ont laissé un si bon souvenir. Et son rêve le plus cher : un vrai CDI, en maçonnerie.
Ils sont lucides, un peu assommés par un système qui ne laisse pas trop de place aux jeunes, mais ils y croient et en attendant, entre deux emplois , ils s’investissent au CA2J, organisent des rencontres de foot, de pèche, de pétanque, pour financer des activités pour les plus jeunes.





