A la corporation de développement communautaire

Rencontre ce midi avec Jacques Bellemare, Alexandra Caron, Geneviève Côté et et André Hébert à la Corporation de développement communautaire de Beauport. L’équipe oeuvre sur le territoire à la coordination des 50 services et des organismes d’action qui animent la vie associative du quartier, tout secteur confondu (cuisines collectives, organismes familiaux, coopération d’habitations…).

Dans une visée de partage et de mutualisation, la corporation agit comme un catalyseur de dynamisme local, et ce pour créer des ponts entre les actions citoyennes et les communautés. André Hébert est impliqué dans la corporation depuis 1997 et il a vu Beauport changer.

« Le quartier Montmorency, par exemple, était à l’origine un secteur important de l’industrie textile, aujourd’hui en reconversion. »

Geneviève nous parle de la situation actuelle qui est très inégale dans un système économique plus général où les pauvres deviennent plus pauvres. Les écarts se creusent. Avec l’augmentation du coût des logements certaines personnes se retrouvent désormais coupées de besoins essentiels, comme des aliments ou des médicaments. Pour répondre à cela, elle nous explique que des systèmes de distribution ont été mis en place.

On repart en se disant que le quartier a bien de la chance de compter la corporation parmi ses acteurs locaux. Regrouper ces organismes, c’est faire émerger la multiplicité d’un territoire, c’est donner du poids à la parole citoyenne.

La cerise sur le sunday

Autobus. Arrêt François-de-Laval. On monte, on s’assoit, on s’étire, on filme, on tourne, on est brinqueballés, on baisse le regard, on le relève, on sourit, on échange, les mots fusent, les têtes se tournent, les yeux cherchent les yeux, les minutes défilent, les arrêts aussi. L’autobus freine, les portes s’ouvrent. On s’est rencontré.
Bon jour à vous!

Ça tangue dans le bus 800 de Beauport à Beauport

On monte dans le bus et c’est parti, bonjour on fait partie des compagnies Code Universel et Hvdz et en collaboration avec la mairie de Beauport et de Québec, on va à la rencontre des gens. On va faire de la danse dans le bus, et dialoguer avec vous, si vous le voulez bien. Et les discussions s’entament. Puis vient le temps des danses et des déclamations. On entend les textes et les poèmes qui se superposent. Marie à l’avant du bus, Martine au milieu, Maggie à l’arrière. Et Maryse et Daniel entame un pas de deux tandis que Léa et Geneviève dansent en solo au gré des soubresauts de l’autobus, des entrées et des sorties des passagers. Des connections voient le jour entre un paysage et une danse, entre les passagers et les textes, les danses et les passagers, les danses et les textes. Le bus 800 se transforme en atelier mobile de recherche en art contemporain. Un art qui inclut le public dans la partition. Chaque vie est une oeuvre d’art.

Tu sais ce qui nous est arrivé ?

Tôt ce matin à l’arrêt du bus 800, avenue Royale. Danseuses et tout le monde. Lecture de textes et danses dans les bus de la ligne 800. La ligne du Vieux Beauport. On a eu la visite de journalistes. On a lu, clamé, déclamé et chuchoté à l’oreille des passagers. Expliquer (toujours expliquer) ce qu’on fait là et danser et dire des poèmes. Et des passages du blog. Tous les « il y a ». Les gens sont surpris. L’accueil est chaleureux. Distribution de flyers, tous azimuts. Préciser que le spectacle de la Veillée est forcément gratuit puisqu’on fait le spectacle avec les témoignages des citoyens. Rappeler l’adresse du blog et les dates du film-spectacles : Samedi 8 novembre 2014 à 15h et 20h et Dimanche 9 novembre 2014 à 15h, au Centre de Loisirs Monseigneur-De Laval. On a fait trois équipes de lecteurs et danseurs. Pendant près de deux heures, on a dévalé et remonté l’avenue Royale en Bus. Pas facile de faire des images mais quel plaisir d’être si près des gens, leur parler, parler à tout le monde, à tout  le monde donner de la danse et de la poésie. Et échanger. Se donner rendez-vous. Se revoir à la Veillée de Beauport.

Il y a (3)

Il y a des ballons à la récréation, il y a des citrouilles gonflables dans les jardins et une araignée aux yeux qui tournent. Il y a des sourires derrière des portes qui s’ouvrent, il y a la coquetterie des hommes et des femmes, il y a les pommes de l’île d’Orléans et le diner d’Halloween de l’association Oasis Centre femmes, il y a les enfants qui dansent, il y a Léa qui vient d’arriver au QG, il y a des jardins fermés pour l’hiver, il y a les deuxièmes portes d’entrées, il y a le sucre à la crème, il y a les allers-retours dans le quartier. Il y a Marie qui nous filme, il y a Aktan sur skype, il y a la visite au consulat de France et Daniel qui s’est mis sur son 31.
Il y a le téléphone qui sonne et le sous-marin pour le diner. Il y a les balles de tennis sous les chaises de la classe, il y a une piscine en faïencerie orientale un peu à l’abandon et dont l’eau verte regorge de feuilles mortes. Il y a des élèves qui se remémorent des souvenirs et qui les remettent en scène. Il y en a d’autres qui attendent Godot. Il y a la répétition des danseuses, des boas en plumes et des déguisements multicolores. Il y a des petits chocolats offerts à notre arrivée et savamment dégustés. Il y a du lait dans le café et des idées de recettes qui nous donnent l’eau à la bouche. Il y a la dame qui dit que Beauport c’est la cerise sur le sunday.