Veillée # Beauport (Québec)
Esprit en ébullition
Derrière les portes se trouvent des fées
Matinée en porte à porte autour du QG. On contourne les jardins jonchés de feuilles qui craquent, des citrouilles ont été installées sur les par-terres. Certaines portes restent closent, d’autres s’entre-ouvrent et des visages apparaissent.
« Bonjour, nous sommes Hvdz et Code Universel! »
Catherine nous sourie. Si Beauport se mangeait, Beauport serait un Cari, un peu épicé et plein de diversité
Trois maisons plus loin, on croise le regard de Laurène. Comme il fait froid et qu’on a envie de discuter un peu, elle nous invite à passer dans son salon. Laurène a travaillé pendant 38 années comme préposée à la téléphonie à l’Hôpital de Saint-François d’Assise, qui a récemment fusionné avec 5 autres hôpitaux de la ville. Elle recevait jusqu’à 120 appels par heure. « On était aux premières lignes pour discuter avec les familles des patients ».
Si Beauport était une musique? « Du blues! C’est ce qu’on allait écouter les fins de semaine d’été au Centre Girardin. Il y a avait des vestes en cuir partout! »
Laurène nous parle des croustades aux pommes qu’elle affectionne particulièrement. Il est presque midi, on a l’eau à la bouche et elle le voit. On repart une pomme à la main, une pomme qu’elle a cueilli dans les vergers de l’ile d’Orléans. On s’en retourne dans le vent, réchauffées de l’intérieur, notre butin à la main.
J’ai coulé toute mon existence ici!
voyage au centre de Beauport (suite)
En 1861, on dénombrait à Beauport cent six fours à chaux pour faire du ciment. Au 660 de l’avenue Royale, on a vu une belle maison. Dans les années 50, il y avait une piscine privée où les gens du village venaient apprendre à nager pour quelques sous. Le café de la Poste est situé à l’endroit de la toute première poste de Beauport. A l’endroit de l’arrêt de bus, Station du Temple, il y avait un restaurant et une boîte à chanson. Lortie Pierre, dit l’aveugle, à l’angle de la rue du Temple et de l’Avenue Royale, fut un des premiers citoyens de Beauport à avoir l’électricité. Il a acheté et installé un comptoir de la banque nationale au rez de chaussée de son immeuble, qui fut géré par sa fille. Dans le temps les divertissements se passaient en famille. Il y avait les Veillées. Les gens se fréquentaient, se voisinaient. On dansait, on se racontait des histoires. En 1965, on a créé l’arrondissement historique de Beauport, ce qui a permis de classer les maisons. Beaucoup de commerces dans l’avenue royale qui sont récents, ont nécessité la destruction de beaucoup d’anciennes maisons et de bâtiments patrimoniaux.
valsons

souvenir d’enfance

Léa d’ici de là

Petite, Léa adorait venir ici. Sa mère est directrice artistique des Tourbillons de Beauport (école de danse traditionnelle) elle venait à la salle où l’on jouera : le centre Monseigneur de Laval elle regardait sa mère danser, et puis parfois elle disait : « Maman je peux aller dehors? » Et puis Léa se mettait devant la grande porte de l’église elle penchait la tête en arrière jusqu’a avoir l’impression que l’église allait lui tombait sur la tête. Elle dit : « J’aimais tellement ça la danse, j’aimais tellement ça… » Aujourd’hui elle est sorti de l’école, et elle travaille pour la première fois avec Code universel.
Hier à Québec city

histoire de raconter
On a fait relâche un lundi, comme tout le monde, tous les théâtres. Aujourd’hui, on est au travail (Hvdz et Code Universel). On s’est retrouvé au Q.G vers 9 heures. Après un temps de réunion d’organisation de début de journée, on est tous à la tâche. Echauffement et répétition de danse au rez de chaussée, nourriture du blog, préparation au porte à porte et discussion administrative. Il est temps d’aller arpenter les rues, à la rencontre des Beauportois. A 11H45 on se retrouve au centre Oasis, un lieu de rencontres de femmes qui viennent du monde entier pour qui on va danser et avec qui on va dialoguer. Cet après midi, on intervient à l’école St Edouard. Au programme, danse et théâtre. Et rendez vous au Consulat de France à 15h30. Et du porte à porte, toujours ; c’est l’activité fondatrice des Veillées. C’est comme ça que ça a commencé, dans une rue qui longe le 11/19, le site minier de Loos en Gohelle (rénové en partie en centre culturel) où la compagnie Hvdz est installée depuis longtemps. Dans le Pas de Calais, pas loin de Lille, à quelques kilomètres de la frontière belge.
