Geneviève Duong, 29 octobre 2014 (danseuse de Code Universel)

Les Veillées,

C’est pour moi la découverte…du visage, du nom et de l’histoire de l’autre; d’un lieu historique, inusité et branché; d’artistes, d’acteurs du milieu de la culture et de citoyens; de savoirs multidisciplinaires; d’une approche artistique et d’une méthodologie; de la mentalité française, d’habitudes et de leur réalité; et…de moi-même.

Je vis l’instant présent, soit des moments à…regarder, écouter, rire et partager, et qui passent et reviennent, mais chacun à leurs saveurs.

Beauport avec…ses odeurs automnales; sa brise provenant du Fleuve Saint-Laurent; et ses maisons ancestrales et ses histoires cachées.

Aujourd’hui, je me souviens… de la saveur du café qui me réchauffait ce matin; le bruit des voitures et du chuchotement des passants; et les regards curieux et intéressés, comme ceux abaissés et incertains des passagers dans l’autobus 800, direction Québec.

Il y a…déjà une autre journée d’accomplie, la fatigue accumulée et le plaisir de penser à demain.

L’hiver, quand il neige, devant les chutes de Montmorency, il y a une montagne de neige qui s’élève au fur et à mesure.

Fin de journée. Tout le monde se réunit au Q.G. Longue journée qui a débuté par la folie de la ligne de bus 800. On regardait les images. On voit Maryse suspendue au plafond du bus tandis que Martine, Marie sont penchées sur des passagers comme des culbûtos pour leur dire un texte, proches, toutes proches… Un groupe de yamakasis sur la ligne de bus 800. On a fait la joie des gens et de nous-autres. On aurait pu ne pas arrêter. Ça aurait été le fun de continuer, de le faire ce soir encore jusqu’à l’extinction des feux. On serait à l’heure qu’il est dans la transe du bus de la ligne de bus 800. La dernière fois qu’on a fait ça, on était à St Nazaire avec Didier et Sophia. Y a des gens qui ont pris plusieurs fois le bus pour rester avec nous. On aurait dit et dit encore les textes et puis d’autres qu’on serait aller chercher dans le blog ou écrits sur le tas qu’on nous auraient fourni comme on donne à manger à ceux qui ont faim. Et danser jusqu’à ce que les corps parlent à leur tour, livrés à leur propre expression. Qu’il soit impossible d’y mettre un terme. Que Québec se donne rendez-vous à Beauport, pour l’évènement, une sortie de bus pas comme une autre. Que de partout on voit monter les gens, qu’on assiste à des longues files d’attente pour prendre le bus 800, le bus de Beauport à Beauport. Que le voyage dure deux minutes comme le dernier trajet de ce matin ou toute une vie…

que du bon temps !

Rencontre au Cercle des Fermières de Courville. Les unes tissent sur plusieurs métiers à tisser de différentes tailles tandis que d’autres tricotent, brodent, cousent ou font de la dentelle. Le Cercle fêtera en 2015 ses cent ans. Le Cercle est réservé aux femmes. Nous étions attendus, Suzanne Lizotte a pris sur son temps de tissage pour nous expliquer le fonctionnement du cercle et le savoir des adhérentes. L’idée est que chacune travaille en s’amusant. Ce travail est pour chacune d’entre elles une passion. Et il s’agit aussi de transmettre des savoir faire ancestraux afin que ceux-ci ne disparaissent à jamais. C’est aussi un lieu d’échanges de savoir faire et de paroles. Certaines sont là depuis quelques semaines tandis que d’autres y viennent depuis fort longtemps. La dame qui enseigne le tricot tricote depuis plus de cinquante deux ans et elle a très envie d’enseigner aux plus jeunes tout ce qu’elle sait, tout ce qu’elle a appris au fur et à mesure des années. Pour la plupart, tout ce qui se réalise ici est offert dans le cadre familial, ou à des amis. L’ambiance est très conviviale et à la fois très concentrée. Le travail demande beaucoup d’attention. Si l’on devait redémarrer de zéro, à cause d’une erreur de fil mal placé, cela signifierait parfois des semaines de travail supplémentaire. On a terminé la séance au Cercle des Fermières de Courville par un temps de citations. Toutes ont choisi leur citation qu’elles ont dite à la caméra.

Voyage au coeur de Beauport (suite 2)

Serge Racine nous explique qu’il a vécu au 1954 de l’avenue Royale, dans la maison qui se trouve derrière la maison qui donne sur la rue. Ils étaient douze enfants dans cette petite maison. La mère de Serge Racine présidait à l’époque aux destinées du groupe de danse  » les Tourbillons de Beauport « . Les danseurEs utilisait des ceintures fléchées. Quand la salle de répétition n’était pas disponible, le groupe venait répéter à la maison. Dans la petite maison, au milieu de toute la famille.