La Loonoise

Hier la chorale loonoise nous a offert… La Loonoise.
Voici les paroles :

La Loonoise
de Fabienne Vanbaelinghem

La mer les dunes et puis les champs
La petite ferme du « Pignon Blanc »
Celle des mes arrières-grands-parents
Pas de tracteur mais des chevaux
Au lieu-dit du Pont-à-Roseaux
Là maintenant des éoliennes
Rythment notre vie quotidienne
Pour voir le vent s’il va faire beau
R’gardons vers le Pont-à-Roseaux…

Puis viennent les souvenirs d’enfance
Là-haut tout au Nord de la France
Dimanches où souffle la tempête
Promenades sur la Digue du Break
Papa me serre très fort la main
Au bord de l’eau je risque rien
Puis les vagues qui lèchent la digue
Et mon cœur qui danse la gigue…

Les jours de beau temps la garenne
On courait à en perdre haleine
Le but c’était cette maison
Celle du pendu, celle du Clipon
Seul amer au milieu des dunes
Elle doit son salut à la brume
Trop loin, fallait tout traverser
Petites jambes trop vite fatiguées…

Passant près d’l’église le dimanche
J’l’imagine dans sa robe blanche
Arrière-grand-mère endimanchée
Faisant son tour sur le marché…
Et puis voilà mon p’tit bonhomme
Qui lui aussi est natif de Loon
Portant la gerbe le 8 Mai
En souv’nir de ses aînés
Traverse la ville sans dire un mot
Parce que Mamie a dit qu’là-haut
Ils le regardent ses aïeux
Qui étaient déjà natifs du lieu
Ils comptent sur lui pour préserver
Loon-Plage leur village bien aimé…

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À partir de quand on est un étranger quelque part ?

On rencontre beaucoup de loonois qui sont nés à Loon-Plage. Mais on rencontre aussi des loonois d’adoption, de cœur, en transit, de passage, en quête d’un endroit dans ce monde pour se poser.
Un gravelinois est devenu loonois, et ne se sent plus du tout gravelinois.
Une loonoise, née ici, a vécu pendant 3 ans ailleurs, mais est revenue ici, définitivement.
Une Loonoise, venue de Bruay-en-Artois (qui ne sera jamais pour elle Bruay-la-Buissière), fille de mineur, originaire de Pologne et Loonnoise depuis très longtemps.
Une guadeloupéenne est devenue loonoise depuis 43 années et ne quittera plus Loon-Plage, elle se sent des deux endroits à la fois, complétement loonoise, complètement guadeloupéenne. Quand elle est en Guadeloupe, elle se sent bien, mais elle pense à Loon-Plage, quand elle est à Loon-Plage, elle se sent bien mais elle pense à la Guadeloupe.
Une famille lilloise s’est installée à Loon-Plage et accueille les visiteurs et les touristes à La Tente Verte.
Des ouvriers de passage, de tous horizons, habitent à La Tente Verte du lundi au vendredi, et travaillent sur les méthaniers.
Un érythréen voudrait prendre un bus, il est à l’arrêt Route-de-Bourbourg à Loon-Plage, mais ne sait pas encore où il va aller exactement.
Néo-arrivant à Loon-Plage, de passage à Loon-Plage, si on s’y sent bien, est-ce que ça doit changer quelque chose de ne pas être natifs de Loon-Plage ?

Un mercredi après-midi à l’Espace Jeunes

L’espace Jeunes, les mercredis après-midi, c’est la liberté. Vient qui veut, quand il veut, repart quand il veut. La liberté, sans aucune contrainte. Selon les salles, les âges sont différents. Aujourd’hui, les plus vieux sont entre eux, ils s’affrontent au foot via un jeu vidéo, les plus jeunes sont sur les tables de ping-pong ou les tables de billard, d’autres jouent dans la salle informatique, deux jeunes filles discutent autour des tables basses. Ici, on vient pour se retrouver, pour jouer, pour passer du temps ensemble. C’est le lieu de la convivialité, la porte est ouverte, il y a de la place pour tout le monde.
Alors voilà, on débarque avec nos caméras et nos propositions de jeux pour faire des images pour le film-spectacle. Et, pour expliquer ce qu’on est venus faire et pourquoi on voudrait les rencontrer, on les réunit tous au même endroit, et voilà, déjà, on dérange un peu l’équilibre naturel de ce lieu. Alors forcément, les plus grands ados annoncent d’emblée : « Nous, on ne veut rien faire. » On craint que cela décourage les plus jeunes, mais heureusement, Mourad propose d’offrir une danse. Personne ne bouge, tous le regardent. Au bout de quelques secondes, on sent que c’est à moitié gagné car même les « grands ados » disent : « Il va vite. Il gère quand même. J’avoue. » Bien sûr les « grands ados » vont quand même quitter assez vite la salle de ping-pong pour retourner au match de foot, mais la rencontre a lieu et les plus jeunes restent avec nous.
Certes, il faut encore un peu ruser pour trouver le premier volontaire pour passer devant la caméra, mais, au final, ils se prêtent au jeu du « En attendant Godot », ils ont été quelques uns à venir sur la « scène » pour se disputer avec Didier, à propos de Loon-Plage qui ne ressemble pas tout à fait au Vaucluse.

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Accumulation…

On a rencontré plein de collectionneurs aujourd’hui.
Qu’est-ce que la compagnie pourrait collectionner ?

Les rendez-vous
Les projets
Les sourires
Les joies
Les photographies
Les instants présents
Les moments passés
Les articles
Les souvenirs
Les fous-rire
Les plateaux-repas
Les serviettes d’hôtel
Les tasses de café
Les tickets de train
Les billets d’avion
Les livres
Les créations futures
Les belles personnes
Le barnier
Les caméras
Des tonnes de papier
Des rencontres par millier
Le pain
Bref, collectionner le plaisir…

Le temps passe, passe, passe…

La vie va vite et est bien remplie à Loon-plage. Nous sommes déjà mercredi soir, nous arrêtons de filmer demain pour procéder au montage. Le film va être dense et varié à l’image de la ville. Cette après-midi, nous sommes allés faire des photos-souvenirs à l’espace jeune avec les enfants, le protocole Godot avec les enfants-éclaireurs, rencontrer Monsieur Ogard du secours populaire, Mr Morice de Loon-plage philatélie (et collections en tout genre), Mr Pruvost du Dojo et les enfants du judo. Une dernière équipe part, à l’instant, voir la chorale à l’école de musique. Ensuite, nous irons tous de bonne humeur manger notre valisette à la résidence d’artiste en attendant demain où vous risquez de nous croiser dans les commerces de Loon-plage pour une danse ou une rencontre…

Les collections de Monsieur Morice

Comment on devient un collectionneur, ça reste un mystère. Une collection, on ne se sait jamais vraiment pourquoi on la commence. Elle s’impose à nous. C’est un fait, un jour, on a deux objets en main (2 capsules de champagne par exemple), et on a envie de les garder, puis on a envie d’en avoir d’autres, d’en avoir plus, et ça y est, c’est le début d’une collection. On peut passer jusqu’à 10 heures par jour à chercher de nouvelles pièces : les bourses (c’est comme ça qu’on appelle les rencontres de collectionneurs), les échanges, les possibilités que donne internet, les réseaux qui s’ouvrent. Collectionner, c’est le plaisir de chercher, de trouver, de faire monter le nombre de pièces, d’exposer, d’échanger, de redécouvrir les objets à chaque fois qu’on rouvre un carton.

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Les petites voitures de collection
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7000 opercules de capsules de lait concentré suisse

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330 albums de timbres
2016-02-03 18.22.18Menus d’avion en première classe

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Boites d’allumettes…

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Collection étonnante de rubans mortuaires