Happy Western Country Club

La country, c’est pas si simple…

Déjà, il faut avoir le vocabulaire:

POSITIONS PIEDS KICK BALL – CHANGE – CROSS – STEP
ROCK STEP – CROSS ROCK – SIDE ROCK – ROCKING CHAIR
STOMP // STOMP UP
SWAY // SWEEP // SWING // SWAY // TURN

Ensuite, il faut réussir à les appliquer avec ses pieds.

Dany, la responsable de la country à Capdenac nous explique avec patience et micro comment on fait le premier mur puis le deuxième mur puis le troisième mur puis le quatrième mur…
On y arrive! Mais, pour l’instant, il n’y a pas la musique. On teste donc avec la vingtaine de personnes présentes le mardi soir (et encore toutes ne sont pas là ce soir) à la Country la première danse de l’année.

Puis, Dany met la musique et on tente les 24 temps, Lucien s’en sort bien. Marie se fait encore disputer: « N’écarte pas tant les jambes, Marie! » crie Dany et cela fait rire toutes les participantes. Le monsieur du tir à l’arc avait bien dit qu’elle était mal barrée pour tous les sports.

La chorale Accroch’choeur, capdenacoise et universelle

Passage à la chorale dans l’école maternelle Chante Fable, hier soir à 20h. Il y a du monde comme dans toutes les associations. On y chante en occitan, anglais et d’autres langues encore. Beaucoup de monde dans un local qui peine à contenir toutes les personnes. Mourrad a d’emblée fait une démonstration de percussions corporelles en expliquant comment ça marche, sur tout le corps. Guy a présenté les actions qu’on mène sur Capdenac et le film spectacle qui résumera (sans la réduire) notre résidence action dans la ville ces huit derniers jours. Ce film spectacle aura lieu à 21h à la salle des fêtes Agora. Il sera précédé par un repas au parc Capèle, autour de la grande maison de Derrière le Hublot. La chorale est menée de main de maître par une chanteuse lyrique particulièrement passionnée. Elle entraîne la chorale dans des airs qui résonnent, et marquent les esprits jusque fort tard dans la nuit. Guy voulait faire « où est Charlie ?  » cherchant à se fondre parmi les choristes et tenter quelques apparitions burlesques mais nous sommes restés scotchés sur nos chaises par la force des voix et des chants que nous n’avons pas osé perturber. A pas de loup nous avons quitté l’école, mélancoliques, de toutes ces rencontres, de ces gens qu’on croise pour un temps trop court.

Balade imagée!

Béné et Mourad avaient rendez-vous avec Jean-Jacques Delmas pour chercher des endroits, des lieux pour prendre des images de danse. Nous sommes allés à Capdenac-Haut pour contempler Capdenac-Gare. La vue est magnifique. Nous y sommes restés près d’une demi-heure tellement nous étions hypnotisés par la beauté du paysage. Mais ce n’est pas tout, nous devons reprendre la construction du portrait. Et nous voilà partis vers un lieu. Monsieur Delmas avait sa petite idée derrière la tête. Un ancien chemin de fer qu’il avait l’habitude de prendre lorsqu’il était conducteur de train. Un peu perdu, nous rencontrons un monsieur. Gérard qu’il s’appelle. Avec son Quad et ses maïs derrière, il nous mène sur les rails. Celle ligne a été abandonnée en 1989. Du coup, la nature a repris ses droits. C’est fou comme la nature peut tout effacer en quelques décennies. On se dit que c’est bon signe. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Alors retour à Capdenac-Gare. Nous nous arrêtons sous le pont de la ligne de chemin de fer conçue par Gustave Eiffel. Nous escaladons, nous sommes sur le pont et c’est tout à fait le genre de décor que nous cherchions. Après avoir filmé Mourad sur le pont Eiffel, nous partons derrière la gare. Et enfin, nous trouvons cette voie de chemin de fer que nous cherchions tant. Mais la cerise sur le gâteau, c’est ce wagon abandonné sur la voie. Parfait pour Mourad qui danse sur le wagon. Par la suite, puisque la rivière le Lot est très importante dans la région, comment ne pas faire d’images de ce cours d’eau ? Jean-Jacques Delmas nous conduit vers une petite chute d’eau très jolie pour en faire des images. Une danse et quelques ricochets plus tard, c’est parti pour le QG, retrouver les veilleurs et pour se raconter les uns et les autres nos petites aventures de l’après-midi. On se rend compte que la région est magnifique et que, chaque jour, apporte son » Lot » de nouveautés. Nous (A-)verrons (jeu de mot) avec impatience ce qu’il se passera demain.
Un grand merci à Jean-Jacques Delmas pour cette magnifique balade et les photos qui ne le sont pas moins!

Parfois pendant les déambulations, sous des lourds nuages gris, on se prend des seaux d’eau sur la tête

Dès qu’on aborde quelqu’un dans la rue, on dit tout de suite, qu’on fait ça avec  Derrière le Hublot. C’est notre Sésame car l’association DLH est si connue dans dans la ville (en bien) qu’on suscite aussitôt l’intérêt des gens. Ce qu’il y a de formidable, c’est que chacun a d’une manière ou d’une autre un lien, une attache avec Derrière le Hublot. C’est une démarche exemplaire de culture et d’éducation  populaire. Tout le monde se sent concerné parce ce qui se passe à DLH. Chacun-e y prend sa part de responsabilité et se met à la disposition du projet, qui pour donner un coup de main à la logistique, qui pour faire à manger, qui pour nous emmener dans les endroits les plus insolites de la ville où Mourrad a ainsi pu danser sous l’oeil de la caméra de Bénédicte. Au fil des années, DLH a acquis une vraie légitimité auprès des populations de Capdenac. Chacun-e a sa part de fierté dans la réussite de l’association qui fédère toute la ville autour des propositions d’actions artistiques et culturelles très souvent participatives. DLH a inventé l’art et la culture de développement durable à la portée de tous-tes et fait de chaque participant, de chaque membre de l’asso ou du conseil d’administration  une oeuvre d’art en soi. Cet après midi, nous sommes allés nous réchauffer d’une boisson chaude au salon de thé, sur la place de l’église. Chantal a noté des citations sur les murs de son salon. Nous y sommes restés longtemps à parler d’art et de culture. Nous avons échangé nos points de vue sur le thé, sur la photo  la peinture et la vie artistique intense de la ville. Un des clients nous a dit qu’il voudrait pouvoir photographier l’odeur des arbres. 

Errances!

Nous avons fait du porte-à-porte encore aujourd’hui. D’errance en errance, voici ce qu’il s’est passé: nous avons sonné aux portes sans grand succès, personne dans les maisons, nous arrivons à demander à des personnes dans la rue de participer à notre film puis nous sommes arrivés sur la place de l’église et la couleur du salon de thé s’y trouvant nous a attiré…On entre et on trouve Chantal et Yves. Chantal, c’est la patronne du salon de thé. Elle a ouvert, il y a un an, et elle fait restauration le midi et salon de thé l’après-midi. Les produits sont le plus bios et sains possible. On commande alors trois thés différents: du roobois, un thé noir à la rose et un thé vert à la réglisse. On discute avec Yves aussi qui est photographe. Il accepte qu’on le prenne en photo si, lui aussi, peut nous prendre en photo: donnant donnant, on accepte. Et hop, clic clac! Merci Kodak! Tout le monde est dans la boite.

Ensuite, nous partons car nous avons entendu dire que des artistes logent et travaillent dans des containers: « Après le pont, puis le rond-point, puis 400m puis à droite puis à gauche, etc ». On y va.

On marche, on marche, on marche, on n’y croit plus à cette histoire d’artistes et de containers…Sur le podomètre de Marie, il est indiqué 6789 pas. On prend des photos sur la route. :

ET ON TROUVE ENFIN!!!

Ce sont des maîtres-verriers qui sont installés dans les containers. Ils sont trois à y travailler aujourd’hui. Ils restaurent des vitraux de Rodez et d’une cathédrale. On est fascinés. Ils sont en plus extrêmement gentils… On fume une cigarette avec eux pendant qu’ils nous expliquent leur parcours, ce qu’ils font, etc. Du coup, on décide de faire une interview, c’est trop intéressant (même si on a peur de se faire disputer au Q.G. car on ramène trop de matière mais on sait aussi que tout le monde au Q.G. nous pardonnera car cela valait le coup!). Je n’en dis donc pas plus pour vous inciter à venir voir le film-spectacle, vendredi. Ils seront dedans!

avance sur ta route, elle n’existe que parce que tu marches

On a couru d’un bord à l’autre de Capdenac. Toutes nos journées. Et c’est pas fini. Qui aurait dit qu’hier, grâce à Daniel et les danseurs traditionnels, on passerait plus de deux heures à tourner sur le  parquet idéal de la salle des fêtes. Daniel et son épouse ont eu la gentillesse de nous ramener en voiture à la maison. Il faut dire que Guy était à bout de force, suant sang et eau, en manque d’entraînement nécessaire pour la pratique de  ces danses très physiques. Mais que de belles heures passées, hier soir, dans la salle des fêtes de Capdenac.  L’association compte plus de quarante  danseurs qui se donnent rendez vous tous les lundis soirs. La danse traditionnelle demande de l’endurance, de la rigueur et de la concentration. Qui aurait pensé que ce matin nous pratiquerions le cours de gym volontaire et que nous fussions si gentiment et généreusement accueillis. La gym volontaire est un condensé de yoga, de sophrologie et d’autres pratiques qui font travailler tout le corps. On en ressort comme sur un tapis volant. On en ressort léger comme une plume. On s’est laissé porté jusqu’au parc Capèle et on est arrivé pour ainsi dire à l’heure du repas. Rôti de porc et canard avec lentilles. Oeufs mimosas en entrées et crème au chocolat en dessert et flan, clafoutis et des  fruits.