Peut-être que notre démarche artistique nous conduit à nous éloigner de l’art. C’est la question qu’on s’est posé aujourd’hui. On se demande.
De toute façon, on peut passer la vie à douter de la vie, allez va, on se dit, ce qui est sûr, en ce moment, c’est qu’on a tous beaucoup de plaisir à être ensemble, à travailler ensemble. Ce qui est sûr c’est qu’on est là et qu’on y est bien. Atomics.
Phase 1 – 12/2010 et 01/2011
Didier et sa chapka regardent Jérémie
Toute une vie
On a travaillé sur les anecdotes, avec le regard de Howard, pour des déplacements. Rendre plus vivant encore. C’est un ballet de micros et d’histoires. Des petites et des grandes histoires, comme dit Martine dans le cœur des veilleurs. On se rend compte parfois qu’on connaît par cœur le texte des autres. Alors que parfois on bafouille sur le sien. Les arcanes de la mémoire. Marie s’est pris un fou rire face aux souvenirs qui sont revenus, au moment de raconter les anecdotes de Bourges. C’était drôle et émouvant. Elle racontait, en riant aux larmes, un moments où elle avait été très triste.
On a encore bien mangé à midi. On a parlé de fromage, d’écoles de cirque et de savoir vivre (comment on se sert du fromage), et puis aussi du fait qu’une vie d’artiste est parfois remplie du doute d’être artiste, est parfois remplie de la certitude que c’est temporaire. Toute une vie.
anecdotes et performances
Guy régie, Frantz peinture
On répète de tous côtés. Didier, Marie, Camille, Charlotte. A la table. Les anecdotes et textes politiques. C’est le bloc texte sur les objets. Howard guide Dorothée et Hervé. Guy régie, Frantz peinture. Des petites corniches qui viendront se mettre sur les petits gradins, pour que les chaises ne glissent pas sur les bords. En gris. On ne voudrait pas voir le public disparaître par accident derrière le gradin, quand même. Dans l’idéal il ne faudrait pas que le public disparaisse avant la fin du spectacle.
quatuor parlé, à la table, parce qu'il y a aussi Marie, hors champ
fourmi
Hier il a fallu tout revoir. Très vite. Puisqu’on a fait un filage dans l’après midi. Dans les conditions quasi réelles du spectacle. Jean Pierre, Greg et Frantz ont fait le son et la lumière. On s’est mis d’accord sur les tops de textes, de musique, de lumière et de déplacement. On a revu les danses. On n’a pas chômé de toute la journée. Du boulot par dessus la tête. On a encore dix mille réglages à faire aujourd’hui. Et les costumes? On dit que chacun devait ramener aujourd’hui des habits. Pour essayage. On en est à plus de deux cents réservations. Maggie nous dit tous les jours la progression des réservations. On est donc dans la salle deux. La petite salle deux. On est dix sur scène. Et les techniciens et Howard. On est les uns sur les autres. On se tient chaud. Mais ça demande d’être vigilant. Entre les danseurs, les acrobates, les textes, la vidéo, la technique… Que chacun puisse travailler. C’est une fourmillière. Pas le mulot dans la roue, la fourmillère. Quand on sort de là le soir, c’est un peu comme avoir passé une journée dans une fourmillère. Et une fourmi, c’est bruyant. Et agitée.
marquer
quand même
Danses mât textes régies son lumière son vidéo prompteurs hf et oreillettes. On sent que ça monte, que ça arrive. On sent que ça bruisse autour de nous. Le Journal, le journal des veillées du 11/19 est là, dans le hall de la fabrique. A midi on a encore bien mangé. Et hop filage. Les allées et venues sur le plateau, garder la pêche. On fait et refait l’adage, les détails, mains têtes, regards. 1,2,3,4 / 1,2,3,4,5,6 Avant de parler fait voir. Moi je pense qu’on voit d’abord le monde et qu’on l’écrit après. Si vite, c’est passé si vite cette création/laboratoire/atelier/recherche. Mais ce n’est que la phase 1.
J-4, quand même.





