deux arcs-en-ciel

On est allé hier à Sartrouville. On a été formidablement bien accueilli. On est arrivé en milieu d’après-midi. On a d’abord vu une grande partie de l’équipe à qui on a pu exposer le projet des Veillées en général et parler dans le détail de la Veillée qu’on fera à la rentrée, à l’initiative du CDN de Sartrouville. On a longuement discuté de la ville, de ses particularités, de son urbanisme et de l’implication forte du CDN dans la ville auprès des habitants  et principalement sur le quartier où se trouve le CDN, le quartier des Indes. Ensuite on a fait la visite du lieu. Le CDN se verra bientôt doté d’une salle supplémentaire, une salle de deux cents places dont la construction devrait démarrer en septembre. Puis on est allé en ville. On a parcouru Sartrouville dans tous les sens pour qu’on se mette déjà des images en tête pour la Veillée du mois d’octobre, à Sartrouville. On a vu deux magnifiques arcs-en-ciel. Un qui semblait surgir du Vieux Pays et un autre du quartier des Indes. Ensuite on a dîné avec l’équipe. Et puis vers 20h, avec Laurent Fréchuret le directeur du CDN, on a présenté les Veillées au public, avant la projection du film d’un chantier, une création du CDN avec les habitants. Avec les Veillées, c’est un autre chantier qui va avoir lieu. Avec et pour les habitants.

louvre-lens

Ça se complique dans le coin. On a l’impression que le Louvre fait tout tout seul dans son coin. On était les premiers à se réjouir de l’installation du Louvre à Lens. Mais là ça se complique sérieusement. A quelques mois de l’ouverture du musée, on regarde derrière les grilles du chantier bien gardé les bâtiments prendre forme les uns après les autres. (J’exagère, on peut faire des tours de visite du chantier avec les guides.) Mais à part quelques cours ouverts au public sur l’histoire des oeuvres qui seront exposées au Louvre Lens, pour l’instant il ne se passe rien avec les populations alentours. Ça fait peur. Sincèrement ça fait peur. Parce que du coup ça turbine dans la caboche. C’est bien que ça ramène des gens du monde entier à Lens. Ça va sans doute dynamiser le secteur. Mais est ce que ça va se faire tout seul? Est ce que c’est le Louvre qui s’occupe de tout? Est-ce que ça n’est jamais nécessaire de discuter avec les gens qui habitent par ici? Est ce qu’on s’en fout? Est ce qu’on se dit que c’est en train de se faire de toute manière et que les gens suivront le mouvement? Est ce qu’on se dit que les gens du bassin minier n’ont pas leur mot à dire parce qu’on a mis en place des structures qui pensent pour eux? C’est sûr, ça va amener du changement. En tant que structure culturelle du bassin minier, on avait été intégré à la réflexion lorsque Bernard Stiegler est venu à Lens pour réfléchir sur ces questions là. Sur le lien des habitants au Louvre. Depuis, plus rien. Voilà deux ans déjà. Avec les gens des quartiers qu’on a rencontrés au cours de toutes nos Veillées, on devrait aller les voir et leur dire. C’est quoi ce bazar, on dérange ou quoi?

après le week end pascal

Demain on va à Sartrouville,  à la rencontre des habitants et des associations dans le cadre d’une Veillée qui aura lieu en octobre 2012 en collaboration avec le CDN de Sartrouville. On assistera demain soir à la projection d’un documentaire réalisé par des habitants sur les différentes activités culturelles qui sont menées à travers la ville et en lien avec les communes limitrophes. La semaine prochaine, on retourne à Dunkerque. Pour le dernière fois de la saison. Et puis faudrait que je me remettes à travailler sur la Brique! J’ai déjà 15 jours de retard. On n’a pas de délai précis pour présenter le spectacle mais si je regarde bien le Google Agenda, je devais être au travail depuis deux semaines déjà. J’ai repris le livre de Richard Shusterman  qui s’appelle « l’art à l’état vif ».  C’est très instructif et particulièrement, en ce qui me concerne, à propos du positionnement (ou non positionnement) théorique d’Artfactories/AutresParts . Si on s’en tient aux analyses de Dewey., l’oeuvre est dans la démarche et on en est tous bien convaincu. Mais Dewey va beaucoup beaucoup plus loin. Pourquoi  et comment en est-on venu à théoriser et affirmer cela haut et fort? C’est plus complexe et déterminé que ce qui ressort des textes d’Artfactories/AutreParts.

naoya hatakeyama et pasolini au 11/19

Peu de monde sur le site du 11/19 aujourd’hui. Les deux terrils ont l’air plus massifs encore que d’habitude. A cause de la bruine et de la solitude. Ils ont l’air plus hauts aussi. Ils ressemblent aux images que le photographe japonais Naoya Hatakeyama a faites d’eux. Les terrils sont des montagnes tombées du ciel. Or, seuls les dieux seraient susceptibles de faire tomber des montagnes du ciel. C’est peut être pourquoi lorsqu’on se tient au sommet d’un terril, l’histoire nous semble être un mythe. Un peu essoufflés, si on regarde ici et là, on aperçoit d’autres terrils qui ont la même forme que celui sur lequel on se trouve.  On peut alors imaginer d’autres humains, comme soi-même, debout eux aussi sur chacun de ces sommets lointains. Les terrils semblent se dresser pour faire l’éloge de tout ce qui a été extrait de la terre, a été brûlé, s’est dispersé dans l’atmosphère… Sur ces hauteurs des hommes se tiennent debout. Tout petits, ils sont au sommet de cette grande histoire. N’est-ce pas là justement une scène mythique?  Presque personne sur le site du 11/19. Aujourd’hui est un jour férié. A part quelques rares visiteurs. Dans la brume on distingue quand même deux courageux qui viennent d’entamer l’ascension du terril du 11. Un lièvre traverse à pleine vitesse la cour pavé du 11/19. Des jeunes de la Place Lorraine sur leur scooter rejoignent la route de Béthune en coupant par le site. Comme dans un film de Pasolini. Du mythe au réel. A scooter. C’est Oreste (place Lorraine à Loos en Gohelle) qui rejoint sa soeur, Electre qui l’attend près du Louvre à la cité 9, 9bis à Lens.

j'ai vu le spectacle d'angelica liddell à strasbourg

La tradition d’offrir des œufs remonte à l’Antiquité. Déjà, les Égyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. À l’époque pharaonique, on écrivait en couleurs des vœux sur les œufs, on les déposait le soir dans un panier qui, au matin était inondé par les bienfaits de Ra, le Soleil. Les premiers Chrétiens Coptes ont supprimé l’écriture des vœux et peint les œufs en rouge pour symboliser le sang du Christ. L’Église ayant instauré au IVe siècle l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus depuis le début du Carême – n’ayant pas été mangés – étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n’est plus observé aussi strictement mais la tradition d’offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée. L’œuf de Pâques est un œuf décoré que l’on offre le matin du dimanche de Pâques. Il est souvent comestible et fait de chocolat ou de sucre.De nombreuses coutumes païennes destinées à accueillir le retour du printemps se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps. Le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité. En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le Jeudi saint, les cloches sont silencieuses, en signe de deuil. On dit qu’elles sont parties pour Rome, et elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu’elles sèment à leur passage…

avant le week end pascal

On avait un rendez vous en début d’après midi à Lens dans un café pour parler d’un projet. Accompagner une troupe de théâtre qui monte son premier spectacle. A partir de l’écriture de l’unE d’entr’elles. Une écriture en évolution qui se construira en partie au fur et à mesure des séances de travail collectif. Avant cela on s’était retrouvé au bureau pour déjeuner  tous ensemble. Jérémie s’est joint à nous. Il y avait Mickael, Maggie, Jérémie, Gilbert et Guy. On a enlevé la porte qui séparait les deux parties du bureau pour le rendre plus convivial. On a décidé qu’on irait chercher des canapés à Emmaüs pour créer un petit salon. Pour rendre les bureaux plus accueillants.  La nouvelle imprimante fonctionne à plein régime. On n’est pas peu fier de notre nouvelle acquisition. On s’est posé la question d’appeler la compagnie, le théâtre de la nouvelle imprimante. Tellement elle nous change la vie. Quand je suis arrivé pour manger, sur l’imprimante et tout autour il y avait des lapins en chocolat dans du plastic, une fausse carotte, un fruit, une serviette en tissu pliée en forme de soutien gorge (comme au café de la Mouffe à Rebreuve Ranchicourt où sont venus Jean Paul Sartre et Serge July à l’époque de l’affaire de Bruay -en-Artois)… Tout le monde a fait des offrandes à l’imprimante pour la remercier de tous les services qu’elle nous rend depuis quelques jours. En fin de repas, les lapins en chocolat ont été broyés et dévorés (par nous, pas par l’imprimante) et chacun est ensuite retourné à son travail. Avant ce long week end pascal.