vendredi 6 juillet 2012

Alors qu’ Avignon bat son plein, à la Base 11/19 de Loos en Gohelle la végétation s’est beaucoup étendue sur les terrils, qui jusqu’à il y a encore quelques années étaient tout gris. Cette fois et sans doute grâce aux nombreuses pluies de ces derniers mois les deux pyramides de terre de charbon sont quasi couvertes de verdure. Les premières plantes qui s’installent sur cette terre particulièrement aride sont une espèce de pavot. On nomme ces plantes des plantes pionnières. Elles vont permettre, si ce n’est déjà fait à d’autres plantes de prendre racines sur elles. Le pavot va ainsi disparaître et laisser la place à mille variétés d’autres herbes. Quelle abnégation! Ainsi va la vie! Hier toute la journée on a répété à la Fabrique. Les Hommes de Main ont fini en début de soirée leur résidence et s’apprêtaient à regagner leur gîte à Vermelles qu’ils ont partagé avec un employé municipal de Vermelles. Ils prennent ce matin la route des vacances. Vers Beaunes, Nice… Didier part installer un plancher en Bourgogne pour la fin de la semaine prochaine. Martine s’en va travailler en Inde à la fin du mois. Maggie est à Avignon. Hier a eu lieu une réunion sur le projet de l’ADUGES (la fédération des maisons de quartier de Dunkerque) en salle deux. Le premier film a été préparé par Martine et Didier et remis à Jérémie qui va maintenant pouvoir réaliser le second. La réalisation de nos performances requièrent  toujours la fabrication de deux films dont l’un est entièrement monté par Jérémie. Et qui concerne toutes les images sans parole.

jeudi 5 juillet 2012

Alors qu’Avignon bat son plein à la Base 11/19 on accueille de plus en plus de visiteurs. A toutes heures du jour on frappe à nos carreaux pour nous demander comment visiter le site. On renvoie les gens principalement vers l’association de la chaîne des terrils située dans le prolongement de notre bâtiment. Aujourd’hui a lieu une réunion autour du projet de l’ADUGES, la fédération des maisons de quartier de Dunkerque pour qui nous réalisons un film spectacle qui sera diffusé en octobre prochain pour les 40 ans de la fédération.

Gustav Metzger, spécialiste des formules d’intervention en milieu urbain, signifie que le recours à un art en contexte réel suppose la révocation de la conception classique de l’artiste : « la question de savoir si mes travaux sont de l’art ou pas me concernent peu. Je serais finalement assez heureux que cela n’en soit pas ». Plus qu’un façonnier de la forme, l’artiste, figure dorénavant impliquée, se change en acteur, personnalité dont l’action est à la fois activiste et critique et dont la position, plus sociale que retranchée dans son théâtre, se veut à la fois engagée, perturbatrice et vigilante…

mercredi 4 juillet 2012

Alors qu’Avignon bat son plein, à la Base 11/19 de Loos en Gohelle on vient d’apprendre le départ prochain de Marie Forquet pour la scène nationale de l’Hippodrome à Douai en remplacement de Guillaume Lembré qui va pratiquer la médecine chinoise à Epernay. Joris et Matthieu de la compagnie des Hommes de Main répètent en ce moment à la Fabrique. Le Bassin minier du Nord Pas de Calais est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Hier Jean François Caron, président de Bassin Minier Unesco et maire de Loos en Gohelle, qui a porté le dossier de cette candidature avec toute son équipe pendant plus de dix ans, a donné une conférence de presse à Culture Commune. Dans l’après midi on s’est vu avec Jérémie pour relancer La Brique. Marie Forquet travaillait depuis une dizaine d’année à Culture Commune. Elle est arrivée quand on a fait la tournée des Grands Ducs avec Komplexkapharnaum.

le chant du patri-moniau (tout in haut d’ech terril)

Tout le monde se réjouit de l’inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l’humanité. Il y a une semaine nous étions encore à Monchecourt. On passait la matinée à faire du porte à porte à la cité St Roch et dans le bourg. En plusieurs équipes. En début d’après midi on a travaillé avec un groupe de personnes bénificiaires du RSA (portraits en pied avec acrobate) et avec l’association d’action sociale (protocole photo). Dans la soirée on a répété le spectacle avec le groupe de danse de Monchecourt, les Extrasystols. Samedi après midi on a fait visiter le site du 11/19 à un groupe de gens qui venaient de Reims. Avec Marie France Miloriau qui travaillait à la scène nationale de Reims et nous avait accompagnés pendant toute notre Veillée sur le quartier Croix Rouge. Marie France avait retardé son départ à la retraite de deux semaines pour faire la Veillée avec nous. Elle m’a dit qu’elle s’était remise à travailler. Elle travaille dans une maison de quartier et accompagne des personnes en réinsertion sociale. Ils sont arrivés vers 15H30 sur le site. En bus. Une cinquantaine de personnes dans un grand car rose. A 17h on apprenait que le bassin minier était inscrit au patrimoine mondial de l’ Unesco. Tout le monde était tout en haut du terril.

le jour où le bassin minier du nord pas de calais entre au patrimoine mondial de l’humanité

C’est bientôt Avignon. Le festival. Pour les théâtreux on pourrait avoir l’impression qu’Avignon n’existe qu’à l’époque du festival. Mais elle doit bien exister bien autrement. Toute l’année. La dernière fois que j’y suis allé en dehors du festival, c’était pour travailler avec Hassan et Mourad de la compagnie Onstap sur le spectacle On va pas lâcher. J’avais logé chez la grand mère d’Hélène qui gère la compagnie. J’avais passé trois jours là-bas en novembre ou décembre. 3 journées très agréables. On avait bien travaillé. Dans un des plus anciens théâtres de la ville qui accueille depuis toujours des compagnies pendant l’été et qui fonctionne aussi toute l’année. Le théâtre Golovine. Je m’étais un peu balladé dans la ville pour me rendre compte de ce que représente Avignon, hors festival. Eh ben ce qui m’a frappé, je me souviens, (je suis resté à l’intérieur de remparts) c’est que c’est une ville où il y a un théâtre ou deux dans chaque rue. Une impression de festival.