Alors qu’Avignon bat son plein, à la Base 11/19, on prépare la plaquette pour la saison prochaine. Et ça répète, ça répète, ça répète… Bientôt il n’y aura plus personne à la Fabrique. Mercredi, après avoir fait un bout à bout de la Brique en cours d’écriture, on a fait visiter le lieu à un groupe de Monchecourtois (avec qui on a travaillé pour le Portrait de Monchecourt) en visite dans le lensois. On a prévu de se revoir très bientôt pour la création de la Brique et peut être un autre Portrait de Village à Dorignies, dans la banlieue de Douai. Hier on a remis ça. On a refait un bout à bout. On compte bien répéter encore toute la semaine prochaine. Alors qu’Avignon bat son plein et que la gauche anticapitaliste a décidé, au dernier congrés du NPA, de quitter celui-ci pour rejoindre le Front de Gauche. Maggie et Gilbert sont à Avignon avec la Spoutnik Théâtre Compagnie. En tout, chaque année, une dizaine de compagnies sélectionnées par un comité d’experts régionaux a la possibilité de bénéficier du soutien financier de conseil régional pour se rendre à Avignon. Et tous les ans a lieu, à Avignon, autour du quatorze juillet, le pot de la région.
Carnets de route
alors qu’Avignon bat son plein (3)
Alors qu’Avignon bat son plein, à la Base 11/19 les gens s’en vont en vacances. A part quelques irréductibles. Qui finiront bien tout de même par s’en aller. Aller voir ailleurs. S’oxygéner. Prendre l’air. Aller voir la mer. A Malo ou sur l’île de Ré. Ou D’Yeu. En faisant un détour par Avignon. Ou Châlon dans la rue. Le Centre National de Arts du Cirque cherche unE nouveauELLe directeurTRICE. Pour le mois de novembre. Quand on a fait le spectacle C’est pour toi que je fais ça, Bernard Turin dirigeait l’école avec Jean Vinet. Puis sont arrivés Jean Luc Baillet et Alexandre del Perugia. Puis Jean François Marguerin. On avait rencontré Jean François Marguerin pour la première fois au ministère de la Culture quand il était en charge des dossiers des centres dramatiques nationaux, sous la direction de Jacques Baillon. Quand on s’est retrouvé à Caen avec Eric Lacascade et Philippe Lherbier. Après plus de six ans à Liévin. On avait mis en scène les Trois Soeurs en 1994. Qu’on avait joué à Bello Horizonte et Sao Paulo au Brésil. Et en Syrie, à Damas et Alep. C’était encore Hafez el Assad qui gouvernait.
alors qu’Avignon bat son plein (2)
Alors qu’Avignon bat son plein, hier à la Base 11/19, il y avait foule. On a répété. Fait une petite présentation. Inopinément. Sur le pouce. On avait pensé l’organiser pour la fin de semaine. Mais comme on en est à l’esquisse de l’esquisse de l’esquisse avec une tendance à reprendre tout à zéro tout le temps , on a décidé sur le pouce de demander à Jérémie et Gilbert d’assister à un petit bout à bout, melting pot de nos essais en nombre. Ça permet d’avancer. Et ça met en jeu le travail. On sort du vase clos. Faut qu’on y comprenne quelque chose (du point de vue de celui qui regarde), quoi! On était présomptueux, on pensait pouvoir présenter un filage vendredi avant que tout Culture Commune ne quitte la Base pour les festivals (Avignon bat son plein et Chalon, c’est pour bientôt) ou des vacances plus que méritées. Mais c’était un peu hâtif. On doit continuer à travailler. La semaine prochaine, la semaine suivante, et au mois d’août aussi. Faut savoir que dè la fin du mois d’août on reprend les portraits de village et les Veillées jusqu’à Noël. Tout juste une petite fenêtre fin novembre et début décembre pour le création de la Brique. Au lendemain de l’ouverture du Louvre Lens. Et vers 16 heures on a reçu des monchecourtois en visite au Louvre Lens et au 11/19. Une heure de discussion et de ballade à travers les lieux de la Fabrique. C’était parfait. Et on a repris la répétition sous l’oeil informé des caméras de la télévision régionale, Wéo. Aujourd’hui Paris, Terminus. Discussion pour un nouveau spectacle avec le théâtre de St Nazaire.
nta
L’oeuvre d’art contemporaine représente un interstice social. Karl Marx utilise ce terme pour qualifier des communautés d’échanges échappant au cadre de l’économie capitaliste, car soustraites à la loi du profit. Troc, ventes à perte, productions autarciques, etc. L’interstice est un espace de relations humaines qui, tout en s’insérant plus ou moins harmonieusement et ouvertement dans le système global, suggère d’autres possibilités d’échanges que celles qui sont en vigueur dans ce système. Créer des espaces libres, des durées dont le rythme s’oppose à celles qui ordonnent la vie quotidienne, favorise un commerce interhumain différent des “zones de communication” qui nous sont imposées. L’oeuvre d’art contemporaine développe bel et bien un projet politique quand elle s’efforce d’investir et d’interroger la sphère sociale. P. Henry (à propos des nouveaux territoires de l’art)
Souvenirs de l’Aduges

proposition 510 Edouard Levé dans Oeuvres
Une musique pour piano se compose de la main gauche d’une partition de Debussy, et de la main droite d’une partition de Bach.
Metzger Installation Expo 72 Paris

de la méthode
Alors qu’Avignon bat son plein à la Base 11/19 ou pas très loin, à La Couture, autour de l’église les manèges de la ducasse ont pris place depuis quelques jours. Cette semaine on retourne à La Brique mais aujourd’hui on va à St Denis participer à une réunion AutresParts (l’association qui regroupe des équipes qui pour la plupart travaillent sur des friches industrielles). Pour la Brique on a décidé qu’on ferait une petite présentation en fin de semaine, à la Base 11/19 en salle deux. Mais on est loin du compte. Mais comme dirait Jean Pierre, régisseur général de Culture Commune, tout est une question de méthode. On s’y met demain d’arrache pied.
On finit par une série de pas de portes en briques sur quatre motets de Poulenc durée de la musique 3 minutes et quelques secondes.
Puis passer à la course en rond et les briques dans le sac sur une musique pop. Ou, au nord c’était les corons, les hommes des mineurs de fond… Par rapport à ce que mes parents ont souffert, imagine un peu me vlà devenu artiste sur un ancien carreau de mines.. C’est pas sérieux tout de même. Alors j’ai eu un coup de foudre l’année passée en voyant Angelica Liddell. La maison de force. Elle explique bien qu’en se donnant à fond physiquement, elle vit un peu moins mal. Alors vue la culpabilité que je trimballe par rapport à mes parents je me suis dit que j’allais faire pareil (Je vide mon sac, je le renverse et je mets des briques dedans). Bon ça suffit, j’en peux plus. Je renverse une brouette de brique sur le plateau et je m’assois dessus. Je mets la robe à plume ou une robe blanche OU UN SUPER COSTARD et je dis qu’il faut travailler. Reprendre le monologue d’Irina dans les Trois Soeurs de Tchekov.
Stalker à la Base
Alors qu’Avignon bat son plein, à la Base 11/19, au lever du jour des lièvres traversent l’esplanade en direction des terrils. Il y a un air de vacances sur la Base. Par contre le nombre visiteurs augmente de manière exponentielle. Hier malgré les trombes d’eau qui allaient s’abattre sur le Pas de Calais en fin d’après midi, la place était noire de monde. Entre le chantier du Louvre Lens et le 11/19, des centaines de personnes remontaient les rues des cités 9 et 9 bis et du 19. Le quartier a beaucoup changé depuis que nous y sommes installés. En 1998, quand nous sommes arrivés, il n’y avait que la salle des pendus et les douches des mineurs qui étaient occupées. Tout le reste était abandonné. Livré à la destruction lente et aux intempéries. Il y avait un côté Stalker de Tarchovski. On pénétrait dans la Zone. Culture Commune et HVDZ furent les associations pionnières qui prirent place sur le site. Comme les pavots sur les terrils. HVDZ aura t elle l’abnégation des pavots? Alors qu’Avignon bat son plein et que les troupes du Nord Pas de Calais sont réunies à l’Espace Pasteur.
alors qu’Avignon bat son plein
Alors qu’Avignon bat son plein, à la Base 11/19 ou plutôt dans les salons d’honneur du Racing Club de Lens on fêtait hier l’inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alors qu’à Avignon chacun se prépare à affronter sa première journée de festival et à accueillir un public nombreux. La dernière fois qu’on a fait Avignon (comme on dit), c’était avec Hamid Ben Mahi et le spectacle Faut qu’on parle. A l’époque Didier y jouait Les petits animaux avec Denis Cacheux. C’était en 2006. Il y avait tellement de monde hier dans les salons de Bollaert qu’ils avaient ouvert les portes qui donnent sur les gradins du stade. La cérémonie était filmée et retransmise sur les écrans du stade. On pouvait s’assoir dans les gradins pour voir et entendre les intervenants. Les voix ont résonné dans tout le stade comme dans une immense cathédrale à ciel ouvert. Je suis allé pour la première fois dans les salons d’honneur du RCL à l’occasion d’un match de coupe du monde. C’était l’Allemagne contre la Yousgoslavie. Aujourd’hui la Yousgoslavie n’existe plus.
