Ping Pang Qiu

A Dunkerque ils ont dû avoir chaud ! Autant qu’à Rebreuve ? A Dunkerque aujourd’hui, c’était la grande parade, le point culminant de la capitale régionale de la culture 2013 ! Qnand on était en résidence là-bas, en mai et bien avant encore, toute la maison du Bateau Feu s’activait autour de cette énorme organisation. Des dizaines de tableaux regroupant des centaines d’amateurs et toutes les maisons de quartier de la ville. Un sacré boulot ! Des milliers de spectateurs attendus ! Ce soir, ce doit être le temps du soulagement et de la fête ! A Rebreuve la Smob va continuer de tourner toute la semaine. Aujourd’hui était programmé du théâtre par une jeune troupe locale. Le chapiteau était trop petit pour accueillir tout le monde. Une autre séance est prévue demain après-midi. Les techniciens-magiciens de Culture Commune aspirent à un peu de repos. Demain une partie d’Hvdz se rend à Avignon pour deux jours, le temps de voir deux spectacles d’Angelica Liddell.

La Brique à Rebreuve, ça s’est bien passé !

Voilà c’est fait ! On a joué  La Brique à Rebreuve-Ranchicourt ! On a répété cet après-midi dans la fournaise du chapiteau chauffé à blanc par le soleil d’une longue et belle journée d’été. On a guetté tout au long de l’après-midi la progression de l’ombre des grands arbres au fur et à mesure que le soleil baissait. On a pu respirer un peu vers 18 heures quand l’ombre a commencé à recouvrir le chapiteau. On a fait tous les courants d’air qu’on a pu, fait tourner les ventilateurs à toute vitesse. A 20 heures, à l’heure du spectacle, les spectateurs ont pris place sous le chapiteau. Et c’était parti pour une heure de spectacle. On était angoissé parce que pendant la répétition de l’après-midi, on a connu des pains techniques. Et on s’était dit, pour la répétition, qu’on ferait court tellement la chaleur était insupportable mais on a voulu faire son Sébastien Barié, à faire mille digressions dès que l’occasion se présente, comme parler de Jean Jacques Rousseau et du siècle des Lumières parce qu’ J. J. Rousseau revendique la  liberté absolue dans la cinquième et dernière rêverie d’un promeneur solitaire et qu’on s’est amusé à faire le lien avec le besoin de liberté libre qu’ évoquait Rimbaud quand il a cessé d’écrire. On a fini par agacer tout le monde. Pour le spectacle du soir, on a fait comme d’habitude.  On n’a pas fait le con mais on a zappé les cinq dernières minutes parce que… on a oublié (la scène où on fait revenir les fantômes de l’enfance et J.P Sartre). Martine C. a assuré avec maestria la technique lumière. Jean Pierre C. , le son et Jérémie B., la vidéo. Une bonne heure de spectacle. Le spectacle a été chaleureusement accueilli et chaudement applaudi. Le site de la Smob à Rebreuve est très bucolique. En bas de la colline d’Olhain, un peu après l’école et la mairie de Rebreuve, à quelques centaines de mètres d’un vaste champ de coquelicots. La Smob se trouve au bout du village, là où démarrent les sentiers qui vont se perdre dans la campagne et dans la grande forêt d’Olhain.

hachis parmentier, glace aux fruits confits, étang de pêche et Smob

Une journée bien remplie. Réunion ce matin à Culture Commune pour parler de l’état des compagnies associées avant la dernière saison de la directrice. Elle quitte son poste dans un an.Puis on a déjeuné à Rebreuve, au bord de l’étang de pêche. Un bon hachis parmentier avec de l’eau gazeuse et une glace aux fruits confits. On a fini le repas par un café. Pour l’ouverture de saison en septembre à Culture Commune, on a décidé de créer un groupe de slameurs, les Chantal Serre Têtes. Avec la compagnie Tourneboulé et Thomas Suel. Et Hvdz. Cet après midi  on a répété  la Brique sous le chapiteau de la Smob. Un vrai Sauna ! Demain soir, il y fera un peu moins chaud.On a trouvé ses repères et Martine a pris le relai de Thierry aux éclairages. C’est la première fois qu’elle fait ça. On reverra précisément les tops demain après midi et on devrait être prêt pour demain soir. On a un léger doute sur le remplissage de la Smob. On se disait qu »il était plus facile de faire sortir les gens dans le Bas Pays du Pas de Calais, dans des communes plus riches que dans les communes rattachées au bassin minier. Ce n’ est pas une question d’argent. C’est beaucoup plus compliqué que ça. On peut y voir l’héritage du paternalisme des mines. Les mines prenaient tout en charge, y compris la Culture des ouvriers. Avec la disparition des mines, il est toujours difficile d’impulser des choses nouvelles. Des années et des années après la fermeture des mines. Tout appartenait et était légitimé par les mines. Les mines disparues, les personnes continuent de le vivre vingt ou trente ans plus tard comme un abandon. Et se sont repliés sur eux mêmes avec la crainte de prendre des  décisions par eux mêmes. Et une grande méfiance à l’égard de ce qui leur semble comme désuet par rapport à ce que l’organisation minière était capable de mettre en place dans tous les domaines. Puisqu’elles avaient la main sur tout et sur tout le monde. De l’église aux hôpitaux en passant par les salles des fêtes. Des siècles de dominations minières ont marqué les esprits pour longtemps. Il est urgent et fondamental encore et encore de combattre ici comme ailleurs tous les déterminismes.

Savoir qui nous buvons !

Voilà une saison qui se termine ! Enfin, c’est pas vraiment fini puisqu’on joue samedi la Brique à Rebreuve-Ranchicourt sous le chapiteau de la Smob. Première virée à l’extérieur de la Brique. On avait prévu de commencer nos répétitions pour un nouveau spectacle ce mois-ci mais faute de moyens, on a changé de projet et raccourci de moitié le temps de répétition. On répètera en octobre au 11/19 et à l’Hippodrome de Douai. On créera Aimer si fort à Douai, début novembre. On reprend la Brique fin août sous la Smob à Hermin (commune verte du Pas de Calais) et puis on va faire la création d’éclairage et jouer à St Nazaire début septembre. On partage une même soirée avec Sébastien Barié et son spectacle, savoir qui nous buvons. Sébastien a convenu qu’il arrêterait son spectacle au bout d’une heure (savoir qui nous buvons dure cinq heures) et d’emmener tout son public voir la Brique. Un sandwich avec une brique entourée du travail de Sébastien Barié. Sébastien a parlé  de cela au Théâtre de Poche, à Béthune, au cours de son spectacle (une des nombreuses digressions qui font partie de Savoir qui nous buvons) . Savoir qui nous buvons est un spectacle fantastique.

coup de calcaire (j’ai du mal avec les théâtres, ça sera jamais complètement mon truc)

Première étape de la journée, Bruay la Buissière où habite Maggie. (C’est loin, la mer !) Puis direction Douai pour une réunion au sommet à l’Hippodrome. Retour à la Base 11/19 pour les sandwichs du midi que Gilbert est allé chercher à la boulangerie du coin qui change de propriétaire. Repas-réunion avec Maggie, Guy, Gilbert et Marie K. Puis en route vers Calais, pour faire un repérage ; dans quelle salle va-t-on jouer La Brique ? On hésite entre le pavillon des lettres et la salle du Passager. Faudrait un deuxième avis ! On serait plus tenté par la salle du Passager. Retour au bercail. Besoin d’évacuer la déprime qui s’est insinuée dans tout le corps au fur et à mesure du jour qui avance. Sans trop savoir comment. Improviser sa Maison de la Force (on va voir Angelica Lidell la semaine prochaine à Avignon). On rêve de maisons de quartiers et de centres sociaux. On s’est souvenu avec émotion de la représentation qu’on avait donnée à la maison de quartier Pasteur à Dunkerque. J’ai de plus en plus de difficultés à supporter l’idée qu’on parle de démocratisation de l’art et de la culture. On en serait encore là ? Good artists are not better than bad artists. Etre artiste c’est la chose la mieux partagée au monde. Dans chaque lieu culturel, il devrait y avoir un centre social et inversement qui partageraient les mêmes locaux et une école. Les uns  apprendraient des autres , sans jugement de valeur. On aurait plus à (mal ou à moitié) se poser la question. La démocratisation de la culture, c’est comme l’intégration, ça doit avoir lieu dans les deux sens.

La Smob à Rebreuve

On se prépare pour la Smob (chapiteau de la communauté d’agglo d’Artois comm mis à la disposition des communes rurales et pilotées par Culture Commune qui en organise la programmation en concertation avec les communes qui invitent la Smob sur leur territoire. Au résultat la Smob, c’est un brassage de toutes les cultures et de toutes les pratiques amateures, populaires et professionnelles. Et ça marche très fort. C’est à se demander pourquoi tous les lieux culturels ne fonctionnent pas tous de cette façon -là ? ). A la fin de la semaine on y joue la Brique. Samedi soir. C’est la première fois qu’on sortira la Brique de la Base 11/19. Pas pour aller très loin puisque  Rebreuve-Ranchicourt se trouve à 20 km de Loos. On avait réalisé une Veillée à Rebreuve voilà deux années. Sur Rebreuve et Fresnicourt le Dolmen. Avec Jérémie, Martine, Iffra, Flora, Maggie, Thomas P. Il avait plu des cordes quand on a présenté les films-spectacles sous le chapiteau.