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bifurcation
Virginie D. a démissionné de la direction de l’école supérieure des arts du cirque de Bruxelles, à l’heure où les nouveaux et vastes locaux de de cette belle institution vont être inaugurés. Nous nous sommes revus aujourd’hui à Bruxelles avec Marie et Guy d’Hvdz, Caroline et Mehdi de Circonflex et Benoît et Philippe de l’Esac. Philippe fait office de directeur le temps de la transition, des appels à candidature et de la prochaine nomination. Virginie D. a dirigé l’école pendant cinq bonnes années. Elle va se reposer en Hollande et ensuite elle ira rejoindre le Centre Nationale des Arts du Cirque de Châlons en Champagne où elle remplacera Eric Wener et Catherine Coopéré-Janelle. C’est un grand changement mais qui ne change rien au projet que nous mènerons avec l’école en décembre et en janvier de cette saison. Nous avons mené tambour battant une séance de travail de 10:30 à 13:00 pour mettre au point les différents éléments de connection entre Hvdz, l’école et Circonflex. Il est prévu que tout le monde se déplace à Loos en Gohelle pour assister à No Border fin octobre. Cela donnera aux étudiants et aux professeurs avec lesquels nous allons travailler un aperçu de nos recherches.
Charlotte
alles von anfang an
La braderie de Lille touche à sa fin. Tout le monde est kaputt. La nuit fut très froide. Vivement 18:00 ! L’ arrêt définitif et obligatoire de l’édition 2018 ! Vivement le fantastique et magique ballet des nettoyeurs qui travailleront une grande partie de la soirée, de la nuit pour remettre la ville à l’endroit ! Les millions de visiteurs ont commencé à quitter les rues de Lille. Les trains et le métro sont bondés, le périphérique est bloqué.
Les derniers vacanciers, en manque de temps libre, qui rentrent au dernier moment, viendront grossir le flot des voitures qui vont se croiser au soleil couchant sur les autoroutes qui vont déverser le trop-plein d’une ville chargée à bloc (de tout), au bord de l’asphyxie. Au bord de l’hallucination.
Demain, à l’aube, on embarque pour Bruxelles, par l’Eurostar de 9:08. A Lille-Europe. On va à l’Ecole supérieure de arts du cirque de Bruxelles.
On reprend du début (de saison).
C’est la rentrée des classes
Y avait le conservatoire de Roubaix. Est-ce que ça existe toujours ? Il était dirigé par Denise Bonnal. Aujourd’hui, c’est l’école du théâtre du nord qui domine. Chaque région a son école de théâtre. Chaque grand théâtre a son école de comédien.ne.s, auteur.e.s, technicien.ne.s. Ça fait combien de temps qu’ils sont là, Christophe Rauck, à Lille et Cécile Backès, la directrice du Centre Dramatique national de Béthune ? Ce sont des places prestigieuses, comme des objectifs de carrière ! A Hvdz et Culture Commune, on travaille sur un projet d’incubation. On a remis le dossier à la Direction Régionale de Affaires Culturelles et à la région. Ça suit son cours, comme on dit. Mais il ne faut pas que cela tarde trop pour prendre forme parce qu’à Hvdz, on est déjà accablé d’expériences et bientôt il nous faudra laisser la place aux jeunes générations dont on espère qu’elles sauront tout révolutionner.
C’est pas fini !
C’est reparti comme en 40. Les volets du bureau sont réouverts et tout comme au centre de ressources et de développement durable, dans les locaux du dessus, sur la Base 11/19, ça taffe de nouveau. Dans les couloirs, c’est comme dans le métro parisien à l’ heure de pointe.
Par ces temps difficiles (climat politique plus que délétère), il ne faut rien lâcher. On a du pain sur la planche. Plus qu’il n’en faut. Du courage, camarades ! On ne se laissera pas avoir par les fachos. La Base 11/19 est un rempart au retour décomplexé des idées d’extrême droite (faut arrêter de dire populisme).
Les bâtiments situés sur la Base sont tous en travaux. Du moins, ceux auxquels on n’avait encore pas touchés depuis les débuts de la rénovation du site. Une grande brasserie verra le jour dans deux ans. Ce qui était la salle des machines est en chantier ; là, on n’a aucune idée de ce que cela va devenir. Serait-ce la construction d’un théâtre, tant attendu et dont on a parlé pendant des années ? Ça fait vingt ans exactement cette saison qu’on est sur le site et dix ans qu’on parle d’une salle de théâtre, intégrée à l’esprit du lieu.
La grande maison d’ingénieur située à l’entrée de la Base n’aura pas eu cette chance. Après avoir été vandalisée de nombreuses fois et fait l’objet de multiples d’enquêtes de toutes sortes dans l’idée d’en faire une maison d’hôtes pour les artistes, puis un restaurant de grand standing ou encore un hôtel (on est à quelques centaines de mètres du musée du Louvre-Lens), la maison est au jourd’hui murée comme un château fort et attend qu’on veuille bien en faire quelque chose, si c’est encore possible.
Mais ça avance ! Les collectivités locales ne sont pas bien riches par ici.
C’est le moment de faire des confitures de mûres
Le boulot a repris. Dès lundi, on se rend à Bruxelles pour préparer notre intervention en décembre et janvier, à l’École supérieure des arts du cirque et à Circonflex. Mardi, Marie et Didier s’en iront à Paris, chez les Turbulents pour mettre la dernière touche à Trouble.
On devait mener une formation à Firminy, près de St Etienne, mais celle -ci n’aura pas lieu, faute de combattants. Trop peu d’inscrits pour faire valider le stage auprès de l’Afdass. On se souvient de notre visite à Firminy et de l’engagement des organisateurs, des responsables de la mairie et des éducateurs. Ce sera pour une prochaine fois.
Il y a dix ans tout juste les Chantiers Nomades et Hvdz s’étaient retrouvés pour une session de recherche d’un mois qui avait débouché sur la création d’un film et d’une veillée qui furent réalisées avec et pour les gens du quartier des Provinces (Lens), la place Calonne (Loos en Gohelle), et St Amé (Liévin). Nos stagiaires étaient issus de tout le pays. Beaucoup de travail mais à la fois un évènement rare (Cf. Veillée : la poétique du réel, dans la liste des Veillées répertoriées sur le blog).
Lucien répète Wulverdingue tandis que nous organisons les répétitions de No Border qui démarrent en octobre. Nadège a de nouveau emballé tout son public le 23 août à Aurillac où la direction du festival lui a demandé de lire sous les arbres le texte de No Border.
C’est la fête ! C’est la fête !
En cette fin de semaine aura lieu à Lille la grande braderie qui réunit tous les ans plus d’un million de personnes. Elle s’accompagne d’un semi-marathon organisé le samedi matin et qui marque le début de la fête. La braderie prend fin le dimanche midi, a cours le samedi, toute la nuit du samedi au dimanche et le dimanche matin. Elle est le signal de la rentrée et de la fin des vacances. Elle représente aussi un moment de fête exceptionnelle, un rendez vous des amoureux de la brocante, de le déambulation, de la musique forte et des verres en terrasse, de la bière et de l’alcool fort et bien sûr des moules frites. C’est un passage obligé pour qui aime faire la fête et c’est l’occasion de voir plein de gens qu’on n’a pas vus depuis longtemps, par exemple depuis la braderie de l’année passée. C’est l’occasion de faire des affaires et de s’acheter des vieilles fringues, des babioles ou une table. Ou des chaises. Des sous-verres. Un vieux lampadaire. Des livres d’école du début du 20éme siècle, un sac à dos, des vieux crayons de couleur, des cartes postales. Un maillot de foot du Losc. Pour les professionnels, il s’agit d’une vaste foire et en général les grosses affaires se négocient dès le vendredi soir. La Braderie de Lille est un évènement inévitable comme le carnaval Dunkerque pour qui voudrait connaître la région. C’est aussi couru que Paris Roubaix et bien plus que les quatre jours de Dunkerque.




