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l'artiste peut il transformer le réel
Riri, Fifi et Loulou et la boîte mystérieuse. Le livre est derrière nous sur l’étagère…
On a rencontré Malika cet après midi et on a parlé du quartier. Malika est directrice de la maison de quartier A. Renoir. On a dit que la ville était composée à cinquante pour cent de logements sociaux et à cinquante pour cent de logements privés. Que cela permettait une plus grande mixité sociale. On ne fait pas la différence du point de vue de l’architecture entre ce qui est du logement privé et ce qui est du logement social. On a évoqué le dynamisme du quartier et de sa maison de quartier. On a évoqué la dimension « maison de la culture » de la maison de quartier. On s’est dit que pour que les gens aient moins peur de fréquenter les théâtres, il faudrait que les théâtres s’appellent des maisons du peuple. Qu’il faudrait que les activités des maisons de quartier aient lieu dans les théâtres et que les théâtres se produisent dans les maisons de quartier. On a dit que la culture est un moyen de construire ensemble un autre projet de société. On a dit qu’il faudrait politiser le réel.
Le château de Versailles est à dix minutes de la maison de quartier…
Jérémie et Flora sont partis au gymnase de l’aviation pour rencontrer et filmer l’association handisport. Martine est partie sur les traces de Bertille Bak, une jeune artiste barlinoise que nous avions rencontrée lors de notre veillée à la cité 5 de Barlin. Dans le bassin minier du Pas de Calais. Elle expose au Jeu de Paume.
l'après midi, au soleil, dans les allées des saules
premier jour à Guyancourt
Nos premiers rendez-vous ont lieu cet après midi. Nous avons installé notre matériel, affiché notre planning. Malika nous a fait la visite de la maison de quartier. Beaucoup de salles et plein d’activités (musique, anglais, yoga, danse, écrivain public, informatique, théâtre, gymnastique, atelier socio-linguistique, français, dessin, scrap booking, aquarelle, ateliers assistantes maternelles, aides aux devoirs…) Et une salle pour les poissons dont des piranhas, dont s’occupe le club d’aquariophilie.
On est allé cet après midi récupérer une partie de notre matériel qui était resté à la Ferme Bel Ebat. Pour l’instant on se perd un peu dans la ville. Mais d’ici un ou deux jours ça devrait aller. On va présenter la veillée en fin de semaine prochaine à la ferme de Bel Ebat et notre quartier général, l’endroit où on travaille tous les jours se trouve à la maison de quartier A. Renoir.
On est venu jouer Les Sublimes, il y a quelques années au théâtre de St Quentin en Yvelines. On a pensé que St Quentin en Yvelines était une ville. Mais St Quentin en Yvelines n’est pas une ville mais une communauté de communes. Avant d’être un centre culturel la ferme de Bel Ebat était une salle des fêtes. Il n’y avait pas de plancher. C’était de la terre battue.
première promenade aux saules
les Saules, le Parc
Nous voilà arrivés à Guyancourt. Martine, Guy, Jérémie et Flora. Didier nous rejoindra après demain et les danseurs jeudi soir.
On a été accueilli par Chantal, et puis par Malika à la maison de quartier Renoir. Ce sera notre QG pendant les deux semaines ici, et quel QG ! Une grande salle lumineuse et confortable. Les Saules, le Parc. On repère sur le plan les quartiers de cette veillée. Devant le QG, il y a une longue allée de saules, et puis il fait un soleil de printemps qui donne envie d’aller flâner à la rencontre du quartier.
le tract info invitation de Guyancourt

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merci
Hier soir ont eu lieu les deux représentations de la Veillée. A 18H et à 20H30. Nous avons revu beaucoup de monde que nous avions rencontré ces quinze derniers jours à Croix Rouge. Les discussions ont duré fort tard dans la soirée. Comme un temps de veillée supplémentaire. Parce que ça s’interrompt mais ça ne s’achève pas… Merci à tous d’avoir bien voulu participer à cette veillée. Ça a été pour nous un moment fabuleux. Les deux présentations d’hier soir nous donnent plus que jamais l’envie de continuer à faire ce travail de rencontres, de dialogues, d’échanges et d’engagement auprès des habitants. Merci au Manège, aux maisons de quartier, aux associations et aux habitants de nous avoir permis de vivre à Croix Rouge pendant quinze jours des moments artistiquement, humainement très intenses… Nous sommes très touchés par tout ce que nous avons vécu à Croix Rouge. Et nous voudrions une fois encore nous excuser auprès des habitants et des responsables associatifs qui ont été filmés et que par manque de temps ou pour des raisons techniques nous n’avons pas pu mettre dans le film. Quand nous avons quitté le gymnase Géo André après les deux représentations de la Veillée, nous avons proposé de revenir à Croix Rouge, à Reims. Pour un temps plus long, parce que rien ne finit, tout commence…
le mieux possible
Premier filage cet après-midi. Et puis maintenant une longue pause pour certains pendant que d’autres s’activent pour refaire le montage : c’est trop long. Le film est trop long. On a voulu tout mettre et maintenant il faut en enlever. On en profite aussi pour travailler les textes, la lecture des textes, et puis répéter les séquences de danse et d’acro. On réajuste et on peaufine pour que la veillée de demain soit bien, pour qu’elle soit la mieux possible.




