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c'est clean

Didier vient d’arriver. Il a rejoint l’équipe des veilleurs. Dorothée est là aussi avec Bérénice qui va la remplacer pour la veillée de Guyancourt. Malika leur a mis a disposition la salle polyvalente de la maison de quartier pour qu’elles puissent répéter l’adage et le quintet et aussi le petit solo de Dorothée sur les images des portraits avec citations. Dorothée part pour quelques jours à Dubaï. Quand t’arrives à la gare nous dit Didier, t’as pas la perception d’une ville en premier. Tu vois le théâtre puis… en arrivant ici un petit plan d’eau devant la maison de quartier et les portes avec alarmes marqué dessus.  On se demande si  ce qu’on va découvrir correspond à ce qu’on a imaginé. On ne s’en rend compte que lorsqu’on y est vraiment… Ce côté convivial avec cette petite boulangerie au coin. Là où il y a des magasins il y a la vie…. C’est clean.

Isabella Graelsia

En porte-à-porte ce matin, Jérémie et Flora ont rencontré une dame qui habite dans le quartier depuis plus de vingt ans. Dans le temps, elle travaillait dans la recherche, sur les papillons. Elle élevait des papillons pour les étudier, depuis la larve jusqu’à l’envol. Elle raconte Il y a des gens qui venaient du monde entier. Je me souviens d’américains qui sont venus faire un film. J’étais dans la serre avec des centaines de papillons posés sur moi. j’ai eu un succès fou !
Elle nous parle d’Isabella Graelsia, un beau papillon du sud, qu’elle aime particulièrement.

écrivains publics

On a rencontré ce matin deux écrivains publics, Richard H. et  Kathia B. Ils ont une permanence dans les différentes maisons de quartiers. Il reçoivent des gens pour qui ils rédigent des C.V, des lettres de motivations ou autres courriers administratifs. Ils rédigent mais ne font pas les démarches à la place des gens. Ils travaillent pour des populations diverses. Les écrivains publics sont bénévoles. Ils pensent qu’en tant qu’habitants du quartier il est absolument nécessaire d’agir sur la ville. Kathia B. est engagée aussi dans l’association Bouche et Cœur. Distribution de colis pour les gens qui sont dans la précarité. Ils rencontrent tous deux énormément de gens. Il se crée alors un vrai lien social et un rapport de confiance.

de Renoir à Olympe de Gouge, en passant par l'arithmétique

Passer par les rues d’artistes, derrière Renoir, Cézanne, Toulouse-Lautrec, tourner à droite à Degas, avant le rond point Bonnard, à gauche à Matisse, et voilà la forêt. Il y a le fort en rondins de bois du Centre de loisirs Valadon. Dans les sous-bois, un chat dort sur une souche. Puis c’est un parc, peu à peu. Le campus, les jardins, les fontaines asséchées pour l’hiver. Passage de la théologie, allée de l’astronomie, de la musique, de l’arithmétique, place de la géométrie, de la médecine, de la dialectique. Les commerces, à la frontière de Montigny-le-Bretonneux, et puis en remontant vers la gare, les jardins du parc, la place de la république avec la poste de l’autre côté de la route, et le mail des saules à l’heure où les enfants sortent de l’école. Autour du mail des saules, il y a la place de la révolution, la place de la fraternité, la rue des droits de l’homme, la rue Salvador Allende et la rue Olympe de Gouge.

on fait connaissance

La Batterie est ancien site militaire transformé en lieu de musique municipal. Trois super studios où tous les gens de toutes générations peuvent s’entrainer à deux euros de l’heure. C’est un lieu très beau et très convivial. Ce soir a lieu le concert de la St Patrick.

Il y a un ensemble architectural qui s’appelle les Solaires. C’est un quartier auto géré. Les habitants de ce quartier ont voulu créer le village à la ville. Le quartier est géré en communauté, par  tout le monde. On a rencontré la responsable de l’atelier scrap booking qui habite cet ensemble. Par ailleurs elle participe à de nombreuses activités de la maison de quartier et en particulier à la préparation du défilé du carnaval qui aura lieu début avril.

jeudi c'est la grève

On n’a pas pu s’empêcher de distribuer des tracts dans les boîtes à lettres entre l’endroit où on a garé la voiture et la maison de quartier  A. Renoir. Ce matin nous avons fait la connaissance des animateurs qui travaillent ici. On s’est posé la question de la grève du 19 mars. On a des rendez vous ce jour là avec des gens du quartier mais on va aller tout de même à la manifestation à Paris. Quelqu’un va assurer les rendez vous et les autres iront manifester. On dira aux gens qu’on est en grève mais qu’on assure tout de même les rendez vous. Parce qu’on ne peut pas ne pas aller manifester. Ce sera l’occasion d’une discussion autour de la grève avec les gens qu’on va rencontrer.

Martine est partie à la Batterie, pôle musique de Guyancourt, concert studio, école de musique, rap, chanson, rock, classique, reggae… Elle y rencontre la chargée de communication. La Batterie accueille des artistes en résidence. A 11H Flora et Guy ont rendez vous avec Mme  Amhert qui s’occupe du scrap booking à la maison de quartier. Jérémie est partie s’imprégner du quartier avec sa caméra.

le village

Dans la cour du lycée hôtelier, des élèves jouaient au foot. Ça attire l’attention parce qu’au lycée hôtelier, la tenue correcte est exigée : ils jouent au foot en chemise et cravate.
On a parlé avec plein de gens, juste en se promenant.
On a parlé de foot (OM ou PSG ?), on a parlé du quartier (quel quartier ? c’est pas un quartier ici, c’est un village !), on a parlé de la veillée qui vient, de la maison de quartier Renoir que les gens connaissent bien…
Il y a plein de monde dans les rues, si on peut appeler ça des rues. Des belles allées piétonnes, larges, arborées. Mme Eyraud, que l’on a interviewée en début d’après midi, et qui a une formation d’urbaniste nous a raconté l’architecture de cette ville, avec son œil de mère de famille. Une ville où tout est à portée de piéton – théâtre, centre commercial, écoles, collège… – une ville où les immeubles sont bas et où, depuis l’origine, il y a encore des passages qui permettent toutes les circulations. Une rue, puis un passage, puis une cour, puis un passage, puis un parc, puis une allée. Et pas ou si peu de voitures.
On est allé ensuite au gymnase de l’aviation – volley handisport aujourd’hui. On a rencontré Serge, qui veut nous présenter son frère, qui fait des parcours urbains, comme les yamakazis, et qui veut en faire à Guyancourt. On essayera de se voir, de filmer tout ça.