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le cercle

Ecole primaire Desnos. Adage / Quintet / et puis Hervé. C’était la première de Bérénice.
Les enfants de l’Ecole Primaire Desnos aiment la danse, et beaucoup sont danseurs. Danseurs hip-hop. Après le passage de Hervé, toute l’école a crié Ali ! Ali ! Ali ! et ça a continué en cercle, chacun son tour. Ils nous ont fait un spectacle autant qu’on leur en a fait un. Un échange, un vrai.

la journée bien organisée

Aujourd’hui c’est une journée bien organisée, dit Didier. On a fait des interviews ce matin, et du porte à porte, puis on a sauté dans un RER pour aller à la manif, puis on est revenu pour aller au vernissage de l’expo à la mairie, et puis au tae kwondo.
Il y avait beaucoup de monde à la manif. République – Nation.
Quand on est rentré du vernissage, Dorothée était partie : elle a tout bien expliqué à Bérénice qui va la remplacer. Les autres troubadours arrivent ce soir. Autour du repas, on prépare la journée de demain, les interventions des danseurs, les images à tourner, et tout.

sur le secteur

Aujourd’hui est un jour un peu particulier puisqu’on a décidé d’aller défiler cet après midi à Paris. On a reporté les rendez-vous pour pouvoir aller à la manifestation. Hier on apprenait qu’ici à Guyancourt où il y a un site de recherche des usines Renault, une partie du personnel devrait se retrouver en chômage technique. A Guyancourt tout est neuf, tout est moderne. Partout des nouvelles constructions voient le jour. C’est très différent de ce qu’on a vu à Reims. Ici tous les immeubles d’habitation ne font pas plus de quatre étages. Les autres zones d’habitation, ce sont des maisons individuelles. Ensuite, il y a des constructions très modernes d’immeubles en verre qui abritent une myriade de bureaux. Le centre ville est très petit par rapport au reste de la ville. C’est la seule partie ancienne de la ville. On y est allé ce matin avec Didier pour un rendez vous avec un responsable du secours populaire local. On a eu un problème de batterie. La batterie de la caméra est déchargée. On a souvent des problèmes de batterie. On va se rebrancher sur le secteur.

à la batterie

Mercredi 15h15 rendez vous à la Batterie au cours de musique. Alain, Professeur de contrebasse. Il a joué à l’orchestre philharmonique d’Ile de France, avec les Quilapayun, pour Isabelle Para… Il est professeur et musicien en activité. On assiste à un cours que donne Alain à Jean-Yves. On se déplace par rapport à la lumière. Avec les Veillées on est allé partout. On devait rencontrer La Fouine, rappeur qui travaille à Guyancourt et qui vend autant de disques en France que U2. Mais il ne répète pas dans nos créneaux alors on ne pourra pas se voir. La Fouine veut s’investir sur ce qui se fait dans la ville mais ce n’est pas lui qui décide de son agenda. On doit expliquer à Alain ce qu’on fait dans les Veillées et ce qu’on fait là. Alain s’inquiète de savoir combien de temps le plan va durer à l’écran. On assiste à un cours de contrebasse à la Batterie. Beaucoup plus de legato, demande Alain. Problème de coup d’archet. Didier tourne avec sa caméra autour d’Alain et de Jean Yves. C’est dur de vibrer avec le petit doigt. Faire une fin de phrase avec un vibrato. Rajouter une liaison sur le mi sol do. Est ce que ton bras s’appuie sur la caisse, demande Jean Yves. C’est pas un mi, ça. On assiste à tout le cours. On reste assis, on écoute. Didier filme, tourne, le cache de l’objectif fait clac clac sur la caméra. Martine est à la boutique des parents. Jérémie et Flora parcourent le quartier de porte en porte. Les gens se prêtent volontiers au jeu des portraits. On est curieux de savoir ce que Martine va ramener de la boutique des parents. Au début c’est pianissimo. Puis piano, mezzo, mezzo forte.

la société du spectacle dans les villes nouvelles

Porte-à-porte de l’après midi. Encore un bel accueil et de si beaux portraits.
Un homme, qui ne veut pas être filmé, nous dit : vous allez aller à la manif au moins ?
Puis il nous parle de Radio Libertaire, de la société du spectacle de Guy Debord. Il dit que tout est transformé en spectacle, de la politique à la vie privée. Qu’on fait tout à la manière des Etats-Unis, qu’on a même adopté cette attitude étatsunienne qui consiste à dire tout va bien, à montrer une belle image, même quand tout va mal. Il dit les villes nouvelles sont emblématiques de ça. Elles donnent l’image du « tout va bien », une image d’un équilibre social qui est sur-joué, parce que tout ne va pas bien, par exemple, quand des gens se suicident sur leur lieu de travail, chez Renault, et que personne ne juge bon d’en parler dans les journaux municipaux. Tout ne va pas bien quand tout tourne autour de la consommation et plus rien autour de l’humain.