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on a lu
Aujourd’hui, on a lu en entier le scénario de Passion. Tous autour de la table. Chacun son tour et ses répliques. On avait lu La chambre d’Isabella, en décembre. C’est des moments de lecture simples, et tous, tous, on y prend beaucoup de plaisir, et même si, peut-être, c’est deux heures de perdues, et ben, c’est quand même deux heures de gagnées, parce que c’est un moment ensemble, et tellement drôle, et simple. On lit un texte et des répliques. On lit les didascalies, les annotations. On écoute, on reprend, on rebondit les uns sur les répliques des autres, tour à tour.
exit
retour sur Loos en promenade # 3
En remontant la rue, donc, arriver à la supérette, et là, en faisant deux courses, on voit le présentoir à graines de fleurs. C’est là qu’on avait acheté des graines pour les envoyer à l’IME de Saint Nazaire, et aussi à nos autres amis nazairiens. Angèle nous a montré, la semaine dernière, le paquet de graines de pensées qui est toujours sur le mur de son bureau. Puisqu’on est là, acheter des graines de coquelicots.
Un peu plus haut à gauche au rond point, il y a le tabac où Flora avait trouvé l’espèce de pâte gluante qui avait échappé à Didier hop, gobée par l’évier de la salle Panckoucke, et du fou rire de Didier. Du coup petit détour vers la salle Panckoucke. Place de la mairie, on se souvient du marché où il n’y avait vraiment presque personne, du coup, en parlant avec un marchand qui disait qu’il n’avait rien vendu, rien de rien, on lui avais acheté des chaussettes. Les danseurs avaient dansé. On se souvient, à la salle Panckoucke, c’est un de ces soirs là qu’on a écrit le texte sur l’éducation populaire, et regardé le dvd de Lepage. On avait regardé aussi l’île aux fleurs. Ilha das flores.
nature morte et les ombres
deux pans pour une même histoire
Ce matin, expériences. Dire des textes en mangeant, en montant sur la table, brandir le pied de caméra comme une arme. Ce matin, on a pris une petite lampe de chevet, et puis la caméra, et on a fait un jonglage complexe. Lire en regardant la caméra, être en grand sur l’écran, avec un papier sur le front, par exemple.
Expériences. On s’est dit qu’il faudrait deux pans pour un même spectacle, un qui s’articule autour du texte et qui laisse une place au corps, et un autour du corps, avec de la place pour les textes. Ne pas laisser de côté le récit, et ne pas non plus laisser le corps. Jouer les deux, en deux pans. Par exemple. On s’imagine des choses comme ça. Faire rentrer en résonance deux angles d’attaques, de points de vues, mais c’est la même histoire, et les deux sont justes, bien que différents. On ne pourrait pas mettre les deux en un, ça fausserait. On se dit qu’il faudra essayer. Expérimenter encore. Continuer d’essayer, et y prendre encore et toujours le même plaisir qu’on y prend.
# enfants dans la rue, Jardim Pantanal, Sao Paulo, Brésil
retour sur Loos en promenade # 2
Au croisement, il y a un autre panneau qui indique, derrière, les Castors. Monsieur Zandecki. Tiens, on pense aussi à Jo-Anna – dont les parents habitent dans le quartier des Castors, et puis, du coup, dans la foulée, à Yann, dont les parents habitent un peu plus loin, derrière les Castors. Et penser à Yann nous fait penser à la colombophilie, parce que son père est colombophile. Du coup on pense à ce gros camion de concours de colombophilie qui stationnait souvent là-bas, vers les Castors.
Donc après le croisement, sur la gauche, il y a l’allée d’arbre qui va vers le collège, et à la médiathèque, avec cette bibliothécaire qui était si enthousiaste. C’est elle qui avait écrit aux écrivains pour avoir des ouvrages et constituer un fond. Le long de cette rue qui remonte des Castors à la place de la mairie, on avait accroché des citations partout. Alex et Fred se mettaient en colonne pour accrocher en haut. La première manifestation poïélitique, c’était là.
Il y avait Cécile, de Roubaix, qui était venue faire un stage sur cette veillée, et qui nous avait avoué qu’elle était étonnée de notre dilettantisme, de notre légèreté, et encore plus étonnée, après le spectacle, de voir le résultat, de comprendre que, en fait, c’était pas du dilettantisme.
filmer ce qu'on filme
regarder la caméra
Regarder la caméra avec adresse caméra pour dire son texte, et le reste du temps, ne pas être en jeu, être en travail. Travailler à faire ce qu’il y a à faire.
On a eu une longue discussion ce matin, fructueuse, sur ce que pourrait devenir la forme de tout ça. Des doutes, des propositions et des idées.





