Blog
parle-moi (encore) du sous sol
Au CATTP ce matin, c’était bien. On a demandé : « parlez nous de votre quartier, même si vous venez d’ailleurs ». quand les gens parlent de leur quartier, de celui de leur enfance, ils parlent d’eux. Puis on a fait Godot. Une dame a rajouté au texte quelques bouts improvisés :
Parle-moi du sous sol
« Il y a des sous sol qu’on aime et d’autres qu’on aime pas. »
Puis on a fait les citations, et ils nous ont dit pourquoi ils ont choisi telle ou telle citation.
L’art c’est ce qui rend la vie plus belle que l’art.
« mais l’art c’est pas toujours ce qu’on croit, le cinéma, le théâtre, la peinture… ça peut être aussi le boulot, ou le jardin, tailler sa haie… »
il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté
« Le pessimisme, ça coupe des autres, c’est quand on est pessimiste qu’on ne peut plus être avec les autres »
Deuxième jour de la deuxième partie de la Veillée avant la Veillée
« Je me souviens chez Doussette, à l’époque chez le marchand de cycles, il mettait des hauts parleurs devant chez eux, à la sortie des Chantiers pour que les ouvriers puissent écouter le Tour de France. »
« Je me souviens le France, le bateau, c’était un évènement formidable. Y a toujours plein de monde quand les bateaux partent. Pour les ouvriers c’est une fierté. Je me souviens d’un gamin dont le père avait travaillé sur le France et qui disait au revoir au bateau, comme si c’était le bateau de son père. »
Deuxième jour de la deuxième partie de la Veillée de Méan Penhoët. La Veillée a lieu mardi et on arrête les tournages samedi. Donc on concentre les rendez vous ce jeudi et vendredi. Et les acrobates, les danseurs nous rejoignent ce week end. Fred arrive vendredi soir. Hassan arrive samedi matin. Dorothée, Mathilde et Guillaume arrivent samedi soir. Frantz et Sandrine seront là aussi dès dimanche pour la technique, le plateau des Veillées et la communication. On n’est pas aussi nombreux que sur Base 11/19 mais c’est tout de même un joli groupe. Ce matin Martine est allée interviewer un syndicaliste de l’autre côté de la passerelle. Flora et Didier sont au CATTP. Nous irons ce midi au collège St Louis pour une rencontre avec des lycéens qui ont vu Base 11/19. Jérémie et Didier ont fait hier soir un travelling dans Méan Penhoët. Jusqu’au pont de St Nazaire.
Il a dit « Il neige! ». Alors tout le monde a regardé par la fenêtre… mais c’était faux.
noel au chantilly
enfin de retour !
Ca y est, on est revenu.
On avait envoyé des cartes postales de nos tournées, de par ci, de par là, aux gens d’ici. Ninine a mis toutes les cartes derrière son bar. Les enfants du groupe 4 de l’IME nous ont invités pour goûter vendredi. On se disait qu’on pourrait amener une tarte aux billes. Ils ont répondu à nos cartes. Et même une carte avec des confettis qui sautent au visage quand on l’ouvre. Dans leurs cartes, il y avait des bouts de Godot. Quand on est passé à l’IME tout à l’heure, y’a une petite qui nous a dit : « tu te souviens du sous-sol ? ».
Cet après-midi, On est allé à la ludothèque. On a été très bien accueillis. Elle est chouette cette ludothèque, avec sa règle d’or : s’amuser, se faire plaisir, en famille, ensemble.
Martine a commencé à monter les films qu’on a faits en octobre. Elle a fait un 3 min qu’on va pouvoir montrer aux gens et peut-être mettre sur le blog.
C’est bien de revenir.
En face des fenêtres du QG, il y a le grand portique des chantiers. Ils sont en train de monter une énorme pièce qui bouge si doucement qu’ on se demande si elle bouge. Il paraît qu’ils commencent déjà un nouveau bateau.
Maintenant c'est décembre…
Nous sommes de retour à Méan Penhoët. La Veillée aura lieu le 11 décembre à 18h et 20h30 à la salle Jacques Brel : une performance d’une heure et dix minutes. Deux grands écrans, un tapis de danse, des ordinateurs, des vidéo projecteurs, une télévision, des techniciens, des acrobates, des danseurs, des comédiens, des images, des textes, des danses, des acrobaties, des témoignages d’habitants du quartier, de la ville, d’ailleurs pour dessiner la vie du quartier (à notre façon). On est bien content d’être revenu là. Après notre passage avec Base 11/19 programmé et coproduit par le Fanal à Pornichet où on a revu plein de monde du quartier, nous voilà au Chantilly. A pied d’oeuvre.
Déjà passés au St Denis (au restaurant). Flora et Didier sont à la ludothèque. En rentrant du St Denis on a croisé Fanny qui dirige la ludothèque et rendez-vous a été pris vers trois heures.
Ce matin, on est allé au lycée expérimental et on a reçu trois personnes du quartier au Q.G. On n’ a pas vu le temps passer. On a bu du café et on a parlé des chantiers navals, du travail, des paquebots, des navires qui prennent la mer. On a parlé des piliers de bois que des ouvriers abattaient au fur et à mesure que les bateaux se libéraient et glissaient vers la mer. De la mer qui accueillait les bateaux et projettait des gerbes d’eau sur les gens assistant aux premiers départs. On a parlé de l’Union Méan Penhoët qui a permis à tous les gens du quartier de pratiquer des activités culturelles et et sportives. De la force, de l’importance, de la nécessité de l’Union Méan Penhoët.
Sur le coup de midi on a été secoué par un vent de panique, on avait perdu la clé WPA et on a appelé Angèle du Fanal. Tout est rentré dans l’ordre sauf qu’une caméra vient de nous lâcher. Brrr…
On a fini sur un cargo !
Georges, Ô, Georges !
vivement
Ca y est, on a fini notre première semaine. On est déjà pressés de revenir. En décembre, et puis aussi en Novembre, les 14 et 15, pour jouer Base 11/19 à Pornichet. On a eu un accueil tellement chaleureux ! les petits blancs des petits tonneaux vont nous manquer, les repas chez Ninine aussi, et nos visites à la Sides, la vue sur les camions rouges depuis notre QG… et quel QG ! Vivement qu’on revienne au Chantilly, qu’on retrouve Georges, our friend… vivement, vivement…
danse hier soir et maison d'armateur aujourd'hui
Hier soir les danseurs on dansé la nuit, autour des chantiers.

Ce matin, au marché de Penhoët, on a rencontré un monsieur qui a fait un portrait-citation. Et puis il nous a dit qu’il fallait qu’on aille voir la maison de son fils. On y est allé, et on ne regrette pas. C’est sans doute une des plus anciennes maison de Méan. Sans doute la plus ancienne. 1860 environ.
C’était la maison d’un armateur, qui faisait construire de beaux voiliers sur le Brivet. En haut de la maison, sur le faîte du toit, il y a une petite terrasse carrée, entre les huit cheminées. L’armateur y montait pour observer ses chantiers.
L’armateur était marié avec une jeune russe de 17 ans. C’est pour elle qu’il a fait construire la maison. Elle est morte à la naissance de leur premier enfant. Pour elle, il a fait construire le cimetière.
L’actuel propriétaire a toujours vécu à Méan. Quand il était enfant, il passait devant en rêvant de l’acheter. Adulte, il continuait d’en rêver… jusqu’au jour où sa femme lui a dit « elle est à vendre, achète-là puisque tu en rêves ».
Elle était délabrée. Il y a eu des années de travaux. Elle est belle maintenant : il reste encore les vieilles rampes, un magnifique parquet en marqueterie, des dalles de craies et d’ardoise, et les peintures…
D’en haut, on voit tout Méan.




