Blog

se prêter au jeu

On a fait Antigone au lycée professionnel, dans une classe d’ébénistes. On a fait Antigone . Quelques élèves ont bien voulu se prêter au jeu. L’ambiance était agréable. La question était c’est quoi être rebelle ?
C’est avec plaisir qu’on a vu les règles du jeu nous échapper, et glisser ailleurs.

proactif

Hier on a partout célébré les vingt ans de la chute du mur de Berlin. Sur le site du sable dans l’engrenage, on a lu Les 20 ans de la chute du Mur de Berlin! Les médias ont trouvé là, hors coupe du monde de foot ou jeux olympiques, un excellent sujet consensuel et unanime pour célébrer ces «20 ans de liberté!». Seulement voilà, en 20 ans, le concept de “frontière” a terriblement évolué. On anticipe. On use de méthodes “proactives”. L’objectif est de repousser les migrants avant même qu’ils ne se trouvent nez à nez avec un douanier ou un garde-côte…. Et en France on a lancé un grand débat sur la question de l’identité française.

aux lycées

Ce matin, interventions dansées dans la cour du lycée des Flandres. On s’est perdu dans Hazebrouck. C’est la première fois. On s’est repéré aux ronds points. Il fallait retrouver le rond point avec la locomotive et les vaches qui regardent passer le train. On est arrivé juste un peu après le début de la récréation au lycée général. Ensuite on a rejoint le lycée professionnel. On a suivi la foule des élèves qui sortaient et on a dansé sur la rue devant les élèves stationnés sur les trottoirs en attendant la reprise des cours. On a expliqué qui on était et ce qu’on faisait là et on a dansé. Le trio, Camille, Dorothée, Mathilde, puis Hassan, puis Hervé en solo. On a invité tout le lycée professionnel à venir à la veillée du 20 nov. à l’espace Flandres. Quelques élèves se demandaient ce qu’on venait faire  là et pourquoi on faisait ça et à quoi ça peut bien servir. On a dit que c’est à l’initiative du centre Malraux. Qu’on faisait plein d’interventions dans la ville, pour un film spectacle avec les habitants d’Hazebrouck. L’un d’entr’eux nous a dit qu’on prenait des risques, que c’était dangereux de danser au milieu de la route. Un autre nous a demandé si on allait revenir tous les jours. Même si on pouvait sentir un peu de réserve de leur part, c’est pas tous les jours qu’on voit ça, après chaque danse les élèves ont applaudi les danseurs. Des voisins ont levé un coin de rideau. Et vous dansez sans musique?

Didier et Jérémie sont dans une classe du lycée général des Flandres pour faire jouer En attendant Godot à la caméra. Jérémie fait des photos de classe en vidéo et Didier fait dire aussi de citations.

Bernard et Antigone

Bernard – qui travaille au Centre André Malraux et qui nous a accompagné pour faire l’intervention Antigone à l’atelier théâtre du lycée de Flandre – a écrit :

Antigone est en tee-shirt.
Antigone est en tee-shirt et porte des bottes en antilope.
Antigone en antilope, avec des trous dans son tee-shirt,
A les fesses moulées dans un jean
Qui lui donne un air interlope.

Sur sa poitrine et sur son cœur,
Elle a griffonné au marqueur
Ce qui résume son point de vue :
« MA VIE SE PASSE EXACTEMENT
COMME JE NE L’AVAIS PAS PRÉVU. »

méricourt/hazebrouck hip hop

Hier soir, il y a eu un échange avec l’atelier hip hop / break du CSE. Les troubadours étaient là, heureux de retrouver Rachid avec qui il y avait déjà eu un échange en juin, à Méricourt.
Hervé a dansé et parlé de sa compagnie, de son travail qui lie le hip hop et la danse contemporaine. Hassan a fait une démo et donné un cours de percussions corporelles. Et puis c’est les breakeurs de Hazebrouck qui ont fait une présentation de leur travail et on a, vraiment, vraiment apprécié, on a été bluffé.

le journal exquis, le cadavre du jour.

Écrire ce que l’on entend à la radio et se rendre compte que, aujourd’hui,10 040 emplois sont menacés directement et la relance est en bonne voie.
On se dit qu’on pourrait faire souvent ce cadavre exquis d’informations, que ça permet de remettre la veillée dans du global de l’ici et du maintenant en général, d’être dans cette histoire commune, ensemble, aussi absurde soit-elle, cette histoire, et aussi cruelle, la partager quand même plutôt que de s’isoler à ne jamais s’en échapper.
Un peu comme on fait les il y a, un protocole d’écriture. Il pourrait y avoir le journal exquis. Le journal haché menu. Le cadavre du jour.