relâche

Bien besoin de cette journée de pause. Demain c’est 11H pour tous ceux qui ont des problèmes de son (ceux qui portent des micros HF) et 13h pour les autres. Pour le repas. On fera un filage technique dans l’après midi et quelques réglages et puis on arrivera à l’heure du filage. On attend une trentaine de personnes demain soir, à 19h. Pour la répétition générale.

Jean-Louis, David, Jean-Claude, Maggie et Gilbert, (et c’est bien plus que de la magie)

Techniciens-magiciens. Il y a un boulot de fou. Jean-Louis a repris au pied levé. Il y a David au son. Et Jean-Claude à la lumière. Et puis aussi, il y a les magiciens du bureau. Maggie magique qui n’arrête jamais, qui sait répondre à toutes nos questions, qui s’occupe de toute la logistique, c’est impressionnant. Et Gilbert, qui est arrivé depuis peu mais qui déjà a pris les choses en main et gère avec le sourire.
Sans tous ceux là, la compagnie serait bien peu de chose, on se dit, et c’est bien plus que de la magie, merci.

break

Demain on fait un break. Une journée de relâche avant la première mercredi. C’est nécessaire. Pour pouvoir respirer un grand coup avant l’enchaînement des représentations des Atomics à la Fabrique. Essayer de penser un peu à autre chose pendant une journée. Est ce qu’on peut raconter les Veillées sur un plateau de théâtre? Est ce qu’on peut être des Veilleurs sur un plateau de théâtre? Par ce qu’on fait avec les Atomics, on se rend compte que ça fonctionne. Mais est on trop proche de la réalité, de l’expérience? Fallait il en faire un conte? Des personnages pour le coup, des êtres de papier, qu’un écrivain aurait réinventé en fonction d’une expérience , d’une histoire d’une troupe d’acteurs d’un temps X ou Y qui étaient des Veilleurs (On aurait pu demander à Thomas Piasecki)?

le café

Au rond point en bas de la base 11/19, en bas de la rue Léon Blum et au croisement de la route de Béthune et de la route qui va dans Loos village, à ce rond point là, qu’on prend tous les matins en sortant de l’autoroute et pour aller à la base, il y avait un café. On se souvient de la veillée de Loos en Gohelle, il y a plusieurs années maintenant, où on avait interviewé la patronne. On se souvient aussi être allé dans ce café vers neuf ou dix heures, un premier mai, pour prendre le petit déjeuner avec la Concordia, l’harmonie municipale de Loos-en-Gohelle, qui faisait ce jour là la tournée des adjoints.
Depuis quelques mois, le café est fermé, et il a été remplacé par une agence immobilière. C’est triste.
Ça nous fait penser à Saint Nazaire, où des dizaines et des dizaines de café du quartier de Méan avaient été remplacés par des agence d’intérim, autour des chantiers navals.

J-3

Avec le temps qu’on a, ça n’aide pas! Il fait un froid de canard. Hier on a bien travaillé. On remet le couvert aujourd’hui. Ce matin on fera l’entraînement dans la salle 2. On réglera la technique dans la nef. Travaillera sur quelques textes. Puis on va rendre le plateau aux danseurs. Et cet après midi après quelques mises au point technique (essayer des nez de clown), on fera à nouveau un filage, avec les changements qu’on a tentés d’apporter hier. La tache est compliquée. Mais c’est le jeu. On a l’impression parfois d’être face à des équations mathématiques dont on est sûr d’avoir enfin trouvé la solution après des mois de calcul et il y a toujours une invariable dont on a oublié de tenir compte qui rend l’équation plus étrange et renvoie à dix autres résolutions éventuelles. Mais maintenant le vecteur temps nous oblige à fixer définitivement les lignes de possibilités.

S’il faut en finir avec la société du spectacle comme on le dit dans les Veillées, on voudrait pourtant faire un spectacle de ce qui prétendrait vouloir en finir avec le spectacle. Dans les Veillées on n’a de cesse de dire que c’est la démarche qui compte tout autant que le résultat! C’est pas simple! Mais on ne lâche rien. Au travail!