alors qu’ avignon bat son plein (14)

Dernier jour avant le vacances. Après on fait un break d’une quinzaine de jours. Avant de repartir à l’aventure. A Estrée Cauchy. Et puis Rouen… Je me souviens quand on était gamin on reprenait l’école le quinze septembre. Un peu après les confitures de mûres qu’on allait cueillir sur le terril d’Ames. Un joli village tout à l’ouest du bassin minier du Pas de Calais. Avant l’inscription  du bassin minier au patrimoine mondial de l’humanité, plein de gens disaient ex-bassin minier du Pas de Calais. Maintenant le ex- a disparu. On n’est plus sur un territoire qui n’existe plus. Qui avait existé mais qui était devenu ex-. On était sûr que quelque chose avait été. Mais pour le moins on n’était plus vraiment certain de ce qu’on était. Sauf qu’on était des ex-. Du jour au lendemain le langage a changé. Le bassin minier devenu ex-bassin minier est aujourd’hui ex-ex-bassin minier, c’est à dire à nouveau bassin minier. On a repris la place officielle.

alors qu’ avignon bat son plein (13)

Encore une petite répétition cet après midi et demain et après c’est les vacances. Enfin on verra bien. Est-ce qu’on ira quelque part ? On verra. Y a tant à faire sur place ! On pourrait démarrer un autre chantier. C’est ce qu’on avait dit, quand on est revenu dans le Pas de Calais. De la recherche pour l’éternité ! Allez ! On n’est pas au bout de nos peines! Inventer une forme de veillée différente de celle qu’on pratique aujourd’hui. A vrai dire, c’est ce qu’on fait à chaque nouvelle proposition de création participative ! C’est très différent selon qu’on intervient pour un lycée ou pour la fédération des centres sociaux dunkerquois ou l’hôpital de Lens… Faudrait revenir au quartier du 11/19. Retravailler en profondeur sur le quartier où on est installé depuis si longtemps.  Voilà, c’est ça qu’il faut faire ! Revenir à la Base ! Demain je retourne à la Base…

alors qu’ avignon bat son plein (12)

L’année dernière déjà à cette époque ci je travaillais là dessus. On va dire que c’est presque fini. En revoyant le spectacle tous les jours on se dit qu’on pourrait encore inventer, changer, rallonger. Mais maintenant on a plus envie de s’arrêter sur une proposition et de s’y tenir. En cherchant ce qu’on pourrait approfondir à l’intérieur de cette proposition. C’est une question de détails et de rythme. Et de choix se musique. Je mettais Santana, Open invitation à la toute fin et hier j’ai essayé Have no fear de Bird York. Va pour Bird York. Ce qui m’a permis de passer des vingt minutes de spectacle que j’ai présenté l’année dernière dans le cadre des journées du patrimoine à une heure, aujourd’hui, ce sont les notes que j’ai prises tout au long de l’année et puis les impros en salle deux, au début du mois de juillet. Les impros à partir des notes consignées sur l’ordi ou dans des carnets.

alors qu’ avignon bat son plein (11)

On va retravailler cette saison avec les Chantiers Nomades. Un stage de formation d’une quinzaine de jours fin janvier et début février. Sur les briques. C’est le thème. Les corps et les briques. C’est la première fois qu’on retravaille avec les Chantiers Nomades après le départ de F. Plazy (qui dirigeait les Chantiers Nomades). Il a été remplacé par Jean Yves Ruff. F.Plazy a pris la direction de l’école de théâtre de la Manufacture à Lausanne. En Suisse. Il était très heureux de ce changement. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était en Bourgogne, dans la maison de Jacques Copeau qui a été rachetée par Jean Louis Hourdin et où ont lieu des stages de théâtre tout au long de l’année. J’étais intervenu au cours d’une formation. Avec Jean Louis Hourdin. A Pernand Vergelesses.