
Carnets de route
chantiers nomades (5) Raconter comment on a rencontré Angelica Liddell
On a consacré la matinée au yoga et aux danses. Et à de la recherche autour des briques. Comment escalader des briques ? Comment marcher sur des briques ? Les briques et le chemin ? S’engager sur un chemin qui s’effondre. On a deux danses collectives. Brique lento et une autre, beaucoup plus rapide.
Dans l’après midi, on a commencé par dire, chacun son tour, comment on avait découvert Angelica Lidell.
Ensuite on est passé aux improvisations. On a bombardé de sang et de charbon qui voulait en robe de mariée construire une enceinte de briques pour s’y protéger. On a dit des textes seul ou à deux en dansant dans le charbon. On a fait du plateau une scène de danse couverte de charbon. On s’y est plongé (dans le charbon). Sur Lana del rey (Blue Jean) et des lumières de dance floor. On a glissé sur le papier bulle couvert de sang. En robe de princesse. On s’est enterré dans le charbon comme Carry au bal du diable.
On a fini la journée de travail par un solo. Une danse travaillée avec Howard pendant tout l’après midi.
On est déjà vendredi. Fin de première semaine des Chantiers Nomades au 11/19. On n’arrive pas à s’y faire. Vendredi, ou Jeudi, ou Mardi. Le temps, l’oracle, le templum. L’avenir est derrière nous. Il y a eu aussi les histoires drôles. Camille a raconté l’enfant et sa maman. Didier, les hippopotames.
Chemin de briques

Têtes de brique

dans le texte
Nous n’allons pas écouter une chanson pop. Nous allons écouter deux chansons pop car mon c-o-e-u-r est une putain de chanson pop. Depuis que tu as avoué que tu mords le coin des tables par amour, je ne peux plus te faire confiance. N’aies pas peur ! Tout ce que je fais , c’est pour mieux te voir. C’est tout, tu es ma façon d’être dans le monde. Il faut savoir pourquoi l’on vit ou alors tout n’est que foutaise.
Tout le monde raconte

Karine

des montagnes de questions
Angelica Liddell dit que parler de l’homme, c’est mettre les mains dans la saleté. Elle dit, ce qui m’intéresse, c’est ma vie profonde. Qu’est ce qui explique ce que nous faisons ? Parfois, on n’a pas envie de le savoir. Comment entrer dans le maison de la force quand on n’est pas Angelica Liddell ? S’emparer du texte comme un matériau comme un autre ? Jusqu’où ? Comment ? Se coltiner cette parole provocante, provocatrice, trash ! La détourner ? Le chantier continue…
Une petite dernière


