“la silhouette des maisons la nuit contre le ciel étoilé a toujours quelque chose d’extrêment émouvant, à la fois dur et mystérieux, à l’image des hommes et de ce qui les dépassent.”

On a visité une super expo de Marc Picavez au Life de Saint Nazaire sur la marine marchande, l’immense beauté des ports et de la mer et la vie des marins. On assiste au premier passage de l’équateur de jeunes marins. Rituel fascinant. On écoute avec admiration les paroles des hommes de la mer qui partent de quatre à six mois sur les mers du monde. Les escales sont courtes. Aujourd’hui, elles durent tout au plus un jour ou deux et les marins se retrouvent dans le seamens club. C’est le temps de Skype, des conversations avec la famille, les amiEs qui sont là bas, d’où on est, d’où on est parti (ou d’ailleurs). On gagne bien sa vie sur les grands bateaux de la marine marchande. Mais faut il pouvoir partir quatre mois sur un bateau, loin de chez soi ! L’expo est très belle, très humaine, très touchante. On est sorti de là un peu parti, tant de beauté, ça fait envie, perdez moi au large, loin, loin. Hier après midi on a fait un premier enchaînement de la Brique vers 14h. Puis à 16h30, on a présenté le spectacle à une partie de l’équipe du théâtre dont Nadine, la Directrice, Karine, les deux Angèle, Cécile, Sylvette et Luc. On doit recadrer le jeu un peu pour ce soir. On joue à 21h15. Hier soir on a mangé au Skypper. Un restaurant dirigé par un ex footballeur professionnel de Nantes. On a goûté aux fruits de la mer. On est rentré à l’hôtel Comfort Hôtel de l’Europe, à pied dans St Nazaire, dans la nuit. Maggie est arrivée en fin d’après midi. Elle prépare chaque jour un peu plus son exil au Canada.

Comfort Hôtel de l’Europe

Les éclairages sont presque en place. On est revenu hier dans le détail du spectacle. Pour pointer toutes les caractéristiques lumineuses. Le plateau se prête bien à La Brique. On joue dans la salle de création. Un magnifique plateau de 18m d’ouverture qu’on a réduit un peu avec des rideaux noirs sur les côtés. Pierre déplace des projecteurs en fonction de ce qu’on a fait hier. On rajouté une troisième table à jardin (J.C). Cet après midi on reprend un travail de détails de jeu et de techniques et on fait un filage à 16h. On a parlé avec Nadine, qui dirige le théâtre en fin de journée. On a parlé de théâtre, du beau théâtre de Saint Nazire, et de Lizzard et Luc qui ont tout arrêté et qui sont partis marcher pendant des mois. Après des vie de théâtre. Et n’y reviendront plus.

Dans la frégate ou dans l’écume…

Loos en Gohelle Saint Nazaire, Saint Nazaire Loos en Gohelle, on prépare la lumière une bonne fois pour toutes de La Brique. On découvre le nouveau théâtre de St Nazaire. C’est un magnifique édifice. On va participer au premier jour de spectacles de la Saison avec Sébastien Barié et la compagnie K’Boum (une partie du groupe de cirque AOC). Pierre et Jérémie ainsi que tous les techniciens magiciens du Théâtre sont à pied d’oeuvre depuis hier matin. On est à l’hôtel Comfort. On présente notre spectacle en même temps que le cirque Zavata qui fait aujourd’hui sa publicité dans les rues de la ville avec un camion et une grosse sono. Le temps est magnifique et donne à cette ville ce charme étrange et envoûtant des villes portuaires comme Dunkerque ou Ostend(r)e…

Ballatum Théâtre / HVDZ, Saison 31

Ce matin Lycée Béhal à Lens pour présenter aux professeurs le projet de formation de Lycéens Veilleurs dans l’idée que les lycéens s’approprient nos techniques (vidéo, théâtre, photo, danse…) pour aller à la rencontre des gens et faire de spectacles ensemble. A 12h30 on a rendez vous à Culture Commune pour la présentation de saison, la dernière de Chantal Lamarre. Et cet après midi, la Brique prend le train pour St Nazaire et Pierrot le camion avec tout le matériel de La Brique. Rendez vous à St Nazaire à 20h30 à la gare ou à l’hôtel du confort moderne. On a repéré un restaurant japonais sur la place, pas loin du théâtre et de l’hôtel…

autant pour nous

L’analyse qu’on a pu faire sur le nombre de spectateurs pour La Brique à Hermin est fausse. Les gens ont envie d’aller au spectacle là comme ailleurs. L’année dernière on avait démarré la Smob à Estrée ou Maisnil par le Portrait de villages, les gens ont participé au film spectacle et ils sont donc venus assister au résultat final sous le chapiteau de la Smob. En nombre. Et cela a suscité leur intérêt pour l’ensemble de la programmation de la Smob. A Hermin depuis que les SMS (sing me a song) sont allés chanter leurs chansons à la demande dans les villages, sur leurs mobylettes bleues, la Smob ne désemplit plus. Le chapiteau était plein quand ils ont joué leur spectacle ainsi que pour la suite de la programmation. On peut donc dire malgré tout que le problème reste entier. Les formes de théâtre conventionnelles des spectacles à l’italienne n’attirent que certaines classes sociales de spectateurs, dans certains théâtres officiels. Pour que les gens se sentent concernés, il faut  qu’ils soient amenés à participer au spectacle ou que ce soit festif.

Aimer si fort (6)

Comment en est on arrivé là ? On travaille souvent sur ce thème d’improvisation en répétition où chacun raconte ce qu’il veut bien raconter. Vrai ou faux, c’est égal ! Pour Aimer si fort on a demandé à chacun comment il avait reçu le texte ? Angelica Liddell est arrivée comme une flèche par la fente de la boîte aux lettres / J’ai pas compris pourquoi il y a les Trois Soeurs de Tchekov au milieu du texte / La douleur, ça m’a fait penser à Camille, la chanteuse, je vais prendre ta douleur, lentement, sans faire de bruit, comme on réveille le pluie / Parfois je sens en moi une folie, je sens que je pourrais tuer des gens / Où est la limite entre la violence physique et la violence morale? / Encore quelqu’un qui a rencontré un pervers narcissique / Parfois je confonds les envies d’amours et les envies de mourir / J’ai pensé que c’est un texte féministe des années soixante dix mais non c’est bien réel / Sa confusion te saisit, te traverse, t’éclaire….