On se dit que le porte-à-porte est une école contre les préjugés. Chaque porte à laquelle on frappe promet une surprise. Toutes les potentialités de rencontre existent, derrière la porte.
Un jeune homme qui s’occupe de sa fille et qui, quand on lui demande de nous montrer un objet qui compte pour lui, un objet beau, culturel ou important, nous montre une reproduction du discobole, et la conversation qui s’en suit sur la restauration de la statue et la polémique autour de l’orientation de sa tête.
Une dame qui est secrétaire, mais qui dans son temps libre, fait de la restauration de mobilier ancien. De la restauration dans les règles de l’art, avec ressorts, crin végétal et bandes de jutes. De la restauration digne d’un vrai tapissier restaurateur. Et puis le beau miroir art déco où son grand-père, artisan-miroitier, a peint des ibis et des roseaux.
Et la vieille dame qui connaît tant de choses sur les papillons.
Et ce Monsieur qui nous parle du Portugal, de son histoire, de son artisanat, et puis aussi de la manif qu’il est en train de préparer. Si vocês querem falar portuguès, estão benvindos.
Et cette jeune fille qui fait du karting et qui nous dit qu’elle n’a pas le permis de conduire, et que ça va pas être évident, vu qu’elle a appris à conduire avec un kart.
Et la dame qui nous parle des arbres, de son métier dans les espaces verts et de son amour des beaux arbres.
Et l’assistante maternelle qui nous montre sa poussette et qui dit que son métier la passionne. Et son fils, adolescent, qui nous dit que ce qui est le plus important au monde, c’est elle, sa mère. Chaque jour, on la croise au petit parc devant la maison de quartier. On se salue, on se connaît un peu. On se reconnaît.
En faisant les montages des interviews et des portraits, en retouchant les images des objets, pour préparer le petit musée vidéo qui sera diffusé pendant le spectacle, on repense à chaque personne.
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discobole
Solaires / SEL / Ne pas perdre sa vie à la gagner
A la résidence des solaires, le samedi matin, il y a la réunion du SEL (société d’échanges locaux). C’est vivant et joyeux. Ici, on échange des biens et des services, et on ne compte pas en euros mais en grenouilles.
La résidence des solaires a été inventée, dans les années 80, à partir d’un questionnement sur l’habitat. Comment vivre mieux en créant un vrai équilibre entre sphère privée et vie collective ? Comment éviter le repli qu’impose une société si individualiste ? Les solaires, c’est une résidence où six familles ont leurs habitations et partagent des moments – repas mensuel en commun, jardinage… – et des lieux collectifs : jardin commun, salle commune – pour les fêtes, la vie associative, les réunions…-
Un des fondateurs de cette résidence est aussi à l’origine du SEL et de deux crèches parentales et puis il travaille à un nouveau rêve, un SEL en plus grand, à l’échelle européenne. A la caméra, il donne une citation à lui : il ne faut pas perdre sa vie à la gagner. On peut choisir de ne pas subir sa vie, son habitat, son travail. On peut choisir de trouver un équilibre en mettant en actions des solutions, en inventant réinventant son quotidien.
Les sourires
le costume
Au marché, on propose à un monsieur de faire le portrait citation.
Il dit c’est pour un film ? Tant mieux, j’ai déjà le costume !
Effectivement, il a un très beau chapeau en cuir.
les gouts et les couleurs
au marché
Au marché du Pont du Routoir, c’est le printemps. Plein de bonne humeur, de gens sympas. Un couple qui vend des nappes. monsieur vendait des chaussures, et madame lui a dit : Je fais le marché avec toi si tu arrêtes les chaussures.
Deux sœurs jumelles offrent un thermos de café à la dame qui vend les nappes, comme ça elle peut offrir le café à ses clients. Elle nous offre un café.
La dame des nappes dit : c’est mon marché préféré. J’en fais un peu partout, chaque jour à un endroit différent, celui-là est tout petit, très populaire, et tellement chaleureux, que c’est mon préféré.
Le vendeur de bonbons nous offre des chewing-gums.
Il y a les citations au sol, étalées, pour que les gens choisissent. Un chien se promène dessus. On a fait de beaux portraits. C’est vrai que c’est chaleureux ce quartier.
Il y a une dame qui vit ici depuis 35 ans. Guyancourt, je connais !
Rendez-vous lundi, 17h30
solos
Bérénice
On est à mi-parcours. Ce matin les troubadours sont arrivés. Bérénice a entamé sa première veillée. Hervé nous a rejoints ce matin. Mathilde et Camille sont arrivées hier dans la nuit. Iffra vient lundi et dansera dans l’après midi dans la ville. On va et vient dans la ville, du centre ville aux quartiers des Saules et du Parc, à toute heure du jour et de la nuit. Enfin jusque très tard le soir. Des gymnases aux écoles. Des écoles aux salles d’exposition. Des salles d’exposition aux immeubles d’habitation. Des immeubles d’habitation aux studios de musique. On rayonne sur les quartiers à partir de la maison de quartier A.Renoir. Tout nos chemins passent par la maison de quartier A. Renoir. Jusqu’à l’université, le campus ultra moderne de Guyancourt et son architecture ultra contemporaine au milieu de magnifiques espaces verts. Les troubadours sont sur le campus et à l’université ce midi. Dans la rue, on nous interpelle pour nous demander si tout va bien. Si on trouve ce qu’on cherche et pour savoir si ici ou là on est bien accueilli. Hier on est allé à la manifestation. Quand on est rentré à la maison de quartier, Jérémie a filé au gymnase Maurice Baquet pour rencontrer et filmer les gens du Kung Fu. Martine a commencé le derushage des interviews. Didier et Flora sont allés au vernissage de l’expo des lauréats. Guy est allé faire des courses pour les danseuses qui arrivaient dans la nuit. Elles ont dormi a l’hôtel Port Royal, à Voisins-le-Bretonneux où nous sommes logés. A l’hôtel Port Royal et à l’hôtel Le Relais de Voisins. Voisins-le-Bretonneux et Guyancourt font partie de St-Quentin-en-Yvelines. Tout comme Montigny-le-Bretonneux…On a encore plein de choses à découvrir. Ce matin Didier et Martine ont rencontré le responsable de l’association Bouche et Cœur qui organise tous les jours en début d’après midi une réunion avec ses voisins. Chacun accueille les autres à tour de rôle. Demain Didier participera à la réunion. Il nous reste plein de choses à découvrir. M. Nadaud, ancien maire de Guyancourt nous disait que sur Guyancourt, il avait dit aux architectes, si vous voulez vendre vos immeubles il faut que vos constructions soient du même matériau noble, qu’il s’agissent des immeubles en accession à la propriété ou des logements sociaux. Puisque toutes ces constructions sont réunies dans un même endroit.





