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la bonne humeur

On a envahi la Ferme de bel Ebat avec notre matériel, notre équipe au complet et notre bonne humeur. Le premier filage était long, le second pile poil. On s’y sent bien, à Bel Ebat. Les techniciens-magiciens, comme toujours, nous ont préparé un beau plateau. Quand on est arrivé tout était prêt. Bérénice s’est réappropriée le solo de Dorothée. Hervé et Iffra font un duo tout à la fin, sur le travelling. Il y a François qui s’entraîne à retenir les prénoms de tout le monde. Marie-Laure, de Black Blanc Beur, qui est venue aujourd’hui et revient demain.
On a mangé encore une fois à Courtepaille, c’est la dernière fois. Il y fait tellement chaud, près du feu, qu’on se croirait au far west.

il y a les livres à écrire

Il y a les tracts que l’on distribue en dansant. Iffra fait ça. Il y a Martine qui l’imite et tout le monde aussi. Il y a Camille qui ne pourra pas être la doublure d’Isabelle Huppert.
Il y a le soleil qui a disparu de Guyancourt. Il y a une marée de foule. Une marée de gens. Il y a des gens pressés.
Il y a une grande respiration. Il y a le théâtre du Sable. Il y a Dorothée à Dubaï qui a fait un il y a. Un bel il y a.
Il y a le resto libanais, il y a les écoles Desnos Delaunay London. Il y a la diagonale, l’esplanade du RER. Il y a le vent. Il y a des regards froids. Il y a des gens qui prennent le temps de t’écouter et de te regarder danser.
Il y a des habitués, ceux qui font partie du décor, à la même heure. Il y a Iffra qui connaît le quartier.
Il y a Guy qui s’est mis à genoux. Il y a Martine qui a lu des textes. Il y a le mail des saules. Il y a la pluie.
Il y a Jérémie qui est resté au QG pour les montages. Il y a Sandrine qui doit nous apporter les textes et la lecture des textes qui approche.
Il y a la police municipale qui met des PV. Il y a quelqu’un qui entend c’est les enfants d’immigrés qui ont le plus dégusté, et qui dit : c’est moi et j’en ai bien bavé.
Il y a le dimanche, c’est quelque chose le dimanche à Guyancourt, c’est calme à un point…
Il y a la voiture de la ferme de Bel Ebat avec laquelle on a parcouru la ville. Et notre camion de location. Il y a Laurent, qui vient nous voir souvent, tous les jours. Il y a des chiens qui marchent sur les citations. Il y a du hip hop sans casquette et sans les bonnes baskets. Il y a Martine qui a légèrement égaré les clefs et qui les a retrouvées. Ouf. Il y a voisins-le-bretonneux. Il y a la batterie, comme des rois, comme des bons vins. Il y a Hervé et Camille qui sont allés en Egypte, et Camille qui s’est blessée. Il y a les livres à écrire.

demain

Demain on s’est donné rendez vous pour manger ensemble à midi. On va répéter dans l’après midi. Si tout va bien on devrait avoir fini demain soir vers 19h sauf si comme à Reims au quartier Croix Rouge on se rend compte que ça ne fonctionne pas et qu’il faut modifier la conduite du spectacle. Ce qui veut dire modifier les films. Alors on répèterait dans la soirée. Et puis on fera un ou deux filages samedi avant la représentation de la Veillé de 18h à la ferme de Bel Ebat. Samedi on jouera à 18h et 21h. Demain on quitte la maison de quartier A. Renoir. Dès demain midi on sera à la ferme Bel Ebat.

la classe théâtre

Pendant que les troubadours sont à l’école London, Didier et Jérémie sont au lycée de Trappes, pour l’atelier théâtre. Jérémie fait les pas-de-couloir – ces portraits en pieds de lycéen qui sont ensuite diffusés à l’endroit où ils ont été pris. Didier a travaillé sur l’autobiographie. C’est la classe avec laquelle Étienne et Marie-Paule, du théâtre du Sable, travaillent. Les lycéens se sont prêtés au jeu avec beaucoup d’intelligence et de vivacité, avant de reprendre leur répétition de Roméo et Juliette.

Sonia Delaunay

A l’école Sonia Delaunay, Iffra, Hervé, Bérénice et Camille ont dansé, puis ont improvisé des petits ateliers aux quatre coins de la cour. Des ateliers dansants. Les enfants passaient d’un endroit à un autre. Les danseurs inventaient au fur et à mesure.
Bérénice a porté un enfant, alors forcément, ils ont tous voulus être portés, les uns après les autres. Puis elle a fait de la capoera. A la fin des vingt cinq minutes de récré, Bérénice était fatiguée.
Camille venait juste d’arriver. Elle s’est levée à cinq heures, ce matin, à Lille, pour être là, à la récré. Elle est arrivée direct dans le feu de l’action. Pas le temps de réfléchir.
Les enfants ont posé des montagnes de questions :
Vous êtes là cet après midi ?
Non…
Oh ! les boules !